Cantonale Vichy Sud

21-28 mars 2004

 

Intégralité de la rubrique
placée en page d’accueil du site
du 1er janvier au 31 mars 2004

 

 

Historique
du canton

Modalités d’élection

Candidats Présentation

Programme Carteret

Interview Carteret

Échos de campagne

Résultats
21-28 mars

 

 

Le département de l’Allier couvre 7.340 km² de superficie et une population de 344.721 habitants répartis en 320 communes (de 41.362 habitants à Montluçon à 46 âmes à Veauce). Son budget de 317 millions d’euros (pour 2004, avec un effectif de 1.200 personnes) est géré par un Conseil général de 35 membres (dont dix vice-présidents) élus aux « cantonales ». Une brochure de 2003 du Conseil général de l’Allier rappelle justement que : « Le conseiller général défend l’intérêt du canton, tout en étant garant de l’intérêt général du département. »

 

 

Historique du canton Vichy Sud

 

Le canton est une subdivision du département dont la création remonte à 1790 (loi du 22 décembre 1789), à la fin des six premiers mois de la Révolution. Il s’insère aujourd’hui dans le cadre de l’arrondissement, territoire de déconcentration administrative géré par un sous-préfet. Ainsi, le département de l’Allier comporte trois arrondissements : Moulins (avec la préfecture), Montluçon et Vichy. L’arrondissement de Vichy, administré par le sous-préfet René Fertier depuis septembre 1997, est divisé en douze cantons.

 

Le canton de Vichy n’a été créé qu’en 1892. Jusqu’à cette date, la ville de Vichy faisait partie du canton de Cusset (rappelons que la population de Vichy n’a égalée celle de Cusset qu’en 1876, avec 6.428 habitants). Le premier conseiller général du canton de Vichy fut Georges Durin (1843-1933). Maire de Vichy depuis près de treize ans (élu le 22 juin 1879 à l’âge de 35 ans, le plus jeune maire élu à Vichy), il démissionne de son poste le 15 mai 1892 pour se présenter le 31 juillet à cette « première cantonale » face à Louis Lasteyras (futur autre grand maire de Vichy). Élu en 1892, Georges Durin ne se représenta pas en 1998.

 

Dans le passé, le nombre de personnalités, élues conseillers généraux de Vichy, a été réduit du fait des multiples réélections des titulaires : Eugène Baratier (oncle maternel de Valery Larbaud) de 1910 à 1928, le maire de Vichy PV Léger de 1928 à 1949, l’ancien député Lucien Lamoureux de 1950 à 1961, le maire de Vichy Pierre Coulon de juin 1961 à son décès le 6 août 1967, et enfin Georges Frélastre en poste depuis sa première élection le dimanche 24 septembre 1967 (au premier tour avec 69,23 % des suffrages exprimés), face à Mme le docteur Janine Neboit-Mombet, Parti Communiste. C’était la seule autre candidate : il y a neuf candidats aujourd’hui, en mars 2004, sur ce canton de Vichy Sud !

 

Georges Frélastre va achever fin mars 2003 un mandat continu de 36 ans et demi.

Né le 11 avril 1924, diplômé de Sciences-Po Paris, il a d’abord dirigé, avec sa sœur Hélène, la source Coursolle de Cusset. En 1960, il est nommé professeur d’économie à l’Université de Clermont, se spécialisant en économie rurale et effectuant, à ce titre, de nombreuses missions dans le monde entier. Entré en politique à Cusset en 1954 comme maire-adjoint d’André Rabineau, il est élu conseiller municipal de Vichy en 1959 sur la liste de Pierre Coulon. Le 1er octobre 1967, il le remplace comme conseiller général de Vichy (il n’y a encore qu’un seul canton). Il est brillamment réélu à cinq reprises conseiller général: de Vichy-Sud : 1973 (création du canton supplémentaire de Vichy Nord), 1979, 1985, 1992 et enfin 1998. Au premier tour, le 15 mars 1998, où l’on note 47 % d’abstentions et de bulletins nuls, les 2/3 des suffrages exprimés se portent sur les candidats de droite. Le 22 mars 1998, au second tour, Georges Frélastre l’emporte, avec 57,36 % des voix, sur le jeune socialiste (alors 36 ans) André Leca qui n’avait devancé le candidat Front national alors uni (Jacques Mayadoux) que de deux voix (786 à 784) au premier tour :

 

1998 (1er tour : 15 mars)

Voix

%

2e tour : 22 mars

Georges Frélastre élu

1 181

26,23 %

2 131

57,36 %

André Leca (PS)

786

17,46 %

1584

42,64 %

Jacques Mayadoux (FN)

784

17,41 %

 

 

Michel Marien (PRG)

654

14,53 %

 

 

Michelle London (DVD)

550

12,22 %

 

 

Thierry Wirth (DVD)

327

7,26 %

 

 

Alexandre Bénazdia (SE)

220

4,89 %

 

 

EXPRIMÉS

4 502 (8 527 inscrits)

3 715

44 %
des inscrits

 

Georges Frélastre (« Jojo » pour les intimes) est auteur de multiples livres à succès : Les Complexes de Vichy (1975), Le Chien vert de Paris (1989), Hommes et femmes célèbres de l’Allier (1995), Horizons variés d’un Sourcier de Vichy (2000) et Un Vichyssois sous Vichy (édité fin 2002, prix Ciela). De 1989 à 1995, il est adjoint à la culture du maire de Vichy Claude Malhuret, dont il reste conseiller municipal de 1995 à mars 2001. Il contribue fortement à la conception et à la réalisation du Pôle universitaire Lardy, ouvert en septembre 2001. Éminemment sympathique, ce passionné de sports (rugby, tennis et basket) et orateur de grand talent laissera une forte empreinte dans la ville.

 

Georges Frélastre a décidé de ne pas se représenter en mars 2004 sur le canton de « Vichy Sud ». En effet, depuis 1973, Vichy a obtenu la création d’un second poste de conseiller général. La ville de Vichy a été coupée en deux cantons. Georges Frélastre, dernier titulaire du canton unique (de Durin à Coulon), reçoit le secteur dit « Sud ». Ce secteur, purement vichyssois aujourd’hui (jusqu’en 1985, Vichy Sud comprenait les communes d’Abrest, de Saint-Yorre et du Vernet), se trouve, pour schématiser, au sud du tracé « Boulevard Denière-rue d’Alsace (jusqu’au marché couvert)-rue de Paris-rue Lucas-rue du Parc-boulevard de Russie-Parc d’Allier », en direction de Thiers. Le nouveau canton de Vichy Nord revient, à sa première « cantonale » du 30 septembre 1973, à Jacques Lacarin, maire de Vichy depuis le 15 septembre 1967. Le docteur Lacarin restera conseiller général de Vichy Nord jusqu’à l’élection, le 27 mars 1994, de Gabriel Maquin. Premier adjoint de Claude Malhuret depuis 1989, Gabriel Maquin est réélu le 18 mars 2001 avec 61 % des voix, face à Marie-Thérèse Vassilieff.

 

 

 

Modalités de l’élection cantonale

 

Le canton sert de circonscription pour l’élection au Conseil général, organe législatif du département (l’exécutif étant assuré depuis 1982 par le président du Conseil général, et non par le préfet). Les conseillers généraux sont élus depuis 1871 pour six ans (même durée que pour les conseils municipaux et régionaux). Mais, le renouvellement est triennal : portant sur la moitié des sièges (« la série ») tous les trois ans. C’est-à-dire que des « cantonales » ont lieu tous les trois ans et sont susceptibles de modifier, à cette occasion, la majorité départementale sortante. Le mode de scrutin (majoritaire uninominal à deux tours) et la durée du mandat (six ans) n’ont pas variés depuis 133 ans (stabilité unique dans les institutions françaises), depuis la loi du 10 août 1871 qui a fait du département une « collectivité territoriale à part entière » (toutefois présidée par le préfet jusqu’à la loi Defferre du 2 mars 1982). Deux mille cantons avaient été renouvelés en mars 2001 en même temps que les mairies. Cette fois, les deux mille autres cantons de France seront renouvelés en même temps que les régions. Ce seront les 15es élections cantonales sous la Ve République.

 

Le 21 et 28 mars 2004, seuls 18 conseillers généraux sur les 35 de l’Allier sont renouvelés, soumis à élection : sept sur l’arrondissement de Moulins, six sur l’arrondissement de Vichy (trois sortants de droite et trois sortants de droite) et cinq sur l’arrondissement de Montluçon. Vichy Sud (détenu depuis 1967 par Georges Frélastre qui ne se représente pas) fait partie des cantons renouvelés, contrairement à celui de Vichy Nord (détenu par Gabriel Maquin, réélu en 2001 et renouvelé seulement en 2007). Les cinq autres cantons renouvelés sur l’arrondissement de Vichy sont ceux de Cusset Nord (René Bardet, également président de la Communauté d’agglomération Vichy Val d’Allier), Cusset Sud (Gérard Charasse, également député), Escurolles (Jean-Jacques Rozier), Jaligny (Marcel Achard) et Le Mayet-de-Montagne (l’industriel François Lacoste, PDG de NSE Nizerolles Service électronique). Trois conseillers généraux sortants ne se représentaient pas en mars 2004 : Georges Frélastre (élu depuis 1967) à Vichy Sud, François Lacoste (élu depuis 1985) au Mayet-de-Montagne, et Marcel Achard (élu depuis 1989) à Jaligny.

 

Pour être candidat sur un canton, quel qu’il soit, il suffit d’avoir 18 ans révolus, d’avoir « une attache » et d’être inscrit sur un liste électorale dans le département. Il n’est donc fait aucune obligation de résider dans une ville du canton où l’on est candidat. Le dépôt de candidature devait intervenir entre le jeudi 26 février 2004 (9 heures) et le jeudi 4 mars 2004 (midi) à la préfecture de Moulins (Bureau des élections : Chantal Pouzeratte - Tél. 04 70 48 33 02). À la clôture du dépôt officiel des candidatures, le 4 mars 2004 en préfecture, 114 candidats (dont 25 femmes = 22 %) avaient été enregistrés pour 18 cantons renouvelables dans l’Allier. Le canton de Vichy Sud, avec neuf candidats déclarés, est donc supérieur de moitié à la moyenne de 6,3 candidats par canton. La préfecture confirme la candidature par un récépissé définitif, après vérification des conditions d’éligibilité et de non-candidature sur un autre canton (les candidatures multiples étant interdites). Les professions de foi (baptisées « circulaires » dans le jargon réglementaire) et bulletins de vote, adressés aux électeurs avant le premier tour, sont à la charge du candidat. Il ne sera remboursé de certains de ses « frais de campagne » (certifié par un « mandataire financier ») que s’il recueille au moins 5 % des suffrages exprimés, soit 230 voix environ à Vichy Sud, compte tenu de l’abstention probable de près de la moitié des inscrits.

 

L’élection a lieu au scrutin majoritaire à deux tours. Pour être élu dès le premier tour, le dimanche 21 mars 2004, il faut remplir simultanément deux conditions : recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés (au moins la moitié des voix) et obtenir un minimum de voix correspond au quart des électeurs inscrits. Si aucun candidat n’y parvient, il y a « ballottage ».

 

Un second tour est organisé dès le dimanche suivant, le 28 mars 2004. Pour être admis à participer à ce second tour décisif, le candidat doit avoir obtenu au premier tour un nombre de suffrages au moins égal à 10 % des électeurs inscrits. Une nouvelle déclaration de candidature est impérative en préfecture (avant le mardi 23 mars à 16 heures). Tout candidat ayant atteint ce seuil peut préférer renoncer, se désister pour un candidat de même tendance politique estimé mieux placé pour l’emporter. Si, du fait du nombre élevé de candidats et de la dispersion des voix, la barre de 10 % n’est pas atteinte par aucun candidat ou que par un seul candidat, les deux postulants arrivés en tête au premier tour seront les seuls à pouvoir rester en lice pour le second tour. L’élection au second tour est acquise à la majorité relative, comme pour les présidentielles et les législatives. Le candidat ayant recueilli le plus grand nombre de voix (ne serait-ce qu’un seule voix de plus que son concurrent) est déclaré élu conseiller général du canton et membre du Conseil général pour six ans. Le mandat de conseiller général peut se cumuler avec n’importe quel autre mandat électif.

 

Pour conclure sur les règles électorales des cantonales, signalons des modalités anormales, coûteuses et inégalitaires :

§         Il est illogique qu’on puisse se présenter dans un canton où l’on a pas sa résidence principale. C’est du reste le cas des quatre candidats dits « de droite » à Vichy Sud. Alain Carteret habite à Creuzier-le-Vieux, Louis de Condé à Charmeil, et les deux docteurs Corne et Gay de beaux immeubles sur le lac d’Allier situés sur le canton de Vichy Nord. Il y a la même anomalie pour les régionales où un habitant de l’Allier (par exemple Cérilly, au Nord) peut se présenter sur la section départementale du Cantal ou de la Haute-Loire !

§         D’autre part, il y a des mesures inutilement coûteuses, comme le fait de joindre un exemplaire de bulletin de vote avec les envois de profession de foi au domicile de tous les électeurs avant les tours.

§         Ensuite, il y a des pratiques introduisant des inégalités, comme l’ordre attribué aux candidats (pour les panneaux d’affichage et les envois de profession de foi) en fonction de leur arrivée devant le bureau du dépôt de candidatures. Il est honteux que la démocratie soit laissée au hasard du temps météorologique, de l’éloignement, de la puissance du véhicule ou d’une nuit d’hôtel passée sur place ! Il devrait évidemment y avoir un tirage au sort intégral après clôture officiel des candidatures, avec ordre inversé pour les envois de profession de foi et les panneaux d’affichage.

§         Le déroulement de la campagne est insuffisamment cadré pour assurer une stricte égalité entre les candidats, quels que soient leurs poids ou leurs chances. Ainsi la presse locale est totalement libre dans ses articles et ses reportages photographiques. Or, elle a beaucoup plus d’impact que les documents officiels. Elle peut, volontairement ou non, grandement favoriser des candidats. À titre d’exemple concret, lire l’écho de campagne numéro 18 (plus bas, avant l’interview) où le quotidien La Montagne a, le jeudi 18 mars 2004, avantagé nettement certains candidats pour en défavoriser insidieusement d’autres.

§         Outre ces exemples de modifications souhaitables (que certains estiment à tort accessoires), il serait juste de réformer le mode de scrutin (inchangé depuis 1871 : 133 ans) en adoptant un « système mixte » : à la proportionnelle dans le regroupement de cantons urbains épousant les nouvelles communautés d’agglomération, et à la tête de pipe (uninominal, comme actuellement) dans las cantons ruraux, situés en campagne entre les agglomérations. Il faut adapter les représentations aux réalités humaines et économiques. Les cantons grandes communes sont artificiellement saucissonnées en cantons (Vichy et Cusset coupés en deux). Songez que les douze communes du canton de Jaligny sont écartelées entre quatre communautés d’agglomération différentes ! Un nouveau découpage en de nouvelles circonscriptions adaptées à la démographie et à l’aménagement du territoire répondrait de plus à la Constitution de 1958 qui déclare, à son article 3, que « Le suffrage universel est toujours égal ». Or ce principe n’est loin d’être respecté : le nombre d’électeurs par canton est tout à fait inégal. Ainsi le canton d’Escurolles comprend 19.267 habitants au dernier recensement de 1999, soit 5.764 de plus que celui de Vichy Sud avec ses 13.503 habitants !

§         Enfin, l’efficacité de gestion commanderait de supprimer le renouvellement triennal (la moitié des cantons est renouvelée tous les trois ans). C’est une source de changement de majorité cassant une politique menée. Grouper ces élections serait un moyen de redonner un véritable intérêt public et une signification politique aux cantonales. La durée du mandat devrait être réduite à cinq ans : une durée à rendre identique pour tous les représentants publics (mairie, département, région, Assemblée, Sénat, président de la République). Et il faudrait peut-être commencer à rebaptiser plus clairement le Conseil général du nom de « Conseil départemental » (et le conseiller général : « conseiller départemental »), beaucoup de personnes croyant que le Conseil général est au dessus du conseil régional ! Comment se fait-il qu’aucun de nos 898 parlementaires (un tiers de plus que pour tous les Etats-Unis d’Amérique : et le Sénat vient de voter l’ajout de 25 sénateurs supplémentaires) n’ait jamais songé à proposer ces réformes évidentes des règles électorales pour les cantonales ? Bref, les modalités des élections cantonales, c’est n’importe quoi. Et personne en France (à part votre serviteur) pour soulever la question et proposer des solutions justes et démocratiques.

 

 

 

Neuf Candidats sur Vichy Sud

(ordre alphabétique)

 

Alain Carteret

Libre
pour Vichy


Vichyssois de toujours

Né le 23 juin 1946 à Vichy.

Fils du Dr Alexis Carteret (chirurgien - Clinique Jeanne d’Arc, décédé en 1975)
et de Ginette Huguet (famille Gacon du Donjon, et Nigay de Cusset)

Ancien élève de Saint-Dominique Vichy et du collège de Cusset

Résidant depuis toujours dans l’agglomération de Vichy.

Marié à Michèle, née Fourniol (hôtel des Lilas et villa Marie-Louise),
agrégée de Lettres
professeur de français au Collège Jules-Ferry (1970-2001)

Trois enfants : Nathalie (1969), Florence (1973) et Marion (1980).

 

Juridique et politique

Maîtrise de droit à Faculté de Clermont-Ferrand en 1969.

Sciences-Po Paris (IEP, rue St-Guillaume) en 1971.

 

Suppléant de Georges Frélastre aux législatives du 5 juin 1988.

Juge patronal au Conseil de Prud’hommes de Vichy en 2001 et 2002.

 

Entreprises

-     Chargé de mission Formation à l’Université de Clermont (1973-1976)
(universitaire responsable : Max Dany, directeur du Cavilam Vichy)

-     Cadre d’entreprises privées : dont Manurhin Cusset de 1976 à 1984
Département Machines alimentaires et charcuterie, aux Graves.
(directeurs des sites Cusset-Montpertuis : Daniel Chovet et Henri Tron)

-     Auteur de La Grande entreprise au combat en juin 1984 (non publié)

-     Chef d’entreprise : gérant de Forces informatiques Vichy (1992-2001).

et formateur sur logiciels de bureautique :

Windows, Macintosh, Outlook et internet (messagerie et sites web)
Word, Excel, Powerpoint, Access (les 4 grands classiques Microsoft)
Works, Clarisworks, Wordperfect, Publisher, Project, Ragtime et Visio.

 

Économie & Société

Marketing : agence RSCG Jacques Séguéla de Clermont (1984-1985).

Communication : président commission publicité de Roux SA (1985-1989)

Directeur régional de Centre Intérim Montluçon (1989-1992), devenu Creyf’’s.

Pratique de la gestion administrative, financière et informatique.

 

Présidents des DCF (Dirigeants commerciaux de France) en 1990 et 1991

Ouvert sur tous les milieux de la ville et de la société.

 

Sports

Champion d’académie de basket (Sacré-Cœur Moulins et Saint-Do Vichy)

Ancien joueur de la JAV (Djordje Andrijasevic, entraîneur)

 

Ancien joueur du RCV rugby (années 1960 avec Zézé Dufau)

(premier match en équipe première : contre l’ASM, en mai 1963, à 16 ans)

 

Pré-sélectionné (février 1965) en équipe de France scolaire de rugby

Champion d’académie de rugby en 1965 (avec le Collège de Cusset)

 

1/16e de finale du championnat de France : 9 avril 1967 (Agen 6 - RCV 3)
à Graulhet (Agen était champion de France en titre depuis deux ans). Équipes :

RCV : Thomas, Louessard, Barriquand - Michel, Horville - Coutière, Carteret, Payeras - Mocelin, Jimenez - Lénient, Cuffy, Sabathié, Michaudel - Guillaumin.

SU Agen : Lagiewski, Malbet, Viotto - Fort, Lasserre - Sitjar, Zani, Pardies – Garcia (remplaçant le demi de mêlée capitaine Pierrot Lacroix, blessé), Dehez (ouvreur et buteur) - Razat, Gruppi, Sabatte, Fausto - Péchambert.

 

Recordman des matches vus à la JAV (depuis 1957) et au RCV.

Classé au tennis (ex-15/4) - Épouse : championne d’Auvergne de tennis

 

Culture

§         Auteur de trois ouvrages non publiés (volontairement) :

-          Essai sur le management des grandes entreprises (1984)

-          Dictionnaire des synonymes pour hommes d’affaires,
publicitaires et journalistes (1992)

-          Roman provincial (2002)

§         Auteur en 2001 de Vichy Deux millénaires (2 tomes à l’origine),
à la fois Quid et Who’s who sur Vichy : 600 exemplaires achetés.
Retirage (épuisé) d’octobre 2003 : actualisé au 30 septembre 2003.

§         Auteur fin 2003 de Napoléon III bienfaiteur, de Vichy et de la France
(éditions de la Montmarie - 63880 Olliergues)

§         Amateur d’arts : théâtre, musique, peinture et sculpture.

§         Adepte d’une culture « joyeuse » et accessible à tous.

§         Acteur de cinéma ?  Rôle de figuration dans Pétain en 1992 et Bon voyage avec Adjani-Depardieu (septembre 2002 à l’Aletti palace).

 

Françoise Collinet
(Lutte Ouvrière)

Candidate Lutte Ouvrière, le parti d’Arlette Laguillier qui défend ardemment « les travailleuses et les travailleurs » depuis trente ans, cumulant le total de cinq participations aux élections présidentielles depuis 1974 !

 

Louis de Condé
(Front National)

Depuis septembre 1979, Louis de Condé, né le 1er janvier 1939, tient, avec son épouse Monica, la Librairie de la Tour (livres anciens), 16 rue de la Source de l’Hôpital à Vichy. Il est membre du Front national depuis 1982. En 2000, il devient secrétaire départemental du parti de Jean-Marie Le Pen, après la scission avec les Mégretistes (son ancien leader local, Jacques Mayadoux, rejoignant, de son côté, le MNR de Bruno Mégret).

Louis de Condé a déjà été deux fois candidat infructueux sur Vichy : le 11 mars 2001 aux cantonales de Vichy Nord où il obtient 5,70 % des voix (Gabriel Maquin réélu au second tour), et le 9 juin 2002 aux législatives où il obtient 9,40 % des voix au premier tour (Gérard Charasse réélu au second tour). À Vichy Sud, il représentera donc pour la troisième fois le Front national.

Parallèlement, Louis de Condé est aussi « tête de liste » du Front national aux régionales. À ce titre, il est interviewé sept minutes par Jean-Paul Vincent, sur FR3 Auvergne le mardi soir 24 février. Il est également en photo dans l’Express de la première semaine de mars où huit pages sont consacrées aux régionales en Auvergne. Un encadré, page 5, de l’article intitulé « Pourquoi Giscard peut perdre », n’hésite pas à rappeler sa participation à l’attentat du Petit Clamart contre le général de Gaulle, le 22 août 1962.

Carla, la jeune (33 ans) professeur d’histoire-géographie et fille de Louis de Condé, est pour sa part candidate sur le canton d’Escurolles (de Bellerive, pour parler clair).

 

Christian Corne
(UMP-URB)

Né en 1946, le Dr Christian Corne est conseiller municipal de Vichy depuis vingt-et-un ans : il est élu la première fois le 6 mars 1983, dans la dernière municipalité du Dr Jacques Lacarin.

Soutenant Claude Malhuret dès sa première élection le 19 mars 1989, reniant au passage son collègue le docteur Lacarin qui l’avait introduit en politique, il est adjoint au thermalisme à la mairie de Vichy, poste qui lui a été renouvelé en 1995 et 2001. Longtemps responsable local du RPR, il s’était présenté aux sénatoriales du 24 septembre 1989, en dissident aux candidatures URB de Jean Cluzel (UDF) et de Bernard Barraux (André Rabineau ne se représentant pas) qui furent élus sans le moindre problème.

Outre son métier (en principe très prenant) et son mandat d’adjoint à la mairie de Vichy, le docteur Corne est encore président de Thermauvergne, organisme chargé de promouvoir les onze stations thermales d’Auvergne (plus Évaux-les-Bains en Creuse), et de la FTCF (Fédération thermale et climatique française). On a pu ainsi le voir, à ce double titre, très souriant, dans un reportage de FR3-Auvergne, dimanche soir 8 février, à propos du salon des Thermalies à Paris. Il préside enfin depuis quinze ans le conseil d’administration l’école de kinés de Vichy (IFMK).

 

Jean-Claude Gay
(Radical valoisien)

Jean-Claude Gay, né à Clermont en 1943, est médecin gynécologue au Centre hospitalier de Vichy (service de Maternité-gynécologie-obstétrique) depuis vingt-sept ans. Il figurait, en 35e et dernière position, sur la liste de l’avocat Gilbert Collard aux municipales de mars 2001. Jean-Claude Gay représentera, à cette élection cantonale, le parti radical (dit « valoisien ») qui avait disposé localement dans le passé d’hommes politiques réputés comme Lucien Lamoureux et Gabriel Péronnet.

L’ancien doyen de la faculté de Droit de Lyon, Jean-Luc Albert, président des Valoisiens de la région Auvergne, a cru jusqu’en novembre 2003 que Gérard Dériot et Claude Malhuret accepteraient de faire de Jean-Claude Gay le candidat unique représentant l’URB-UMP ! La maire de Vichy a préféré retenir la candidature de son fidèle adjoint Christian Corne. Jean-Claude Gay a réfuté ce choix personnel, d’entrée de campagne (La Montagne du 19 janvier), en faisant valoir que la municipalité de Vichy était déjà suffisamment bien représentée au Conseil général : par Gabriel Maquin, premier adjoint (conseiller général de Vichy Nord depuis dix ans).

 

André Leca
(PS)

Éditeur de profession, le socialiste André Leca (41 ans) est membre du Conseil municipal de Vichy depuis 1995. Il a été réélu le 18 mars 2001 sur la liste « gauche plurielle » de Gérard Charasse. Il a été candidat sans succès aux cantonales de Vichy Nord en mars 1994 (au poste laissé vacant par le Dr Lacarin et emporté par Gabriel Maquin) et de Vichy Sud en mars 1998 (battu au second tour par Georges Frélastre, réélu avec 57,36 % des voix).

Très agréable et ouvert, il crée en septembre 1997 le « Café Larbaud » (3, rue Nicolas-Larbaud) qui a reçu 10.000 visiteurs en cinq ans. Il anime personnellement ces rencontres conviviales (une centaine par an) qui consistent en des exposés-débats, en fin de semaine, sur des sujets littéraires et philosophiques.

 

Michel Marien
(PRG)

Né en 1948, Michel Marien est le suppléant de Gérard Charasse, élu député de la 4e circonscription de l’Allier (arrondissement de Vichy) le 1er juin 1997 et réélu le 16 juin 2002. Professeur au collège Jules-Ferry de Vichy de 1982 à 1993, il a dirigé trois ans (1996-1999) le collège de Jaligny, avant d’être nommé en 1999 principal du collège des Célestins de Vichy.

Michel Marien avait déjà été candidat malheureux aux cantonales de 1992 (Majorité présidentielle Mitterrand : 15,08 % des voix au premier et unique tour où Georges Frélastre est élu avec 51,81 % des voix) et de 1998 (le poulain PRG de Charasse obtient 14,53 % des voix). Huitième de la liste Gauche plurielle aux municipales de mars 2001, Michel Marien a remplacé Gérard Charasse (atteint par le cumul des mandats) au Conseil municipal de Vichy en septembre 2001. Il a le mérite d’être extrêmement présent, à titre personnel ou en représentation du député, à toutes les manifestations organisées à Vichy.

 

Daniel Rondepierre
(Les Verts)

La candidature écologique de Daniel Rondepierre, est la dernière candidature dévoilée, le 9 février 2004. Ancien professeur de dessin (arts plastiques) au collège Jules-Ferry de Vichy, Daniel Rondepierre (60 ans) est, depuis deux ans, retraité de l’Éducation nationale.

Il s’était présenté une première fois aux cantonales le 20 mars 1994 sur le canton de Vichy Nord. Il obtient 5,63 % des voix. Gabriel Maquin est élu au second tour en remplacement de Jacques Lacarin qui ne se représentait pas. Daniel Rondepierre est à nouveau candidat aux cantonales de Vichy Nord le 11 mars 2001 : son score encourageant de 10, 49 % ne l’empêche pas d’être éliminé. Par contre, le même jour, aux municipales de Vichy, sa liste « Vichy autrement, Verts et ouverts » n’obtient que 5,20 % (exactement la moitié) et ne lui permet donc pas d’être présent au second tour et de siéger conseiller municipal.

 

Daniel Taillandier
(PC)

Employé dans la métallurgie, puis intermittent du spectacle (batteur dans un orchestre), maintenant à la retraite, Daniel Taillandier est âgé de 60 ans.

Ce syndicaliste CGT déclinera, sans surprise, les thèmes nationaux du PC pour le maintien des avantages acquis et des emplois menacés par les licenciements et les délocalisations (résultant de politiques fiscales de gauche  réduisant sans cesse la compétitivité et la rentabilité de l’économie française).

 

 

Des candidats à la candidature, comme Michelle London et Thierry Wirth (divers droite, candidats en 1998), Jean-Marc Carcassin et Brice Soccol (UDF), Élie Chekroun et Jean-François Bardot (UMP), ont finalement renoncé à se présenter.

 

Le maire de Vichy, Claude Malhuret, a jugé plus prudent de devenir conseiller régional (dans un fauteuil, en tant que tête de liste de l’Allier) que d’affronter la moitié des électeurs de Vichy sur le canton de Vichy Sud ou Gérard Charasse (qui l’a battu deux fois aux législatives) sur le canton de Cusset Sud.

 

 

 

Programme d’Alain Carteret

VENDRE VICHY

- en France et à l’étranger-

 

La rubrique OPINIONS de ce site,
cliquer sur Opinions en bas de la barre de navigation, à gauche de l’écran,

fournit et détaille 200 observations et suggestions d’Alain Carteret
(rédigées dans l’ordre chronologique, de 1999 à ce jour)

 

Les éléments ci-dessous ne sont qu’un résumé de l’essentiel

 

 

I.  Promouvoir Vichy

L’emploi : objectif numéro 1

Préserver et développer l’emploi

(faire rester les jeunes sur place)

 

1.       Soutenir les entreprises locales :

§         Maintien des emplois à Manurhin, Sediver, Polyflex et… dans les autres usines menacées ;

§         Allégement de la fiscalité locale ;

§         Attribution prioritaire des marchés publics, à quasi-égalité de devis.

2.       Faciliter l’implantation de sociétés nouvelles : artisanat et commerces, zones d’activités.

3.       Multiplier l’offre économique : culture, sports et loisirs.

 

Des exemples d’actions

§       Une forte implication personnelle à promouvoir Vichy : conférences, foires et salons, etc.
auprès des habitants, associations, collectivités de Vichy (promotion interne),
des instances départementales et régionales (que diable : il n’y a pas que Clermont en Auvergne !),
en France et à l’étranger (promotion à l’extérieur de la région).

Aucun autre candidat ne s’offre d’agir ainsi en « ambassadeur de Vichy et de l’Allier »,
en « missus dominicus » permanent, en dehors des quelques actes de présence aux assemblées.
(missus dominicus fait référence aux « missi dominici », envoyés par Charlemagne en province)
Les autres candidats ont des professions à exercer et, plusieurs, des mandats politiques en sus.

Une des failles de Vichy est que la ville ne sait « pas vendre ses charmes ».
Un travail de commercial-terrain par une personne maîtrisant tous les atouts de la ville
est plus qu’indispensable : aux électeurs de saisir cette offre motivée et spontanée…

§       La réalisation du raccordement de Vichy, par doubles voies rapides, avec les deux autoroutes à
Gannat (A 71 Clermont-Paris) et à Thiers (A 72 Clermont-Lyon), et avec la RCEA à Toulon/Allier
(par la RN 209 Varennes RN7, ou la D6 Saint-Pourçain RN9).
On tourne en rond depuis vingt ans sur cette question.
Il serait enfin temps de passer des projets aux actes !

§       La réutilisation « productive » des honteuses friches industrielles en centre-ville :

- Anciens abattoirs près du stade municipal (avec des éléments de l’ex-source Dubois en plein air)
- Docks de Blois rue Fleury (propriété privée qui sera prochainement mise en vente judiciaire),
- Ex-usines « Riva Sport », rue de Madrid (ex-Laissu) et route d’Abrest (à vendre),
- Ex-usine Oyhénart à Cusset, etc.

Le site de l’embouteillage est le seul que la Communauté d’agglomération envisage de réhabiliter.

Des immeubles, remplaçant l’ex-pastillerie Vichy-Central, au 29 de la rue Givois,
et l’ex-usine Fructines Vichy du boulevard de la Salle, sont presque achevés.

§       Un vrai musée de Vichy : de l’Antiquité (Jules César) à aujourd’hui (Claude Malhuret)
incluant la douloureuse période 1940-1944 (qui peut être traitée objectivement)
et faisant état des innombrables richesses de la ville : culture, sports et entreprises.
Il réserverait donc des salles au gouvernement de l’État français, sans être uniquement
un « musée Pétain » (ou anti-Pétain), sujet à d’éternelles controverses.

Ce musée historique vise aussi à préserver un patrimoine éparpillé qui disparaît
(vols et détériorations), à le mettre en valeur, mais encore et surtout
à augmenter économiquement la « fréquentation touristique » de Vichy.

Comme le disait justement le Dr Jacques Lacarin le 8 juillet 1984 :
« Une ville se doit de faire référence à son passé si elle veut assurer son avenir. »

Le rapport du 12 décembre 2002 du projet d’agglomération de Vichy ne consacre que sept lignes
(page 33) sur 105 pages au « tourisme culturel » : pas le moindre projet n’est évoqué.
Le texte se borne à rappeler l’existence de l’Opéra de Vichy et de 60 monuments historiques !

La politique culturelle de Vichy est axée à tort (pub et moyens) sur un « mauvais cheval » :
Valery Larbaud, inconnu du grand public, réservé aux spécialistes pointus de littérature,
qui ne pourra jamais soulever l’enthousiasme ni engendrer un quelconque « tourisme culturel ».

Voir ci-après les textes complets des suggestions extraites des deux livres d’Alain Carteret.

§       La mise en place d’un « Centre d’études sur Napoléon III » (un Cenat), dans la mesure où
Vichy reste la « ville la plus typique du Second Empire » et où l’empereur est à l’origine
de l’architecture et de la vogue de la station. Ceci implique en préalable :

-        un « Fonds Napoléon III » (livres et documents) auprès de la médiathèque

-        la récupération des riches archives (inexploitées) détenues par la Cie fermière,

-        l’écoute des suggestions concrètes des Amis de Napoléon III de Vichy

§       La rénovation des sites historiques de Vichy : Chastel Franc qui appartient à la mairie
et maison Albert Londres après rachat (ce n’est pas à une association de quartier de financer
cette villa de naissance du grand reporter vichyssois : elle appartient encore à un propriétaire privé).

§       Une école de journalisme « Albert-Londres », en liaison avec le groupe Centre France-La Montagne,
la Communauté d’agglomération ne sachant pas comment remplir et rentabiliser le pôle Lardy.
Ce n’est pas parce que Me Gilbert Collard avait lancé le premier l’idée aux municipales de 2001
qu’elle était mauvaise !

§       Un « Monsieur Patrimoine », chargé de conserver et de mettre en valeur les richesses de Vichy
(si les Vichyssois savaient tout ce qui disparaît, depuis longtemps… et encore aujourd’hui !)

§       La restauration du kiosque à musique du parc des Bourins (au quartier de France).
Cet ancien kiosque de La Restauration, déplacé vers 1929, est en complet délabrement.
La mairie attend, paraît-il, qu’une entreprise privée artisanale le réhabilite, à titre de mécénat…
Si cet espoir, annoncé en période électorale, n’est pas déçu : c’est le monde à l’envers !
La collectivité se décharge sur le privé de la création de musées (de l’Opéra et des Arts d’Asie)
et de l’entretien du patrimoine culturel !

§       L’aménagement culturel ou sportif du théâtre en plein air (ex-MJC) du COS, en complet abandon.
Les projets de transformation ne peuvent manquer (salle de musculation, petite piscine, etc.)
en concertation avec les responsables et usagers du Centre omnisports qui connaissent les besoins.

§       L’aide à la création d’un « Centre thermoludique » privé (piscine et jeux aquatiques, en libre-service)
produit touristique devant compléter le « thermalisme de bien-être » (cures traditionnelles).

Ce concept d’aquathérapie de loisirs a déjà été initié à Saint-Nectaire en juin 2002.
Deux autres projets sont en cours en Auvergne : à Chaudes-Aigues et à Royat (ouverture en 2006).

§       La multiplication des manifestations (le salut de Vichy ne peut plus provenir d’une seule réussite),
comme l’excellente idée d’un « Salon de l’eau » qui, chaque année regrouperait des stands
d’équipements nautiques (navigation de plaisance) et sportifs, de producteurs d’eaux minérales,
de villes d’eaux, d’organismes d’aménagement de rivières, d’éditeurs de poésie, etc.
Vichy associera ainsi son nom à l’eau : pour ses cures, ses boissons, ses activités au plan d’eau.

§       La création d’un festival thématique (ou plusieurs) à audience nationale.
Toutes les villes dynamiques, même petites, ont su ainsi accroître leur renommée
en trouvant et en exploitant un créneau original (comme le Théâtre de rue à Aurillac,
Musique à la Chaise-Dieu, Folklore à Gannat, Court métrage à Clermont, etc.)
et attirer les spécialistes et passionnés de toute la France.

Vichy dispose d’un des plus beaux cadres de France pour accueillir des festivals.
Des festivals au printemps et à l’automne complèteraient la saison d’été.

Les thèmes inexploités pour des festivals sont encore légion :

- festival d’opérettes : dans la pure tradition musicale de Vichy,
- festival de cinéma : sur un genre, sur un acteur apprécié ou sur une époque,
- festival de poésie, etc.

Les prises d’initiatives ne manqueraient pas si elles étaient certaines d’être épaulées
par une mairie, une communauté d’agglomération et un département prêts aussi à s’investir.

§       La création d’un Centre de médecine sportive, qui aurait le double avantage de refléter et rappeler
la qualité médicale de nos eaux et les immenses possibilités d’accueil de stages sportifs à Vichy.
Des talents individuels existent déjà. Il reste à « se bouger » : structurer et renforcer les potentiels.

§       Une politique intelligente de stationnement à Vichy (le point noir actuel pour l’accueil des visiteurs
en centre-ville et la vitalité du commerce). La circulation est devenue un casse-tête autour de Vichy
et dans Vichy : il ne fait que s’aggraver de jour en jour, au lieu de s’améliorer pour la fréquentation.
La politique des parkings (localisation et coût prohibitif) et des sens de circulation est à repenser.
L’automobiliste, 2e vache à lait de France après les entreprises, est un « gros client » à Vichy !

§       Un « Monsieur Veille » apte à saisir toute opportunité médiatique.
Par exemple « l’effet Nolwenn » de la Star’Ac fin 2002 est resté totalement inexploité.
Second exemple : offrir un livre vendeur sur Vichy aux visiteurs prestigieux.
Autre exemple : l’Opéra de Vichy pourrait accueillir le concours télévisé de « Miss France ».
Autre exemple : donner le nom de Gérard Dufau au stade municipal (Darragon inconnu de tous).
Dernier exemple : faire créer un tube musical Vichy, comme Nougaro avait composé son Toulouse.

§       Une réduction du train de vie de la Communauté d’agglomération de Vichy (VVA) qui octroie
2.600 € par mois (17.054 F) à son président communiste et 1.076 € par mois (7.058 F)
à chacun des seize vice-présidents (selon le mensuel A La Une : n° 107 de novembre 2003).

Le « Palais de l’agglomération », à la Cité marchande, est une opération votée et lancée !

Le Conseil communautaire de Vichy comporte 72 membres : plus du double
que le Conseil général de l’Allier (seulement 35 conseillers généraux) !

 

 

II.  Vichy : cœur d’Allier

-   Vichy, seule ville renommée de l’Auvergne : axe essentiel de la communication départementale.
 Vichy (histoire et loisirs) est le meilleur support pour vendre l’ensemble de l’Allier.

-   Vichy, première agglomération de l’Allier et deuxième agglomération d’Auvergne,
doit être prioritaire dans les investissements du département :
économie, nouveau musée, congrès, festivals, culture, loisirs et sports.

-   Aide accrue de la Région aux projets de développement de Vichy, réduisant la préférence
donnée systématiquement à Clermont-Ferrand (Vulcania et Zénith-Grande Halle), avec nos impôts.

Ø           L’action sanitaire et sociale du département ne peut être évidemment que soutenue et favorisée
(logements sociaux, petite enfance, personnes âgées, handicapés, gestion du RMI, de l’APA).
Cette solidarité naturelle constitue actuellement le tiers du budget du Conseil général de l’Allier.
Le département assume parfaitement son rôle en ce domaine. Les discours volontairement
larmoyants et pleins de démagogie électorale des autres candidats à ce sujet,
en sont presque choquants.

Ø           L’action du département pour les collèges et les transports est, elle aussi, exemplaire
dans l’Allier et ne demande qu’à être encouragée et activement poursuivie
dans l’intérêt des élèves et des familles.

Ø           Les transferts de compétences de l’État aux collectivités, prévus par la nouvelle décentralisation
(loi « sur les responsabilités locales » du gouvernement Raffarin, qui serait applicable dès 2005),
devront être accompagnés des ressources financières correspondantes,
en souhaitant que l’État réduise le nombre des fonctionnaires qui s’en occupaient.
Ces transferts ne doivent en aucun cas se traduire par une augmentation de la fiscalité locale.

 

 

III.  Une France efficace

1.         Institutions réellement démocratiques : durée et cumul de mandats

  • 5 ans pour tous les mandats, renouvelables une seule fois, si moins de 70 ans
    (ces trois suggestions, proposées depuis 1999, seront un jour réalisées)
  • Réforme des élections cantonales : voir, plus haut, la fin du chapitre « Modalités »)

2.         Dépenses publiques axées prioritairement sur les fonctions régaliennes de l’État
(justice, police, défense, infrastructures et éducation).
L’État doit aussi mieux remplir son rôle d’arbitre en fixant des « règles du jeu » claires
pour un concurrence saine et égale entre :
les entreprises, les collectivités locales, les clubs sportifs.
Ainsi, la Taxe Professionnelle devrait être uniforme sur tout le territoire,
pour une parfaite égalité entre les entreprises privées.
Ainsi, les subventions locales devraient être plafonnées aux clubs professionnels.

3.         Contrôle accru des budgets publics et de l’efficacité des fonctionnaires
(en finir avec les gabegies et aligner les statuts privilégiés du public sur le privé).

4.         Fiscalité juste, saine et créatrice d’emplois (non démotivante) :
les délocalisations, comme celle annoncée à Sediver Saint-Yorre, ne font que se multiplier
en raison du différentiel de coûts, devenu insupportable à cause d’une fiscalité assassine
à l’encontre des entreprises « vaches à lait ».

5.         Une majorité de droite qui ait enfin, au pouvoir, le courage de ses prétendues convictions.
Les intentions sont bonnes ; les réalisations sont défaillantes.

 

 

IV.  Europe et monde

-          Priorité à une « Europe fiscale » harmonisée : impôts et subventions

Les différences de fiscalité faussent la concurrence entre les entreprises et les pays.
Ainsi, pour le restauration, les taux de TVA vont de 3 % au Luxembourg
à 22 % en Finlande, passant par 16 % en Allemagne et 19,6 % en France.

-          Aide directe « en nature » (travaux et biens) aux pays en voie de développement
(hors contributions
financières aux organismes internationaux).

-          Réglementation sur les flux migratoires vers la France
(protectrice, humaine, mais surtout « appliquée »)

 

 

 

Pour un « vrai » musée de Vichy

 

Dernière page (page 309)
du livre
« Vichy Deux millénaires »
(éditions de janvier et d’octobre 2003)

 

 

Antonin Mallat, le célèbre pharmacien-historien de Vichy, écrivait déjà, le 14 mars 1913, dans une lettre adressée au maire de Vichy Armand Bernard et reproduite dans son livre « Un peu de tout sur Vichy » en 1927 : « Mais, hélas, nous n’avons pas de musée ».

 

Force est de constater que, 90 ans plus tard, nous sommes pratiquement dans la même situation. Certes entre-temps, de 1937 à 1984, il y a eu le musée privé de la Compagnie fermière au Castel-Franc. Certes on peut arguer qu’il existe, depuis 1988, le Musée municipal, au Centre Culturel Valery-Larbaud. Mais il se limite à un nombre réduit de peintures, sculptures et objets antiques, mal mis en évidence. Certes il existe encore, depuis 1923, le musée du Missionnaire, mais il ne présente que des souvenirs de Chine et d’Afrique sans aucun rapport avec Vichy. Certes un musée de l’Opéra de Vichy, financé sur fonds privés, a ouvert en juillet 2002. Il est magnifique, mais ne touche qu’un thème précis du vaste patrimoine de la ville. Certes Vichy peut être considéré, à juste titre, comme un véritable musée « à ciel ouvert », par la variété de ses architectures et l’historicité de certains lieux. Mais tout cela ne fait pas un « vrai musée » : un musée qui regroupe l’essentiel des témoignages historiques de son glorieux passé et qui génère, par son intérêt, du trafic, des détours touristiques.

 

L’explication, inconsciente ou inavouée, de cet état de fait ne proviendrait-elle pas d’une persistante confusion entre un musée de la période 1940-1945, supposé raviver les plaies ou risquer d’être perçu comme pro-pétainiste, et un musée général rappelant tout ce que la ville compte de passionnément historique ?

 

Les événements et les patrimoines évoqués dans ce livre montrent combien l’histoire de Vichy est riche. Un musée bien conçu est donc susceptible d’intéresser foule de visiteurs, Vichyssois, touristes et curistes.

 

Il est donc grand temps et même urgent (compte tenu des délais de conception et de réalisation, d’au moins trois ans à partir d’une prise de décision de principe) de créer ce « vrai musée ». Son objectif doit être clairement d’économie culturelle : c’est-à-dire d’attirer et de faire rester plus longtemps des visiteurs à Vichy et dans ses environs. Sa réussite conditionnera directement l’autofinancement de son exploitation. C’est un moyen publicitaire (la ville communique peu à l’extérieur) à mettre rapidement en œuvre dans la foulée de Vulcania. Ceci implique que le futur musée remplisse deux conditions simultanées : il doit être général et attractif.

 

Il doit être général. En aucun cas un musée de Vichy ne peut se limiter à l’épisode noire de la dernière guerre mondiale. D’abord parce « Vichy capitale » n’a rien laissé de remarquable. Elle n’a même laissé que des hôtels et des installations endommagés. Ensuite et surtout parce que l’essentiel de la belle histoire de Vichy se situe avant (Napoléon III et Belle Époque) et après (réalisations actuelles depuis le plan d’eau de Pierre Coulon au Pôle universitaire Lardy). Pour intéresser le maximum de personnes, sans relancer le passé (« qui ne passe pas », selon le titre d’un livre d’Henry Rousso en 1994), le musée se doit donc d’être général. Il doit aborder, comme dans ce livre, toutes les périodes et sous tous leurs aspects : politique, culturel, sportif et économique. Sans ignorer non plus la triste période qui semble poser problème aux décideurs : on peut en parler objectivement, comme dans ce livre, par de simples rappels de faits bruts. Quand bien même, malgré le maximum de précautions prises, la manière de traiter cette période serait contestée par quelques acharnés trop passéistes ou exploiteurs politiques, il en résulterait une publicité gratuite ne pouvant que favoriser les visites !

 

Il doit être attractif. Il doit être conçu en direction du grand public et mettre en évidence toutes les personnes connues qui ont eu un lien avec la ville ou un impact sur la ville. Il faut regrouper et y exposer les pièces les plus significatives et spectaculaires : tableaux, sculptures, photographies anciennes, vestiges archéologiques, instruments de musique, livres originaux, objets-souvenirs, etc. La plupart ne font que dormir en divers recoins de la ville. Une multitude de panneaux synthétiques donneraient clairement les explications complémentaires.

Ce musée, destiné à créer un trafic supplémentaire dans la région, pourrait s’inscrire dans un édifice (sur l’ancien site de l’Emballage de la Compagnie fermière) qui fasse à lui seul parler de la ville par son originalité.

 

Cette idée de musée général et attractif concerne en fait l’ensemble de l’agglomération de Vichy. Car les retombées, en fixant les visiteurs plus longtemps sur place, devraient profiter aux communes voisines. Une salle pourrait même promouvoir les musées des environs, qu’ils soient publics ou privés (dont Glozel, bien sûr). C’est donc la nouvelle Communauté d’agglomération qui devrait faire, de ce nouveau musée, un des axes prioritaires de son action, en raison de son double impact économique et culturel. Vichy a été longtemps le première des stations thermales, pourquoi serait-elle aujourd’hui la dernière ville à posséder un « vrai musée » ?

 

 

Extraits de « Napoléon III bienfaiteur »
(paru le 15 novembre 2003)

 

 

Chapitre VII : Mort et renaissance (pages 150 et 151)

 

Nouveau musée ? Que manque-t-il aujourd’hui pour mettre encore mieux en lumière ce riche passé que peu de villes possèdent en France ? Un grand musée qui regrouperait le nombre inestimable d’objets (statues, tableaux, lettres, souvenirs) éparpillés dans divers locaux dépendant de la mairie (hôtel de ville, médiathèque et centre culturel Valery-Larbaud), dans les greniers de la Compagnie fermière et dans les villas de collectionneurs privés (Michel Laval a constitué une collection unique de « souvenirs » de Vichy ; Jacques Cousseau dispose de documents rares sur l’hôtellerie vichyssoise). Un grand musée qui embrasserait la totalité de l’histoire de la ville depuis le passage de Jules César et qui n’hésiterait pas non plus à inclure la période subie de l’État français entre 1940 et 1944. Ne serait-ce pas un bon moyen pour crever enfin l’abcès de « Vichy-capitale » ?

 

Napoléon III mériterait la meilleure place dans ce musée. Une place distincte des hôtes célèbres de la station, car il ne l’a pas seulement visitée : il l’a pratiquement créée, il l’a façonnée. Pionnier du tourisme, il lui a donné une impulsion qui s’est prolongée durant un siècle entier. Ce musée, sorte de musée du Chastel-Franc modernisé, constituerait un nouveau pôle d’économie culturelle et touristique appréciable pour la ville et un hommage pleinement mérité à Napoléon III, son bienfaiteur.

 

 

Chapitre X : Pétain (pages 216 et 217)

 

Beaucoup de Vichyssois pensent aujourd’hui que la meilleure manière d’éviter la confusion entre la ville et le régime du maréchal Pétain est d’ouvrir un musée sur la période 1940-1944.

 

Ce serait l’occasion de montrer la réalité historique et donc la distinction entre le régime qui s’est implanté à Vichy et ses habitants qui l’ont subi. Cette idée répond de plus à une forte demande touristique, les passions s’étant atténuées soixante ans après les faits. Craignant que le remède se révèle pire que le mal, la municipalité en place s’est, à ce jour, refusée à prendre l’initiative d’un tel rappel. Elle s’est limitée en ce domaine à quelques initiatives comme la création, voici une dizaine d’années, d’une visite guidée sur les sites utilisés par l’État français.

 

Alain Carteret a proposé, en 2001, une solution dans son livre « Vichy deux millénaires » : un musée moderne sur l’histoire générale de Vichy intégrant la période 1940-1944 avec l’évocation des lieux et des faits. Cette suggestion n’a pas rencontré le moindre écho.

 

 

 

Interview

 

 

Pourquoi êtes-vous candidat ?

Je suis candidat à l’élection cantonale de Vichy Sud pour promouvoir Vichy. J’ai des idées originales pour Vichy et la ferme volonté de les faire aboutir si je suis élu. Je suis disponible et je pense être aussi capable (intellectuellement parlant, et même plus au plan marketing) que les autres candidats.

 

Cette candidature répond aussi au besoin d’un minimum de représentation des petits chefs d’entreprise (j’ai été gérant-proriétaire de Forces Informatiques à Vichy pendant neuf ans) qui ont le sens du concret et le souci d’une gestion attentive. Hommes à tout faire dans leurs TPE ou PME, ils savent payer de leur personne, engageant leurs biens personnels et donnant leur temps sans limite de 35 heures. Les instances élues regorgent de fonctionnaires et de toubibs. Il est temps de donner un peu la parole aux fournisseurs d’emplois du privé et de s’appuyer sur leur expérience.

 

 

Quand et comment vous est venue cette idée ?

J’ai décidé de me porter candidat fin juin 2003, lorsque j’ai achevé la rédaction de mon livre « Napoléon III bienfaiteur ». Je me suis dit, comme l’avait fait l’Empereur, que le temps de réflexion devait être suivi d’une période d’action. Les écrits, c’est bien pour s’obliger à voir clair et se fixer une ligne de conduite raisonnée et cohérente. Mais il faut aller au delà de ce plaisir personnel intellectuel immédiat. Il faut offrir ses services et ses capacités d’action à la collectivité : « Servir, sans se servir ».

 

Le principal objectif de mon ouvrage sur Napoléon III était déjà de promouvoir Vichy, en décrivant une époque plus glorieuse que celle de Pétain qui colle trop à la peau de Vichy, sans hésiter toutefois à dire quelques vérités sur cette période, oubliées ou déformées par « l’historiquement correct ». J’ai pris grand soin à vanter les mérites et le charme de la ville, l’éloquence de son maire, pour que l’audience nationale du livre rejaillisse positivement sur Vichy. Ma seule ambition est maintenant de continuer à promouvoir Vichy à l’intérieur comme à l’extérieur du département, lequel y trouvera le plus fort bénéfice. C’est l’intérêt de l’ensemble du département que la plus célèbre et charmante des villes de l’Allier soit mieux connue, mieux appréciée, mieux vendue.

 

 

Vous vous présentez en « candidat indépendant des partis » ?

Les cantonales sont des micro-élections, portant sur un petit secteur géographique. En l’occurrence, il s’agit de choisir un des deux représentants de la ville de Vichy : le plus valable pour défendre efficacement ses intérêts au département. Ce n’est donc pas une élection frontale bloc gauche contre bloc droite, contrairement à des régionales, des législatives, des européennes ou des présidentielles. Les Cantonales, sans besoin de suppléant ou de liste, restent donc les seules élections accessibles à une candidature isolée, celle d’un particulier « société civile » non inféodé à un parti. Ma candidature, pour originale et anti-conformiste qu’elle soit, n’a donc rien d’exceptionnel.

 

Je ne suis pas membre d’un parti pour la double raison que je n’ai jamais été démarché par un parti (on n’adhère à un parti qu’avec l’ambition d’obtenir un jour une investiture) et que je ne trouve aucun parti qui, dans les faits (pas dans les intentions), réponde à mes aspirations. Je ne demande pas aux autres citoyens d’agir de la sorte, car il n’y aurait alors plus personne dans les partis (il n’y a déjà pas grand monde).

 

Ce que je reproche surtout aux partis, qu’ils soient de droite ou de gauche, c’est de ne s’intéresser à la politique qu’au moment des élections, pour la conquête des places. Là, ils s’activent. Ces places doivent être vraiment bonnes, chaudes et confortables pour que les personnes et les partis de même bord s’entredéchirent à ce point lors les élections de liste ! Or, les élections ne devraient être que la seconde mission des partis politiques. L’essentiel de leur mission est la réalisation de programmes et de projets de réforme. Aujourd’hui, les appareils commencent à se demander quelle politique ils vont faire, une fois élus. Or, ce n’est que pendant les six premiers mois, au plus la première année, que le vainqueur, vent en poupe, peut réaliser de vraies réformes. D’où cette navigation à vue, ce consensus mou, lorsque le suffrage les porte au pouvoir, localement ou au plan national. Un parti perdant ne profite même pas de sa mise à l’écart pour préparer des programmes pour l’avenir : leurs leaders ne font que se faire la guerre pour se positionner aux prochaines élections !

 

 

Que pensez-vous du gouvernement Raffarin ?

Un mot d’abord sur l’homme. Il me plait par son style, son origine, son parcours. Son côté « nounours » tout en rondeurs est à l’antipode du look cravate-technocrate. Il me rappelle un peu Pinay, Monsieur Tout le monde. Il est rassurant, avec un discours franc et clair. Il vient du privé : ex-sup de co, il connaît l’entreprise (directeur du marketing des cafés Jaques Vabre, puis consultant chez Bernard Krief). L’ancien jeune giscardien, devenu ministre des PME dans le gouvernement Juppé de 1995 à 1997, affiche un réel bon sens. Ne dit-on pas qu’il est l’inventeur de la fameuse formule : « Le socialisme, ça ne marche pas » ? De plus, il est un peu de la région : les parents de sa femme Anne-Marie étaient pharmaciens à Chatel-Guyon. Il a aussi l’expérience du terrain (président du Conseil régional Poitou-Charentes dès 1988) et du Parlement (député européen en 1989 et sénateur en 1995). Il a su constituer une équipe jeune, dynamique et soudée, avec les Borloo, Copé, Dutreil, Fillon, Gaymard et Sarkozy.

 

La première année du gouvernement Raffarin était satisfaisante et encourageante, avec les mesures sur la sécurité, l’assouplissement des 35 heures et la création d’entreprises. Les actes semblaient enfin correspondre aux paroles. Puis les choses ont semblé basculer l’été dernier. Ce n’est pas l’effet canicule, car on ne peut accuser un homme de faire la pluie et le (trop) beau temps, au sens météorologique. Il y a d’abord « l’oubli » des régimes spéciaux dans la réforme des retraites : alourdissement pour le privé, petit réajustement pour la masse des fonctionnaires et absolution pour « les plus privilégiés de chez privilégié ». Ensuite, on repart dans la manie française de la hausse confiscatoire des impôts et taxes : hausse de l’essence, un tiers d’augmentation du prix du tabac en 2003 (avec 34.000 buralistes furieux). On baisse de 3 % à 2,25 % le taux du livret A des caisses d’épargne (40 millions de possesseurs) et on limite les remboursements de médicaments. Bref, la spirale infernale de la fiscalité est à nouveau enclenchée, sans que soient réellement mis en causes les structures étatiques et dépenses publiques excessives. Les entreprises croulent sous le poids des charges. D’où un différentiel croissant de compétitivité de l’industrie au plan international, entraînant des suppressions d’emplois partout en France (98.600 emplois industriels perdus en 2003) et des délocalisations qui risquent de s’amplifier avec l’entrée des pays de l’Est dans l’Europe (Pologne et Hongrie, notamment) et l’ouverture à l’économie mondiale de l’Asie du sud (Chine et Inde qui devient le centre informatique de la planète). À Vichy, la menace de transfert de l’usine Sediver Saint-Yorre en Chine est un des nombreux exemples du résultat d’années de fiscalité excessive des pouvoirs publics (de gauche comme de droite) sur « la vache à lait » qu’est l’entreprise privée. Les cadeaux électoraux de dernière heure, comme ceux annoncés récemment en faveur de la restauration (allégement de charges, en attente de da TVA à 5,50 % en 2006) ou de la recherche (crédits de 2004 au CNRS subitement augmentés de 5 %), portent rarement bonheur à leurs auteurs. Je préfère les mesures générales aux avantages catégoriels qui, cédant aux corporatismes, enfoncent la France vers plus de clientélisme et d’inégalité entre professions. Dans cet esprit, j’approuve le coup de pouce à l’industrie donné par le gouvernement qui va exonérer la taxe professionnelle sur les nouveaux investissements, ceci dans l’attente d’une vraie réforme de l’ancienne patente. Cette mesure va profiter à toutes les types entreprises et contribuera à la relance de l’économie : enfin une décision qui va dans le bon sens, alliant égalité et efficacité.

 

Quant à Jacques Chirac, il est, fort curieusement, heureux à titre personnel (élu président en 1995 par la fracture sociale et en 2002 par l’insécurité) et malheureux avec ses gouvernements de droite (Juppé en 1995, puis Raffarin en 2002) qui arrivent toujours en plein marasme économique ! La croissance quasi nulle en 2003 (0,2 % du PIB, contre environ 2 % dans les autres grands pays occidentaux) fait suite à des 2 à 3 % sous les cinq années de Lionel Jospin qui s’est empressé de bouffer cette manne tombée du ciel américain en 35 heures, sans consacrer un seul centime aux réformes indispensables de structure.

 

 

Quelle est votre position sur l’état de la France ?

Prolongeant le renversement d’opinion en défaveur de Raffarin en mai 2003, un débat s’est instauré depuis l’été dernier sur « le déclin » de la France. C’est Nicolas Baverez, économiste et chroniqueur au mensuel Le Point, qui a posé la question avec son livre La France qui tombe publié en août 2003. Baverez met en avant la détérioration de la situation économique de la France. Les chiffres connus de 2003 semblent lui donner raison avec une stagnation à 0,2 % (récession de moins 0,5 % sans les dépenses de l’État), un chômage à 9,7 % (138.000 chômeurs supplémentaires en 2003 aboutissant à 2.446.500 personnes sans emploi), une désindustrialisation (les emplois industriels ne représentent plus 16 % de la population active, face à 4 % d’agriculteurs et 80 % de personnes dans les entreprises de service et les administrations) provoquant des drames humains (perte de près de 100.000 emplois industriels en 2003 et d’un million et demi sur le dernier quart de siècle), un taux de créations d’entreprises le plus faible des pays industrialisés, une inflation revenue à 2,2% (comme il y a dix ans), un trou de la Sécurité sociale de 11 milliards d’euros, et un déficit budgétaire (57 milliards d’euros) de 4,1 % de la PIB (la plus mauvaise place européenne, ridiculisant le seuil de à 3 % du pacte de stabilité). Seule l’Allemagne présente en Europe un bilan aussi catastrophique ; mais elle doit finir de supporter le coût de la réunification d’octobre 1990 avec seize millions d’habitants de l’ex-RDA qui avaient perdu l’habitude de travailler, avec un outil de production obsolète.

 

Le politologue Alain Duhamel a été le premier à prendre le contre-pied de la thèse de Baverez, en publiant chez Plon Le Désarroi français. Le dernier en date à contester son analyse pessimiste est l’historien Jacques Marseille, dans son récent ouvrage La guerre des deux France. Il insiste sur les performances françaises. Notre pays reste la cinquième puissance économique mondiale, quatrième exportateur mondial, et même second exportateur mondial pour les services (première destination mondiale en tourisme) et pour l’agroalimentaire. Les dirigeants d’entreprises peuvent être fiers d’avoir maintenus telles positions dans un environnement socialisant aussi défavorable (ce sont en fait les réglementations européennes sur la libre concurrence qui freinent une socialisation plus poussée de l’économie française). Marseille démontre que notre pays n’a cessé de prospérer depuis le choc pétrolier de 1973. L’espérance de vie des 61,7 millions de Français a grimpé de cinq ans jusqu’à 83 ans aujourd’hui pour les femmes et 75,8 ans pour les hommes. La hausse moyenne du niveau de vie a été de 10 % sur les six dernières années. Jacques Marseille n’hésite pas à qualifier les années 1973-2003 de « Trente nouvelles glorieuses ».

 

Mon sentiment est que toutes ces constatations ne sont pas contradictoires. Le bien-être de la France s’est à l’évidence amélioré, mais dans une proportion bien inférieure à celles des autres pays occidentaux ou en voie d’émergence. Même à croissance égale, la France fait « plus mal » que les autres, notamment en matière d’emploi et de pouvoir d’achat. Le plus grave est que la situation risque d’empirer à l’avenir si on ne parvient pas à corriger les causes structurelles de ce fossé croissant avec les autres pays. Les trois principales causes de dégradation sont bien connues : fiscalité pénalisante, marché du travail rigide et éducation nationale figée par les syndicats. Sa traduction est l’existence d’une France à deux vitesses, c’est-à-dire la coexistence de « deux France ». Pas seulement celle d’en haut (des gouvernants) et celle d’en bas (des gouvernés), selon la distinction chère à notre Premier ministre. Il y a plus dangereusement deux France « PRO » : la France PROductrice, celle des entreprises (la France exposée, disait déjà Lionel Stoléru en 1982 dans son livre La France à deux vitesses), qui paye pour la France PROtégée, celle des fonctionnaires et des assistés (la France abritée, disait Stoléru). En chiffres ronds, quinze millions de salariés et d’entrepreneurs (patrons de PME et TPE, commerçants, artisans et professions libérales) du privé financent les dix autres millions du public (5,2 millions) et des sans emploi (les 2,5 millions de chômeurs officiels se limitent à la catégorie A de l’ANPE). Nous sommes arrivés à un point de rupture, de déséquilibre, de franchissement de la ligne jaune où la France productive ne peut plus assumer l’autre. Les remèdes sont partout présents à nos yeux dans les autres pays qui réussissent. La politique fédérale des USA (même et surtout au plan international, avec les dérives qu’on connaît) est entièrement tournée vers la réussite des entreprises : l’économie américaine écrase le monde. Nul besoin de chercher si loin : il suffit de regarder du côté de l’Angleterre de Tony Blair ou de l’Espagne d’Aznar (2,4 % de croissance en 2003). Contrairement aux déclarations de la gauche « anti ultralibérale », la France n’a jamais appliquée une simple politique libérale. On a tout essayé est le titre de l’émission télévisée de Laurent Ruquier, le soir sur France 2. Et bien, dans notre pays, le libéralisme est le seul système qui n’ait jamais été testé ! Les élites mentalement socialisées, qu’elles se proclament de gauche ou de droite, ne s’en rendent même pas compte. Rendre l’État « efficace » au lieu d’être « vorace » et libérer tous les freins au marché du travail : voilà les objectifs prioritaires pour espérer un sursaut. À quand un État « performant », plutôt qu’un État « ventripotent » ? Mais « remettre la France au travail » ne sera pas une mince affaire quand la gauche de Martine Aubry vient, avec ses 35 heures, d’inculquer à toute la génération actuelle une « mentalité de loisirs » et de démotiver l’ancienne, celle qui était la plus tonique. Thierry Desjardins vient de publier, en janvier dernier chez Albin Michel, un livre intitulé « Monsieur le président, c’est une révolution qu’il faut faire » qui met parfaitement en lumière la paralysie de la société française résultant d’une socialisation croissante depuis la Libération.

 

 

Où vous situez-vous sur l’échiquier politique ?

Sur un plan général, mes idées sont liées à trois concepts forts : démocratie vraie, égalité et efficacité économique.

 

La démocratie est enrayée par des institutions favorisant les politiciens et les technocrates professionnels. L’égalité n’est pas plus respectée entre les entreprises (subventions) qu’entre les salariés (publics et privés). Comment la gauche a-t-elle pu refuser de fixer un salaire maximum pour les directeurs salariés ?. Pendant ses quinze ans au pouvoir entre 1981 et 2002, elle aurait pu estimer, selon ses prétendus principes humanitaires, qu’un homme salarié en France, ne pouvait pas valoir plus de dix fois (allons même jusqu’à 20 fois) un autre homme au SMIC ! Les salaires mirobolants, non légalement limités, n’empêchent les graves erreurs de gestion de leurs bénéficiaires (de Loïk le Floch-Prigent à Jean-Marie Messier), comme on peut le constater dans les multiples « affaires ». Enfin, en terme d’efficacité, l’État ne joue plus aujourd’hui son rôle : il ne fait « pas ou mal » ce qui lui revient de droit (fonctions dites régaliennes) et il s’occupe, là toujours mal, de ce qui ne devrait pas le concerner. Napoléon III, que les partis de droite renient lamentablement alors qu’il devrait être son premier inspirateur, parlait déjà il y a un siècle et demi, dans son Manifeste pour la présidentielle du 10 décembre 1848, de « cette tendance funeste qui entraîne l’État à exécuter lui-même ce que les particuliers peuvent faire aussi bien et mieux que lui » (réf. : « Napoléon III bienfaiteur », page 189).

 

S’il fallait classer ma candidature, elle serait dans la catégorie DVD signifiant « Divers droite » (et non ici : Digital Versatile Disc). Les solutions « Tout État » et donc « Plein d’impôts » de la gauche (une maladie contagieuse : la droite en est aussi de plus en plus atteinte) ont largement prouvé leur inefficacité. Trop d’État « tue l’État », comme « trop d’impôts tue les entreprises » (faillites, délocalisations et découragement à la création). Le problème est que les partis de droite n’osent pas amorcer le moindre recul sur cette société socialisée. Raffarin ne devait en 2003 remplacer qu’un fonctionnaire d’État sur deux partant à la retraite. L’économie attendue de 30.000 fonctionnaires (pour 59.800 partants sur 2.547.000 en activité) s’est soldée en fait par une suppression limitée à 832 postes ! Ce sont les « partenaires sociaux », avec 7 % de syndiqués, qui continuent à faire la loi dans la rue et les lois avalisées par le parlement ! La France a atteint, depuis le milieu des années 80, un degré de collectivisation de 45 % que la droite au pouvoir n’a jamais remis en cause dans les faits. Quarante-cinq pour cent est le chiffre officiel des prélèvements obligatoires. La réalité est encore très supérieure, puisque les dépenses publiques absorbent 54 % de la richesse nationale. C’est du reste Giscard et la droite qui ont fait grimper le taux des prélèvements obligatoires de 7 % (de 35 % à 42 % : soit 1 % de plus chaque année) entre 1974 et 1981 ! Les premières années Mitterrand ont rajouté 3 % que les gouvernements d’alternance Chirac et Balladur, puis les cabinets Juppé et Raffarin n’ont pas fait redescendre d’un iota ! Or les courbes d’imposition et d’emploi se correspondent et montrent sans ambiguïté que les pays qui réussissent le mieux sont ceux qui restent autour des 30% de prélèvements obligatoires. Ainsi, les USA, le Japon et l’Angleterre ont moins de 6 % de chômage, avec une croissance de 1,5 à 2,3% en 2003. La France affiche au contraire 9,7 % de chômage avec une stagnation de 0,2 % en 2003 !

 

Historiquement, la droite savait relancer l’économie et bien gérer les finances publiques, tandis que la gauche au pouvoir se contentait de dépenser stérilement les richesses crées au nom d’une sacro-sainte « redistribution ». Maintenant, les deux grands partis de gouvernement alternent pour pratiquer, en dépit de leurs déclarations, une même politique se traduisant toujours au final par plus de bureaucratie et de socialisation improductive. Seules les règles européennes viennent quelque peu ralentir notre « exception française » dans un monde en proie à une forte concurrence entre pays et entreprises.

 

 

Vous avez choisi le slogan « Libre pour Vichy »

J’ai refusé le qualificatif de « Sans étiquette » qu’on voulait à toute force m’imposer. Mon étiquette, ce n’est pas un parti. C’est mieux, c’est plus noble, c’est plus enthousiasmant. C’est l’objet même de cette élection : c’est Vichy. Je voulais donc que le nom de Vichy figure, comme sur mes deux livres (Vichy Deux millénaires et Napoléon III bienfaiteur de Vichy), dans mon intitulé officiel et qu’il reflète mon désir d’action pour notre ville. Quant au mot Libre qui précède, il traduit parfaitement deux choses : mon indépendance vis à vis des partis et ma réelle disponibilité.

 

Les représentants des partis ne manquent pas à cette élection. Il seront au grand complet dans cette cantonale de Vichy Sud, avec huit candidats d’appareils politiques : cinq à gauche (PC, LO, PS, PRG et « les Verts »), et trois à droite (PR, UMP et Front national). Il ne manque au final qu’un candidat MNR de Mégret (Jacques Mayadoux se concentre sur sa liste régionale, en traitant son frère ennemi FN de « fausse droite irresponsable ») et un Chasse-pêche-nature-traditions (et plus, si affinités). Dans cette élection, je fais figure d’électron libre. Je suis une sorte de FTP (Franc Tireur Particulier) et de LSD (Libre Sans Dépendance). Ma candidature a donc l’avantage supplémentaire d’offrir un refuge positif aux nombreux mécontents, déçus par des alternances sans résultats et écœurés du manque de moralité d’une certaine classe politique. Ils pourront ainsi émettre un « vote protestataire » utile pour un homme de bonne foi, au lieu de s’abstenir, de voter blanc (= nul) ou de donner à vide leur voix à un parti extrémiste (PC ou Front national) ou à des Verts bien pâlichons.

 

Le mot « libre » recouvre aussi ma disponibilité totale, face à des candidats fort occupés professionnellement et nantis le plus souvent de mandats politiques (MM. Corne, Leca et Marien sont conseillers municipaux à Vichy). Je m’amuse à me qualifier de « candidat SDF » : Sans Double Fonction. Car, je suis, pour ma part, hostile au cumul des mandats qui devraient se limiter au maximum à un local (outre dans une petite commune de moins de 3.000 habitants) et un national. On ne peut prétendre pouvoir tout faire en même temps, en tout cas correctement. Or, on tourne en rond avec les mêmes personnes qui se contentent d’actes de présence à quelques réunions. Si je suis élu, je n’aurai d’autres activités que de me consacrer à ma nouvelle mission. Je suis prêt à prendre le bâton de pèlerin pour aller vanter, par des conférences sur toute la France et des participations à des foires et salons, le charme de Vichy et les mérites du département de l’Allier.

 

J’ajoute enfin que ce mot libre me plaît particulièrement. Il évoque autant les libertés individuelles que la liberté économique qui sont les deux valeurs clés de notre temps. Hugo disait : « Je ne suis pas un homme politique, je suis un homme libre ». Le général de Gaulle avait aussi magnifiquement accolé cet adjectif Libre au mot France pendant l’Occupation. Pendant la guerre froide, les pays occidentaux étaient appelés « le monde libre », par opposition à celui des dictatures soviétiques de Staline puis de Brejnev. En 1984, un programme du RPR, bien fait mais hélas peu suivi d’effets, s’intitulait sobrement « Libres et responsables ». En 1999, Nicolas Sarkozy, aujourd’hui le plus cohérent et courageux membre du gouvernement, avait simplement titré son livre : « Libre ».

 

 

Quel jugement portez-vous sur les autres candidats ?

Je les connais tous personnellement, à l’exception de Françoise Collinet et de Daniel Taillandier. Les docteurs Corne et Gay sont même des amis. Le titre de médecin, qui est populaire pour une candidature, n’a jamais été un brevet de compétence pour des actions publiques. Je ne veux en rien discréditer la profession médicale, puisque mon propre père était médecin, et même un chirurgien réputé. Il n’empêche que Christian Corne cumule déjà nombre de fonctions électives (quatre, à ma connaissance : voir son portrait plus haut), sans jamais avoir fait preuve de capacités particulières. Quelle audace et quelle puissance physique et intellectuelle pour prétendre réclamer une fonction supplémentaire : le Toujours plus que François de Closets déplorait en 1982 est encore bien d’actualité ! De son côte, le Dr Gay, homme de bonne volonté, est totalement dépourvu d’expérience en matière de gestion et de politique.

 

Les deux principaux candidats de gauche, Michel Marien et André Leca, sont aussi éminemment sympathiques. Il n’empêche qu’ils représentent une idéologie qui se traduit toujours par un recul de l’économie et du bien-être pour la majorité de la population (même si elle n’en est pas toujours consciente). Le parti trotskiste Lutte ouvrière présente Françoise Collinet qui ne fera pas plus de dégâts parmi les travailleuses et les travailleurs que leur « leaderette » Arlette. Quant aux deux Daniel restants, Rondepierre est certainement un écologiste de bonne foi et Taillandier défend aveuglément les couleurs d’un parti communiste (le dernier d’Europe) que les Russes eux-mêmes ont chassé après soixante-douze ans de dictature et d’une idéologie stalinienne responsable de la mort de cent millions de personnes (bilan détaillé dans le Livre noir du communisme, écrit en 1997 par Stéphane Courtois).

 

Enfin, Louis de Condé obtiendra 12 % des voix émanant des rapatriés, anti-gaullistes de l’Algérie française, et des mécontents de tous bords (chômeurs, ouvriers, classes moyennes et intellectuels) déçus par les alternances molles de gauche et de droite. Les protestataires utiliseront plus efficacement leurs bulletins (perdus de toute façon) en se portant sur ma candidature, si c’est vraiment l’intérêt de Vichy qui les anime en premier lieu.

 

 

Quel type de campagne allez-vous entreprendre ?

Ceci dit, je ne suis pas candidat contre un autre candidat, mais pour offrir aux électeurs le choix supplémentaire d’un candidat plus compétent et motivé. Au niveau des médias locaux, ma candidature sera inévitablement marginalisée parce que hors normes : « hors partis ».

 

Je ne crois pas personnellement aux serrements de main sur les marchés, ni aux réunions publiques où ne sont réunis que les amis déjà tout acquis à votre cause et des détracteurs venus en espions. Les affichages officiels enlaidissent inutilement les cités. Les professions de foi adressées aux électeurs à la veille du scrutin ne changent plus rien aux intentions de vote : elles ne font que coûter aux finances publiques (avec une reproduction parfaitement inutile des bulletins de vote) par un remboursement aux candidats ayant obtenu 5 % des suffrages exprimés, soit 2,5 % des inscrits du fait de la traditionnelle moitié d’abstentions.

 

C’est pourquoi, hormis une réunion publique le vendredi 12 mars, ma principale source d’échanges d’informations et de contacts auprès des Vichyssois sera ce site internet… et le bouche à oreille sur l’existence de ce site. Ce serait une grande première nationale si un « candidat internet » parvenait à être élu, seul face à tous les partis officiels, face à huit appareils politiques financés par l’État (c’est-à-dire nos impôts) et par la Magouille (se reporter au n° 8 des Échos de campagne) ! Moi, je ne suis que le candidat ABC (sigle explicité sur demande, par mail ou téléphone au 04 70 31 80 67) mettant en œuvre le plus petit budget de France aux cantonales ! Je ne fait pas semblant d’avoir un comité de soutien. Je n’oblige pas telle ou telle personne, plus ou moins connue dans coin, à témoigner en ma faveur, à prononcer des éloges supérieurs aux articles nécrologiques. Je ne réclame à quiconque le moindre centime, le moindre don. Quelle pub pour Vichy, dans tous les magazines, si un candidat si atypique était élu ! Pratiquement seul et contre tous les partis, mais le seul vraiment pour les Vichyssois. Les électeurs ont une belle et unique occasion de faire ainsi parler positivement de Vichy au plan national ! Jacques Séguéla, avec lequel j’avais travaillé en 1984-1985, m’avait appris que la meilleure publicité est celle qui résulte des retombées médiatiques gratuites.

 

Pour le reste, je continuerai à vivre normalement, sans me forcer à aller là où il y a du monde, des journalistes et des photographes. La seule différence est que, dans les salles de spectacle et sur les terrains de sports où j’aime aller, je vais inévitablement rencontrer jusqu’à fin mars les autres candidats qui d’habitude n’y mettent pas les pieds…

 

 

Votre programme contient des idées qui ne dépendent pas du Conseil général !

Mon programme comprend effectivement un grand nombre d’idées destinées au développement de Vichy. Il y aurait lieu de donner un ordre de priorité pour une réalisation étalée dans le temps. Car les ressources municipales et départementales ne doivent pas augmenter. La pression fiscale confiscatoire est la première cause de la mauvaise santé de l’économie française et du chômage. Certaines de ces idées peuvent paraître relever plus directement de la compétence de la mairie de Vichy ou de la Communauté d’agglomération. Mais aujourd’hui aucun projet local d’envergure ne peut aboutir sans le financement supplémentaire et cumulé du département, de la région, souvent de l’État et même de l’Europe.

 

Ce n’est pas moi qui ai créé ce système pyramidal de subventions publiques où les instances s’empilent et où chacune doit étudier (occupant moult fonctionnaires) un même dossier avant de décider du niveau de sa participation financière. La France est ainsi faite, avec six niveaux d’administration puisqu’aux quatre étages traditionnels (Communes, départements, régions et État) se sont ajoutés les communautés de communes et l’Europe. Une chose est certaine : aucun projet ne verra le jour si les communautés de base directement concernées ne sont pas demandeuses et quémandeuses. C’est pourquoi certains de mes projets (comme le nouveau musée) impliqueront d’abord de convaincre la mairie de Vichy et la Communauté d’agglomération. C’est plus facile d’être écouté avec le titre de conseiller général que comme un simple particulier.

 

Quant au rôle du département, outre l’aide financières aux projets des communes, il a tendance à être réduit dans une fonction de gestion de l’action sanitaire et sociale. Il détient heureusement quelques attributions en propre, notamment les collèges (construction ou rénovation), les transports scolaires, les routes départementales et le tourisme. Personne n’osant remettre en cause le nombre de niveaux administratifs décentralisés, il reste à espérer que l’État organise clairement la répartition des tâches avec les autres étages, sans superposition (nombreux doublons aujourd’hui). Il est aussi souhaitable que le nouveau projet de décentralisation du gouvernement Raffarin (loi sur les responsabilités locales) accompagne les transferts supplémentaires de compétences par les ressources correspondantes. La décentralisation ne doit pas aboutir à une fiscalité locale accrue, de même que l’État devra supprimer les postes de fonctionnaires dont l’activité sera confiée aux départements et aux régions.

 

 

Si vous êtes élu ?

Si je suis élu, il ne fait mystère pour personne que je serai du côté de l’URB-UMP de Gérard Dériot : avec la majorité s’il reste majoritaire, dans l’opposition si la gauche l’emporte. Mais mon objectif de vendre Vichy (à Vichy même, dans l’Allier et partout en France) restera le même. C’est l’intérêt conjoint de l’agglomération de Vichy et du département de l’Allier. En complément à mon activité officielle au sein du Conseil général, je n’hésiterai pas à payer de ma personne : intervenir aux réunions-débats organisées par les organismes publics et les associations, donner des conférences sur Vichy et l’Allier, participer à des foires et salons. Une sorte d’ambassadeur, de « missi dominici »… Je suis pleinement VVA (Vichy Val d’Allier) : Volontaire pour Vendre l’Allier. Je ferai donc « plus et mieux » qu’un simple 1/35e de membre se bornant à aller voter pour son camp quelques fois à Moulins !

 

Une action « commerciale » de ce type est devenue indispensable pour Vichy. N’oublions pas que la ville n’a aucune crédibilité auprès des pouvoirs publics nationaux. Le président d’agglomération (René Bardet) est communiste, ce qui ne peut évidemment pas rassurer les investisseurs privés (comme publics). Le député radical de gauche (Gérard Charasse) est dans l’opposition au gouvernement. Le maire de Bellerive, Jean-Michel Guerre, musicien de profession, est socialiste. Le maire de Vichy (Claude Malhuret) a, hélas, perdu ses entrées dans la majorité de droite. Brillant secrétaire d’État de Jacques Chirac en 1986, il n’a plus été sollicité pour réintégrer le gouvernement : ni en 1993 avec Balladur, ni en 1995 avec Juppé, ni en 2002 avec Raffarin. Plusieurs de ses compagnons réformistes des années 80 ont été éliminés de la vie politique, après des condamnations en justice : Alain Carignon, François Léotard, Gérard Longuet et Michel Noir. Il n’y a plus que le sénateur Gérard Dériot, président du Conseil général, à pouvoir intervenir favorablement pour Vichy à un certain niveau. Sa rencontre directe avec Raffarin en personne, le 3 mars à Matignon, le prouve. Mais il a le souci de l’ensemble du département et de l’équilibre avec ses deux autres pôles que sont Moulins et Montluçon. Il n’a pas non plus le temps ni la fibre suffisamment vichyssoise (ancien pharmacien de Cérilly, au nord de l’Allier) pour défendre avec patience et passion les intérêts propres à Vichy. L’élection d’un pur Vichyssois, passionné pour la ville et fortement motivé à la promouvoir, serait un plus, une vraie chance pour Vichy. Sans compter les retombées médiatiques pour Vichy : un candidat élu seul contre tous ! Mais les Vichyssois ont parfaitement le droit de choisir un simple politicard d’apparence sympathique, mais mou, dépourvu d’idées, aux ordres de son parti, ayant bien d’autres choses à faire, bien d’autres préoccupations professionnelles et bien d’autres ambitions politiques que le développement de Vichy.

 

 

Quel espoir avez-vous d’être élu ?

Un candidat est élu à partir de quatre critères :

1.       Compétent (capable, par sa formation ou son expérience).

2.       Avoir des projets cohérents, raisonnés et efficace.

3.       Disponible, pour s’occuper des projets, et motivé à les faire aboutir.

4.       Investi par un parti politique qui met à sa disposition des moyens financiers.

 

À l’égard du premier critère, je n’ai aucun complexe par rapport aux autres candidats. Je me baptise parfois « candidat PPC QLA » : Pas Plus Con Que Les Autres. Sans fausse modestie, j’aurais même plutôt le sentiment de posséder quelques atouts supérieurs. Sur le second critère, je pense être le seul à présenter des projets concrets, comme l’ouverture d’un vrai musée (projet clé en main), la rénovation du Chastel Franc et de la maison Albert Londres (à acheter préalablement par la mairie ou le département), la transformation du théâtre en plein air du COS (inutilisé, en décrépitude), la réutilisation productive des multiples friches industrielles, la création d’une école de journalisme au pôle Lardy, etc. Les autres thèmes (défense de l’emploi, contournement de Vichy, centre thermoludique, actions sociales, etc.) sont heureusement communs à tous les candidats. Sur la disponibilité en troisième lieu, je suis le seul des candidats (susceptibles d’être élus) à être totalement libre de mon temps et apte à pouvoir vendre la ville et m’investir complètement pour l’ensemble du département.

 

Finalement, mon seul handicap (apparent) pour ces cantonales est de ne pas bénéficier de la consécration d’un parti dit « officiel ». La loi autorise heureusement à se présenter sans cette « bénédiction » suprême, de cette couronne républicaine (pourtant non synonyme de moralité !). Je suis lucide sur le fait qu’un candidat indépendant est défavorisé, surtout par les médias (le journal La Montagne valorisant toujours et partout « les favoris », bonnes relations ultérieures obligent). Le pauvre candidat « hors partis » est « persona non grata ». Il est normalement voué à « prendre un carton », comme on dit en rugby. C’est du reste curieux, car sans vouloir cultiver le paradoxe, je représente le plus grand parti de France : le parti des « Sans-partis », puisque 99 % des électeurs ne sont membres d’aucun parti. Mes adversaires ne représentent, eux, que le 1 % de Français affiliés à une formation politique ! Dieu merci, une heureuse surprise est tout à fait possible. Dans toutes les compétitions, des outsiders viennent surprendre les favoris…

 

En effet, si je figure parmi les deux premiers candidats au soir du premier tour, le dimanche 21 mars 2004, avec Christian Corne ou un représentant de la gauche (André Leca, arrivé de justesse second en 1998 derrière Georges Frélastre, ou Michel Marien, seulement en 4e position en 1998 derrière le Front national), j’ai toute chance d’être élu au second tour. Face à Christian Corne, je bénéficierai des votes de droite hostiles à Claude Malhuret (radicaux valoisiens et Front national) et de nombreuses « sensibilités de gauche » reconnaissant ma bonne foi dynamique dans le seul intérêt de Vichy. Face à un représentant du maintien d’une économie collectivisée, je l’emporterai logiquement avec les voix de ceux qui ont voté pour Corne et Gay, et encore avec l’apport des nombreux électeurs de gauche qui ne sont pas non dénués de bon sens. Par contre, le docteur Corne, estampillé mairie et droite pure sans disponibilité ni grosse imagination, est, lui, bien moins placé pour gagner face à un candidat de gauche.

 

Si je n’arrive pas dans deux premiers, il sera ainsi aisé de constater que notre démocratie est souvent étonnante : un candidat éliminé au premier tour aurait été très probablement élu au second tour ! J’ai vécu cette situation aux législatives de juin 1988 où j’étais le suppléant de Georges Frélastre. Nous avons été balayé au premier tour, loin derrière Claude Malhuret et le Dr Lacarin, nos rivaux de droite. Pourtant, « notre Jojo » (apprécié de tous à droite, et même dans certains milieux dits de gauche) aurait sans aucun doute battu le socialiste Jean-Michel Belorgey au second tour s’il avait pu atteindre, au tour initial, l’une des deux premières places qualificatives. Georges Frélastre n’a certainement pas oublié ce dramatique épisode pour lui. Mais il se croit aujourd’hui obligé de soutenir « officiellement » le candidat de Malhuret, sans rancune envers ce dernier qui a pourtant alors brisé tous ses rêves de carrière politique nationale. Un autre cas, encore plus récent et plus probant, peut être évoqué. Lionel Jospin avait de bonnes chances aux présidentielles de 2002 de battre Jacques Chirac, empêtré dans les emplois fictifs de la mairie de Paris. Mais le président sortant a eu une baraka incroyable. Le premier tour du 21 avril 2002 (un traumatisme pour la gauche qui n’a aucunement retenu le leçon, comme on le voit aux présentes élections) a éliminé son seul vrai concurrent (Le Pen arrive de justesse en seconde position) grâce à un afflux de candidatures totalement superflues à gauche (Besancenot, Chevènement, Mamère et Taubira).

 

Vous savez, la politique est devenue maintenant trop importante pour être abandonnée, les yeux fermés, aux mains des politiciens professionnels et des fonctionnaires technocrates. Ils sortent tous du même moule ou finissent par adopter la même « pensée unique » : une démagogie coûteuse se traduisant inévitablement par des charges accrues sur le secteur privé dynamique. Le système n’éclate pas que parce que chaque famille comporte des fonctionnaires ou des personnes assistées. Il est temps d’apporter un peu de fraîcheur, une vision aérée des choses, sortant des sentiers battus, à cette situation dramatiquement figée.

 

 

Si vous n’êtes pas élu ?

Si je ne suis pas élu, j’espère que ma candidature aura au moins fait avancer l’idée de la nécessité économique de créer un musée de Vichy qui soit un vrai musée, tant pour protéger un patrimoine qui disparaît que pour attirer et fixer les touristes. Au delà du concept, j’ai pratiquement un « projet clé en main », avec emplacement (l’ancien site de emballage aurait pu convenir), architecture du bâtiment (pour créer un événement permanent : j’ai l’idée d’une architecture très originale qui n’a nulle part été mise en oeuvre), nom et contenu des salles, animation audio-visuelle, services annexes (librairie, bibliothèque, restauration), et marketing de lancement et de promotion. Je n’en dévoilerai les modalités concrètes de réalisation, consignées dans des écrits personnels, que lorsque les collectivités locales montreront un réel intérêt pour ce projet.

 

C’est la seconde fois de ma vie que je mêle de politique. La première fois, c’était il y a presque seize ans, par amitié pour Georges Frélastre qui cherchait un suppléant aux législatives de juin 1988. Aujourd’hui, c’est parce que je suis motivé et disponible pour promouvoir Vichy, autrement mieux que ne le feraient les autres candidats, purs politiques. J’ai approfondi, depuis deux ans, l’histoire de Vichy et sa réalité actuelle sous tous les angles : politique, économie, culture, sports et loisirs. Je suis prêt à mettre cette connaissance et surtout cette passion comme « ambassadeur de la ville », au service de l’ensemble de l’Allier. Cette attitude sentimentale, trop « fleur bleue », est sans doute fort éloignée des pratiques politiciennes habituelles où l’étiquette semble prévaloir sur la valeur et la sincérité des hommes (on a tendance à plus voter pour le chapeau que pour ce qu’il y a dedans).

 

Si les électeurs préfèrent choisir un candidat fade, de gauche ou débordé, parce qu’issu d’un groupe politique squelettique, je retournerai à mes « chères écritures », les sujets non traités étant légion, sur Vichy comme sur de nombreux thèmes nationaux. Je peux aussi envisager de reprendre une nouvelle entreprise ou de postuler à un poste salarié dans le développement économique, le marketing, la formation, l’informatique ou le judiciaire. Sans jouer les Achille qui retourne bouder sous sa tente ou les Juppé qui part en restant, il est probable que je ne troublerai plus la vie politique locale. D’un naturel plutôt heureux, je me contenterai de soutenir, dans les associations locales qui me sont chères (Alliance française, Amis de Napoléon III, Shave, Quartier thermal et Quartier de France), cette idée de « vrai musée » qui me tient à cœur et dont Vichy a réellement besoin économiquement.

 

 

 

Échos de campagne

 

1)  Mensuel « La Une » n° 109 de janvier 2004 (page 3 : extraits)

« Un poste très convoité »

« Aux alentours de la mi-décembre, nous avons appris qu’Alain Carteret était sur le point d’annoncer sa candidature pour les élections de Vichy Sud, le canton de Georges Frélastre, son mentor en politique, frappé par la limite d’âge. Membre d’aucun parti, il se présenterait non pas sous l’étiquette bonapartiste, comme son admiration pour Napoléon III pourrait le laisser supposer (il vient d’ailleurs d’écrire un ouvrage sur cet empereur), mais comme « candidat libre ». Rappelons qu’Alain Carteret est ancien joueur de la JAV et du RCV, doté d’une formation juridique et d’une bonne expérience en gestion et marketing, connaissant, paraît-il, parfaitement les problèmes de l’agglomération vichyssoise et de l’ensemble du département de l’Allier. »

 

 

2)  Communiqué d’Alain Carteret au journal « La Montagne » le 7 janvier 2004

« Je suis candidat à l’élection cantonale de Vichy Sud, sous l’intitulé « libre pour Vichy ».

Libre à l’égard des partis politiques plus soucieux de la conquête de postes que de la mise en oeuvre d’actions conformes à de prétendues convictions. Mes projets pour Vichy sont, eux, clairement et dès à présent affichés sur le site internet : http://perso.wanadoo.fr/carteret.

Libre pour me consacrer pleinement à l’exercice du mandat en cas d’élection, sans aucun cumul avec d’autres fonctions, professionnelles ou politiques.

Les électeurs jugeront quel est le candidat le plus capable, imaginatif et disponible pour défendre les couleurs de la cité thermale au Conseil général. »

 

 

3)  Le quotidien « La Montagne » du lundi 19 janvier 2004

Le lundi 19 janvier 2004, la page cinq de l’édition de Vichy du journal La Montagne est consacrée à la « succession très convoitée de Georges Frélastre ». Les deux portraits, avec photos couleur, d’Alain Carteret (« Libre pour Vichy ») et de Jean-Claude Gay (radical valoisien) sont dressés avec une louable objectivité. Pour Alain Carteret, le journaliste de La Montagne reprend les termes du communiqué du 7 janvier (texte ci-dessus), mettant en évidence son objectif de « vendre Vichy ».

 

 

4)  Armand Chalus (PC) et André Leca (PS) candidats

 

Le quotidien La Montagne du vendredi 23 janvier 2004 annonce, dans sa page 3 départementale, les candidatures du communiste Armand Chalus et du socialiste André Leca à l’élection cantonale de Vichy Sud.

 

Nous arrivons donc à un total de neuf candidats déclarés : cinq à gauche (PC, LO, PS, PRG et « les Verts »), trois à droite (PR, UMP et Front national) et un électron libre, Alain Carteret.

 

Les électeurs auront donc clairement le choix entre un membre des appareils politiques désigné sans aucune démocratie interne, et un personnalité indépendante qui affiche une forte motivation et des idées originales pour promouvoir Vichy, sans l’arrière pensée d’un décompte national de voix.

 

 

5)  Exit Chalus : Daniel Taillandier, pour le parti communiste

 

La Montagne du lundi 26 janvier 2004 donne la liste officielle des candidats PC et PS. Armand Chalus a disparu du canton de Vichy Sud, au profit de Daniel Taillandier dont on apprend qu’il a 60 ans et qu’il était intermittent du spectacle. Ce changement de candidature au PC provient-il de la constatation subite qu’Armand Chalus avait déjà été quatre fois candidat malheureux à des cantonales (1982, 1985, 1988 et 1992) ? Pour Daniel Taillandier, ce sera la première fois.

 

Son collègue communiste René Bardet, maire de Cusset et président de la communauté d’agglomération de Vichy (VVA) a, lui, de réelles chances de l’emporter. Le tombeur de Gabriel Peyronnet en mars 1979 a toujours été réélu, même quand il avait été battu (par Jean-François Hamaide en 1985 et par Joseph Bléthon en 1992), à la faveur d’un troisième tour après annulation ou invalidation. Mais, dans le meilleur des cas, René Bardet ne pourra faire mieux que le député Gérard Charasse en 1998, élu sur Cusset Sud avec le score plus que chiraquien de 100 % au second tour (aucun adversaire).

 

 

6)  Merci aux autres candidats de Vichy Sud (28 janvier)

 

Alain Carteret tient à remercier ses concurrents à l’élection cantonale de Vichy Sud pour leur fidélité à consulter ce site. Ils ont raison, car les informations sont constamment tenues à jour. Cela peut les aider grandement pour leur propre campagne. Ils sont même encouragés à reprendre les thèmes qui figurent dans le programme du seul « candidat hors partis ». Il n’y a aucune exclusivité pour les bonnes idées. Par exemple, ils peuvent sans hésiter reprendre à leur compte le projet d’un « vrai musée » de Vichy. De toute façon, l’auteur d’une idée originale est toujours le mieux placé pour la faire aboutir et la mettre en œuvre. Au delà du concept, il y a aussi et surtout les modalités concrètes d’application.

 

 

7)  Candidats URB (5 février)

 

Gérard Dériot, président du Conseil général de l’Allier, dévoile la liste des candidats estampillés URB (Union Républicaine pour le Bourbonnais, actuellement majoritaire). Outre la désignation déjà connue du Dr Christian Corne à Vichy Sud, il est confirmé que ce sera Florence Blay qui affrontera René Bardet sur son canton de Cusset Nord (comprenant l’essentiel de la commune de Cusset). Éric Paulet, le leader du groupe d’opposition au Conseil municipal de gauche de Cusset, est ainsi écarté au profit de la jeune femme (35 ans). Ce dernier a refusé la proposition de se déplacer sur Cusset Sud (composé de communes rurales au sud de Cusset). Du coup, le canton de Cusset Sud est le seul du département où la majorité URB-UMP n’a pas trouvé de candidat ! La présence de l’intouchable député Gérard Charasse explique évidemment cette désertion. Éric Paulet se présentera néanmoins, sans investiture, sur Cusset Nord où il dispose d’une excellente image par l’activité qu’il déploie sur le terrain depuis plusieurs années. Il garde de bonnes chances d’être présent au second tour.

 

Sur les autres cantons de l’arrondissement de Vichy, le conseiller général sortant Jean-Jacques Rozier se représente naturellement à Escurolles (canton qui devrait être plus clairement rebaptisé « Bellerive », puisque Escurolles n’est par sa population que la 8e des 13 communes du canton : 657 habitants, contre 8.448 à Bellerive), tandis qu’au Mayet de Montagne un François (Szypula) chasse l’autre (Lacoste) qui a préféré être candidat (en 5e position éligible) sur la liste de droite Giscard-Malhuret aux régionales. Il est oublié le temps où le dynamique patron-fondateur de NSE (600 salariés) avait, comme suppléant de Belorgey, fait mettre le genou à terre à Frélastre, Lacarin et Malhuret aux législatives des 5-12 juin 1988 !

 

 

8)  L’argent noir des politiques : ça continue !

 

Le numéro 149 de février 2004 du mensuel économique Capital publie une enquête de 19 pages sur les financements occultes des partis politiques, en dépit de la loi de 1995. Le journal multiplie les preuves sur les dérives et autres rétro-commissions qui touchent tous les partis : marchés publics, grands contrats, emplois fictifs (notamment dans les syndicats), fondations, comités d’entreprise, journaux électoraux, etc., … toutes les combines sont bonnes pour alimenter les caisses. On apprend que, si Arlette Laguiller roule en vélomoteur, son parti Lutte Ouvrière dispose d’un château ! L’éditorial du rédacteur en chef, Jean-Joël Gurviez, réclame en page 4 « l’urgence de réformes » pour en finir avec ces ponctions qui font « le miel des démagogues extrémistes ».

 

 

9)  Candidats enseignants au PRG (7 février)

 

La Montagne du samedi 7 février publie la liste des candidats du parti radical de gauche aux cantonales de l’Allier. Sur les sept candidats désignés pour 18 cantons renouvelés, cinq sont « enseignants » (ou, promotion oblige, anciens enseignants parmi lesquels Gérard Charasse élu député et Michel Marien devenu principal de collège). On comprend mieux ainsi pourquoi la gauche ne cesse de réclamer des effectifs supplémentaires dans l’Éducation nationale. Les enseignants sont débordés par leurs activités extra-professionnelles !

 

 

10)  Succession indécise

 

Les six cantons renouvelés sur l’arrondissement de Vichy (2 Vichy, 2 Cusset, Escurolles et Le Mayet) font l’objet d’un article en page Allier (page 3, à droite) dans l’édition du quotidien La Montagne du jeudi 12 février 2004. Pour le canton de Vichy Sud, il est d’abord rappelé que « le doyen des conseillers généraux, élu sans discontinuité depuis 1967, passe la main ». « La succession de Georges Frélastre devrait être l’un des événements des cantonales », précise le journal. Il prévoit donc que la campagne sera « serrée ». Le siège qui « peut semble tout acquis à la droite » a « suscité deux candidatures » face à  l’UMP Christian Corne : l’écrivain Alain Carteret, ancien suppléant de Georges Frélastre aux législatives de 1988, et le radical valoisien Jean-Claude Gay. L’article évoque ensuite l’opposition de gauche avec Michel Marien (PRG) et André Leca (PS) qui avaient déjà été candidats sur le même secteur il y a six ans. Il s’achève en mentionnant que l’extrême droite sera incarnée par Louis de Condé (FN).

 

Le qualificatif unique d’écrivain attribué à Alain Carteret fait allusion à ses livres sur l’histoire de Vichy et Napoléon III. Le candidat aurait préféré que soit mis en évidence la trentaine d’années passées dans l’économie productive comme cadre et chef d’entreprise.

 

 

11)  Jean-Claude Gay, candidat radical : régional et/ou national ?

 

Un article de La Montagne, le dimanche 15 février 2004, fait état d’un courrier daté du 28 janvier du président du parti radical valoisien, André Rossinot, retirant à Jean-Claude Gay son investiture nationale sur le canton de Vichy Sud, au motif que le Conseil départemental de l’UMP avait investi le Dr Corne. Reste à savoir combien de personnes et lesquelles participaient à ce fameux conseil ? Le président régional du parti radical, Jean-Luc Albert, décide de passer outre cette missive, en maintenant la candidature de Jean-Claude Gay. Les candidats des partis comptent visiblement plus sur des investitures potentielles que sur leur propre valeur pour recueillir les suffrages des électeurs !

 

 

12)  Les candidats « Tu m’as vu ? »

 

Certains candidats aux cantonales sur Vichy Sud font, depuis quelques semaines, la chasse aux photos publiées dans le journal La Montagne. Pas du tout « M’as-tu-vu », ils bousculent leurs voisins pour être certains de bien figurer lorsque le petit oiseau va sortir. C’est d’autant plus facile pour eux qu’ils sont conseillers municipaux et, à ce titre, officiellement invités à toutes les manifestations (notamment les « AG de quartiers » qui ont toutes lieu en ce début d’année). Ils sont prêts à donner leur sang pour une photo (voir La Montagne du 5 mars). Certains en rajoutent même en allant pousser la chansonnette à la fin de parties de loto... Ils pensent, avec ce marketing style Troisième République, que plus on verra leurs bobines, plus ils auront de voix... Aux électeurs de leur faire savoir, le 21 mars prochain, que cette « démagogie du sourire » est d’un autre temps.

 

 

13)  L’URB « nette », mais graphiquement

 

Le quotidien La Montagne consacre une page entière, le samedi 28 février, à la candidature de Claude Malhuret aux régionales et au programme des « désignés URB de l’Allier pour les cantonales ». Il serait équitable que notre journal à monopole local offre une surface médiatique aussi importante aux autres candidats, de partis ou indépendants ! On apprend surtout dans cet article que l’URB est sur le net : un site internet « URB.net » est né. C’est significatif de la réactivité des grosses écuries politiques qui se réveillent à un mois des élections.

 

Christian Corne dit de lui, sur ce site web (le même texte reproduit dans sa riche brochure), qu’il est médecin, âgé de 57 ans et « maire adjoint » au thermalisme, ce qui est abusif puisqu’il n’est « qu’un des adjoints au maire » délégué au thermalisme. C’est tout. Aucun mot sur son passé familial, étudiant, professionnel, sportif (éventuel) ou politique. Rien sur ses idées personnelles, en matière de société, d’économie et d’institutions. La moindre des choses pour un candidat qui se présente à une élection serait de « se présenter », autrement que par l’âge, la profession et une fausse allégation. Cela aurait été un minimum de courtoisie vis à vis des électeurs qui veulent quand même savoir pour qui ils votent ! Corne confirme ensuite son intention de conserver ses trois actuels mandats locaux et nationaux dans le domaine du thermalisme : le talent humain n’a point de limite ! À quelques fautes de français près (« la plupart » est normalement suivi d’un verbe au pluriel), l’édito de Corne n’annonce pas, hormis le centre thermoludique (idée partagée par tous les candidats et déjà engagée par la communauté d’agglomération), un seul projet précis sur Vichy. Vichy qui n’est à ses yeux, écrit-il, que « l’un des plus beaux fleurons du département » : Alain Carteret affirme lui, avec fierté, que Vichy est « le premier fleuron » du département. Christian Corne annonce ses « engagements pour le canton de Vichy Sud ». Comme si on pouvait segmenter brutalement la ville en deux, et la ville de l’agglomération qui l’entoure ! Son prétendu « projet pour le canton », repris par La Montagne le mercredi 3 mars, n’indique pas non plus de propositions concrètes pour Vichy. Le Dr Corne travaillera « en faveur de…, il plaidera pour…, il soutiendra… », etc. Que des généralités ! Que des V V (Vagues Verbes), sans la moindre mesure d’application (créer, construire, rénover quelque chose de bien identifiée). Mon comique préféré, Jean-Marie Bigard, aurait ainsi fustigé avec humour les banalités qui coulent de source (thermale) dans la bouche de celui dont la soumission lui a fait obtenir la « candidature officielle » (comme sous Napoléon III) : « On voit mal un candidat se prononcer contre l’emploi, contre le développement économique, contre le tourisme, contre les agriculteurs, contre les personnes âgées, etc. ». Au final, le seul argument électoral de Christian Corne est qu’il est investi par l’URB et théoriquement soutenu par Georges Frélastre. « C’est un peu court, jeune homme », plaçait Edmond Rostand en introduction de la tirade du nez de Cyrano de Bergerac…

 

Revenons au texte du site URB. Il est fatigant, pénible à lire par la petitesse des caractères et par leur couleur blanche sur fond sombre (bleu foncé), ce qui est fortement déconseillé dans toutes les écoles de communication pour des documents longs. Le déroulement des lignes par flèches de défilement est d’une lenteur moyenâgeuse et franchement décourageante. Le souci d‘un pur esthétisme l’emporte visiblement sur la lisibilité du contenu. Bref, l’URB essaie de « paraître jeune et tendance » (en dépit de son slogan éculé « Ensemble ») en ne jouant que sur la forme. Est-ce pour masquer un défaut de fond ?

 

On peut en effet le craindre. Le site « Majorité départementale » présente joliment son projet « Ensemble, pour réussir l’Allier ». Ce projet se borne aux éternels et vagues objectifs (aucune suggestion précise), communs à tous les partis (aucune différenciation visible). Il promet d’arroser tout le monde sans distinction : tous les âges (de la petite enfance aux aînés), toutes les professions (des agriculteurs aux entreprises), tous les secteurs (de l’éducation à l’environnement), tous les défavorisés (des handicapés aux exclus). Personne n’échappe au grand cœur URB, plein d’argent en poche pour financer ces promesses… sauf la ville de Vichy qui n’est même pas mentionnée dans les « pôles culturels » à développer. Par contre, le tirage papier du site URB pour chaque candidat, est superbe, bien en phase avec la santé financière des partis au pouvoir. Cette brochure luxueuse (rien que douze pages A4 recto-verso, tout en couleur !) ridiculise les tracts et prospectus des autres pauvres candidats contraints à assurer souvent eux-mêmes la distribution en boîte à lettres. Ce verbiage, de haute et dispendieuse qualité graphique, n’a même pas été imprimé dans l’Allier, en contradiction flagrante avec le premier engagement du programme de « développer le territoire ». Alain Carteret, Michel Marien et Daniel Rondepierre sont les seuls candidats de Vichy Sud à avoir confié l’impression de leurs documents électoraux à une entreprise de Vichy, située sur le territoire de Vichy Sud : l’imprimerie Vidal, à la Croix Saint-Martin. Le Dr Corne fera imprimer ses professions de foi par la société Fusium à Lezoux (Puy-de-Dôme). Au lieu de pleurer sur le sort et les difficultés des entreprises locales, les autres candidats devraient commencer par donner l’exemple en les faisant travailler !

 

Ajoutons que, sur douze grandes pages 21 x 29,7 cm de sa coûteuse brochure, Christian Corne n’a pas trouvé un recoin pour dire un seul mot sur la valeur et la carrière exemplaire de Georges Frélastre : licencié es lettres et Sciences-Po, professeur de faculté, ancien adjoint à la culture, passionné de sports, orateur passionnant, écrivain reconnu et… 36 ans ininterrompus de Conseil général. C’est vraiment ne pas être reconnaissant à l’égard de la personne à laquelle il prétend succéder et dont le soutien (officiel) est le principal argument. La candidat investi URB se borne à exploiter Georges Frélastre par une photo (où Jojo fait d’ailleurs grise mine et n’a pas l’air du tout enchanté) avec un petit texte suggérant que le conseiller sortant remet ses « dossiers entre de bonnes mains ». Oser ainsi « vendre la peau de l’ours » manque de modestie et de pudeur vis à vis des autres candidats, rabaissés au rang de simples figurants. C’est aussi manquer gravement de prudence, comme avait pourtant bien prévenu un certain Monsieur de La Fontaine dans sa fable L’ours et les deux compagnons ! Avoir foi en sa propre candidature est un comportement légitime ; mais considérer ses adversaires comme quantité négligeable en ne comptant que sur le soutien apparent d’une tierce personne est des plus présomptueux et… périlleux !

 

Concluons en rappelant que le site sur lequel vous vous trouvez existe, lui, depuis 1999. Sa rubrique « cantonales Vichy Sud », en page d’accueil, donne des informations objectives sur ces élections depuis le 1er janvier 2004, c’est-à-dire depuis plus de deux mois. Il regorge, lui, de propositions concrètes, plus utiles pour l’avenir de Vichy qu’une vide opération de pur marketing électoral.

 

 

14)  A La UNE de mars 2004

 

Le mensuel indépendant « A La Une », créé il y a dix ans par Mario Robert en opposition à la politique municipale de Claude Malhuret, a sorti le 29 février son numéro 111 de mars 2004, le dernier avant les élections régionales et cantonales. Il consacre de longs interviews à cinq candidats au titre de conseiller général de l’Allier : Éric Paulet (à qui l’URB a refusé l’investiture) et René Bardet (PC) pour Cusset Nord, Michel Marien (PRG) pour Vichy Sud, enfin Paul Batut (PRG) et François Szipula (URB) pour Le Mayet-de-Montagne. Dès le début de son interview, François Szipula, maire d’Arrones depuis 1989, s’empresse du reste d’affirmer qu’il n’a « aucune appartenance politique, aucun encartement », car il ne veut pas être « un mouton obéissant aveuglément aux consignes d’un parti ». Claude Malhuret avait exigé que le candidat URB pour Vichy Sud soit membre de l’UMP, conseiller municipal et même adjoint, pour mieux l’avoir à sa botte. Par ailleurs, le magazine vichyssois se plaint de la platitude de la campagne sur Vichy Sud, avec des « candidats silencieux ». Sans doute ignore-t-il que la campagne ne débute légalement que le lundi 8 mars 2004.

 

Alain Carteret, le chef d’entreprise (et historien à ses heures : « Est-ce un défaut ? », écrirait Denis Tillinac, ami d’enfance d’Alain Carteret) que certaines mauvaises langues accusaient d’être en connivence avec A La Une, n’aura donc pas eu la parole dans ce magazine très lu des Vichyssois (les pro-Malhuret qui l’exècrent sont les premiers à l’acheter) ! Après plus de trente années d’expérience professionnelle comme cadre puis chef d’entreprise, il n’est qualifié que d’écrivain, terme supposé péjoratif (comme un paumé, toujours dans ses papiers). Pire, il lui est reproché page 15, sous le chapeau « L’énigme Carteret », de faire concurrence à Corne (qualifié par ailleurs de « dents blanches » et d’« ultra-brite », n’ayant « pour tout programme que son sourire ») et à Gay (précédemment interviewé en janvier : seuls les deux candidats radicaux de Vichy Sud auront eu finalement les honneurs du journal). « Créneau déjà occupé », explique le texte qui déclare ne pas « connaître son programme ». Celui-ci, affiché sur ce site dès le 1er janvier, avait été aussitôt consulté par A La Une ! L’espoir d’un jet d’éponge « Ira-t-il jusqu’au bout ? », sur lequel conclut le pépé (P.P.) de Vichy qui signe cet article de faux courrier des lecteurs, aura été déçu puisque sa candidature a bien été déposée en préfecture le 26 février. Mais Alain Carteret peut-il se consoler en voyant que la page 14 poursuit, avec de vives contestations, l’étude comparative de Napoléon III avec de Gaulle et Mitterrand, issue de son récent livre « Napoléon III bienfaiteur de Vichy » ? Cela, c’est une autre histoire…

 

 

15)  À la Clôture des candidatures, le 4 mars

 

La clôture du dépôt officiel des candidatures a eu lieu le jeudi 4 mars 2004 à midi en préfecture de Moulins. Un total de 114 candidatures (dont 25 femmes = 22 %, la parité ne pouvant exister pour un scrutin uninominal), soit un quart de plus qu’en 1998, a été déposé pour les 18 cantons renouvelables dans l’Allier. Sur ces 18 cantons, près des 2/3 (61 %) étaient détenus par la gauche (onze dont 6 PC, 4 PS et le député PRG Gérard Charasse). La droite n’a que sept conseillers généraux sortants : les trois parlementaires Gérard Dériot, Bernard Barraux sénateurs et Yves Simon député (assurés d’être réélus) et les quatre ex-représentants de l’arrondissement de Vichy plutôt à droite (Vichy-Sud, Chantelle, Escurolles et Le Mayet).

 

La majorité URB (20 sièges contre 15 à la gauche depuis le 18 mars 2001) ne risque donc pas de perdre sa prédominance, même si les élections intermédiaires (mid-term, disent les Américains) sont en principe défavorables aux partis au pouvoir (le fameux « vote sanction »). Pour rependre la majorité, la gauche devrait conserver ses onze cantons à sortants de gauche (faire un « sans-faute ») et gagner au moins trois des sept cantons à sortants de droite (elle aurait alors 18 sièges et 17 pour le droite). L’URB dirige le département depuis 1982 (à l’exception des trois années du communiste Mairal de 1998 à 2001), soit un bail de 19 ans sur les 22 dernières années. La droite peut même améliorer sa représentation, quel que soit le résultat à Vichy Sud où un candidat de droite (Alain Carteret ou Christian Corne qui pourraient bien se retrouver face à face au second tour) est logiquement favori (2/3 des voix pour les candidats de droite aux premiers tours de 1992 et 1998). Du reste, Gérard Dériot serait gagnant pour le département à accueillir un Carteret plein de punch et d’idées, plutôt qu’un « toutou malhurisé ».

 

Pour le canton de Vichy Sud, il y a neuf candidats dont huit « candidats officiels », inféodés aux partis politiques (voir plus haut une présentation objective des neuf candidats). Ce nombre de neuf candidats (deux de plus qu’en 1998) est supérieur de moitié à la moyenne de 6,3 candidats par canton. La compétition sera donc très ouverte, serrée et rude à Vichy. Les cinq candidats des partis de gauche (LO, PC, Verts, PS et MRG) et les trois candidats des partis de droite (Radical valoisien, URB-UMP et Front national), ne seront contrariés que par un électron libre : Alain Carteret, classé (à juste titre) « DVD », c’est-à-dire Divers droite. Lutte d’un pot de terre contre huit pots de fer ? Gare aux surprises, le dimanche 21 mars ! Lire attentivement l’interview qui suit…

 

 

15)  Lundi 8 mars : ouverture de la campagne

 

La campagne électorale pour les élections cantonales des dimanches 21 et 28 mars 2004 est officiellement ouverte le lundi 8 mars. Une commission dite « de propagande » est constituée en mairie de Vichy pour fixer et suivre la bonne application des règles électorales sur le canton de Vichy Sud.

 

Permanences d’Alain Carteret : Présence d’Alain Carteret, candidat « Libre pour Vichy », seul candidat « hors partis »

Ø           « Pause café », 54 passage Clemenceau à Vichy : de 17 heures à 18 h 30, chaque jour

Ø           Permanence téléphonique : 04.70.31.80.67 (répondeur, si absence momentanée)

Ø           Dialogue par mails sur internet - Adresse : a.carteret@wanadoo.fr

Ø           Programme complet et historique du canton sur le site web (vous y êtes) : Http://perso.orange.fr/carteret
(le faire savoir autour de vous – Bien noter qu’il n’y a pas les trois www en tête)

 

Grande réunion publique d’Alain Carteret (« Libre pour Vichy ») :

Vendredi 12 mars, à 18 h 30, à la salle des fêtes de Vichy.

Il faut s’attendre à une réunion « non conventionnelle », sortant des meetings électoraux classiques !

Pas de musique, ni de majorettes : allez plutôt soutenir la JAV le samedi soir !

Pas de pot en fin de réunion : information honnête, sans essayer de soudoyer les électeurs !

 

 

16)  Vendredi 12 mars : Grande réunion Carteret

 

Les affiches d’Alain Carteret, de couleur bleue, ont été placées le mercredi 10 mars sur les onze emplacements prévus à cet effet (panneau numéro 7) sur le secteur de Vichy Sud : rue Sainte-Cécile (le long de l’église Saint-Louis), face à la Médiathèque (rue Lyautey), entre le jeu de boules et le pôle Lardy (avenue des Célestins), square Albert Ier (avant le pont de Bellerive), boulevard de l’Hôpital (au niveau de la rue Didi Brahim), devant l’école Paul Bert (rue du Quatre-Septembre), avenue de Gramont (devant l’ex-usine d’emballage CFV), devant les trois maternelles Sévigné (face à la mairie), rue de Provence (vers l’hôpital), rue Lyautey (face à la rue Fleury) et aux Garets (face à l’église).

 

La réunion publique d’Alain Carteret a lieu le vendredi 12 mars à 18 h 30, à la salle des fêtes de Vichy. Malgré trois courriers, le journal La Montagne n’a pas daigné annoncer cette réunion avant le jour-même, réussissant ainsi à réduire à moins de cinquante personnes le nombre de sympathisants. L’exposé d’Alain Carteret était loin des sentiers battus et de la langue de bois. Il a mis en évidence qu’il était seul face à huit candidats de partis politiques qui, au pouvoir, qu’ils soient sur le papier de droite ou de gauche, ne font tous qu’accroître la socialisation de la France par des politiques fiscales qui tuent les entreprises et l’emploi. Dans une micro-élection où l’avenir de Vichy est en jeu, mieux vaut faire confiance à un candidat motivé et efficace (trente ans d’expérience d’entreprises privées) plutôt qu’à des politiciens ne recherchant que des places supplémentaires.

 

 

17)  Mercredi 17 mars : documents électoraux reçus

 

Les 8.629 électeurs de Vichy Sud reçoivent dans leurs boîtes à lettres, le mercredi 17 mars, les « documents de propagande » : professions de foi (format A4 : recto et verso utilisable) et bulletins de vote (envoi coûteux et parfaitement inutile). Il se confirme que le candidat URB a bien utilisé une imprimerie située hors de Vichy et même hors du département de l’Allier dont il prétend défendre les intérêt des entreprises : Fusium, à Lezoux dans le Puy-de-Dôme ! Alain Carteret, Michel Marien et Daniel Rondepierre ont, eux, fait appel aux services de l’imprimerie Vidal, à la Croix Saint-Martin, sur le canton de Vichy Sud. L’analyse du contenu des professions de foi révèle que seuls deux candidats ont expressément cité Manurhin, Sediver et Polyflex : Alain Carteret, en priorité des problèmes à résoudre, et le communiste Taillandier au dos de sa brochure !

 

Le soir, Michel Marien organisait une réunion, sans invectives, au cinéma Le Mat, rue Sornin. De son côté, Christian Corne se produisait dans la grande salle des fêtes de Vichy. Il a pu bénéficier des brillantes prestations de Claude Malhuret, Gabriel Maquin et Jojo Frélastre (apparent supporter), venus à son secours pour suppléer la faiblesse de ses projets pour Vichy. Le journal La Montagne du même jour avait « omis » de rappeler la permanence d’Alain Carteret (parce que candidat « hors partis » ?), malgré deux aimables demandes adressées par courriers, comme il avait « oublié » d’annoncer sa réunion publique avant le 12 mars. Le candidat socialiste André Leca est, lui, plus habile ou en meilleurs termes avec le chef d’agence du quotidien à Vichy : il a droit depuis deux semaines à son communiqué chaque jour (et même trois le jeudi 18 mars), quel que soit le bistrot où il « rencontre les électeurs » (lesquels ? Ils sont tous aussi désintéressés à cette campagne que discrets !).

 

 

18)  Scandaleux : la Montagne du jeudi 18 mars

 

Le jeudi 18 mars, La Montagne passe enfin, au bas de la page 6, le communiqué remis par Alain Carteret sur sa permanence au cœur de Vichy. Mais le quotidien n’a pu résister au plaisir de créer de toutes pièces et d’introduire trois fautes de français, par des modifications intempestives dans les quatre courtes lignes de texte transmises :

§         Rencontres d’Alain Carteret, au lieu de « Rencontres avec Alain Carteret » dans le texte apporté rue Louis-Blanc. Jean-Claude Gay et Louis de Condé bénéficient heureusement du titre plus correct de « rencontre avec ».

§         Candidat « hors partie » (sous-entendu : hors jeu = pas dans le coup), au lieu de « hors partis » (= en dehors des partis politiques). Pourquoi ne pas avoir transformé en « sans parties » avec un « s » final, pendant qu’on y était !

§         Permanence jusqu’au jeudi et vendredi 19 mars, au lieu de « ce soir jeudi 18 et vendredi 19 ».

 

Et encore, ces transformations (innocentes ? à l’égard de celui qu’on se borne à présenter en écrivain, négligeant ses projets concrets pour Vichy et mésestimant ses trente années de vécu en entreprises) ne sont qu’une goutte d’eau à côté du scandale constitué par le reportage du journal en haut de la page 4 du même jour, jeudi 18 mars 2004. Il porte sur la taille et l’emplacement des photos des candidats de Vichy Sud. La Montagne transgresse le rôle d’impartialité qui devrait être celui d’un journal honnête d’information. L’emplacement des photos ne respecte ni l’ordre alphabétique, ni l’ordre officiel d’affichage alloué par la préfecture. Si les photos ont toutes la même largeur de 4,2 cm, la hauteur diffère, non sans malice, avec 6 à 7 centimètres attribués à six candidats. Alain Carteret est finalement le seul candidat défavorisé. Il dispose de la plus petite photo des neuf candidats, coincée tout en bas, avec seulement 4 cm de hauteur. Le candidat lui-même a cru, à première vue, qu’il avait été oublié ! Par ailleurs, le montage visuel avantage considérablement MM. Corne et Leca dont les portraits encadrent le texte journalistique : idéal pour une mémorisation positive. C’est une manière insidieuse de les situer, dans l’imaginaire des lecteurs, comme les deux favoris devant inévitablement s’affronter au second tour !

 

Tout cela est proprement scandaleux ! Le législateur s’efforce de fixer des règles strictes (quoique bien imparfaites : voir plus haut les anomalies des modalités des élections cantonales) pour placer les candidats dans de strictes conditions d’égalité. Profitant de la faille de l’absence de législation pour les organes de presse écrite, La Montagne se permet, anti-démocratiquement, de donner sciemment un gros coup de pouce à certains candidats en agissant sur le subconscient des lecteurs ! Tout le monde sait qu’on assimile forcément l’importance des candidats à la taille de leurs photos et que les images ont bien plus de poids que le texte (fut-il objectif, nous en convenons). En professionnel de la communication, le quotidien connaît évidemment ces mécanismes élémentaires rappelés à la première heure de cours dans les écoles de journalisme et de publicité. Les deux articles de bas de la même page 4 respectent, là normalement, tous les candidats des deux cantons d’Yzeure et de Souvigny, en affectant à chacun une taille de photos absolument égale.

 

Alain Carteret a aussitôt rédigé la lettre de protestation suivante au journal La Montagne :

« J’élève une vive protestation à l’encontre du reportage photographique qui accompagne le texte de présentation de l’élection cantonale de Vichy Sud, à la page 4 de votre édition du jeudi 18 mars 2004. Les photos des neuf candidats n’ont pas du tout la même superficie, du fait de leur hauteur, alors que la règle élémentaire de stricte égalité est normalement respectée dans les deux articles situés au-dessous pour les cantons d’Yzeure et de Souvigny. Je dispose, comme par hasard, de la taille la plus petite (juste 4 cm de hauteur) et du positionnement le moins visible, alors que les autres candidats bénéficient de 50 % de hauteur supplémentaire (moyenne de 6 cm), avec des positions plus en vue. J’ai même cru ne pas figurer ! De plus, deux candidats sont particulièrement favorisés en encadrant le texte rédactionnel, meilleur emplacement publicitaire qui soit. Je ne crois pas que cette mise en page soit innocente. En effet, aucun critère objectif ne justifie ces choix de taille et de placement des photos : ni l’ordre alphabétique (normal ou inverse), ni l’ordre de déclaration officielle en préfecture. Cette manière sournoise d’influencer le lecteur-électeur en accordant, à certains candidats qui doivent recueillir vos préférences, une taille et une place de choix (assimilées dans le subconscient à l’importance des candidats) est proprement scandaleuse et contraire à la démocratie. »

 

Alain Carteret est reçu, le jeudi 18 mars à 15 h 20, par le responsable de l’agence La Montagne à Vichy, 36 rue Louis Blanc. Ce dernier refuse catégoriquement de publier cette lettre de protestation dans la prochaine édition du quotidien. Il se retranche derrière des impératifs de « mise en page » effectuée par la rédaction de Clermont-Ferrand. Alain Carteret, qui connaît parfaitement l’informatique et la PAO, s’attendait à cet argument fallacieux. Le journal avait toute latitude pour effectuer un montage équilibré des visuels. La 2e et la 3e colonne de texte pouvaient être placées l’une sous l’autre, dégageant un vaste rectangle à quatre colonnes pour regrouper les photos de même taille des candidats dans un ordre alphabétique ou légal. Comble de mauvaise foi, le journaliste donne ordre à son assistance de déchirer sur le champ ce courrier de protestation gênant ! Si le hasard (il ne reste plus que le tirage au sort comme critère d’emplacement puisque l’ordre n’était ni alphabétique, ni officiel, ni subjectif aux dires du journal) avait inversé les photos de Corne (le plus bel emplacement) et de Carteret (le plus ridiculement placé et rikiki), j’ose imaginer qu’un coup de fil furieux de Dériot ou de Giscard aurait reçu un accueil autrement courtois et réparateur. Mais c’est là de la politique-fiction…

 

 

19)  Réunions Leca et Bonté : jeudi soir 18 mars

 

André Leca, candidat socialiste à Vichy Sud, organisait jeudi soir sa grande réunion à la salle des fêtes de Vichy. Plutôt beau gosse et charmeur, il vaut mieux le voir en vrai que sur ses documents électoraux où il affiche un visage d’une tristesse jospinienne. Le marketing du « candidat sourire » Corne est tout de même plus plaisant et vendeur.

 

Pierre-Joël Bonté, leader socialiste aux régionales, prend le relais à 21 heures. Cet ancien Vichyssois, né le 27 décembre 1946, était déjà surnommé « Bonté divine » à l’institution Saint-Dominique qu’il a fréquentée avant d’aller au lycée de Presles. Dans un style clair et incisif, il a critiqué les 18 années de Giscard à la tête de la région, synonymes pour lui de « promesses non tenues » (malgré son fabuleux carnet d’adresses) et de « dépenses somptuaires » au profit exclusif de la région clermontoise. La droite de l’UMP et le gouvernement de Raffarin sont accusés d’ « extra ultra-libéralisme », avec des propos contre les profits des entreprises dignes de Karl Marx et d’Arlette Laguiller. Pour remplacer la perte continue des emplois industriels, sa proposition de créer des emplois dans la fonction publique, les services publics, les collectivités publiques et les associations de solidarité ne ferait-elle pas qu’aggraver encore le mal par une fiscalité accrue pesant sur le secteur productif restant ? Le secteur privé peut bien crever, du moment que la collectivisation et la syndicalisation du pays se renforcent !

 

 

20)  Appels à voter : vendredi 19 mars

 

La Montagne du vendredi 19 mars produit, page 7, deux « appels à voter » pour des candidats de Vichy Sud : Claude Malhuret et Georges Frélastre pour Christian Corne d’une part ; le parti radical de gauche pour Michel Marien d’autre part. André Leca avait déjà utilisé cette technique publicitaire le jeudi 18 avec deux appels émanant de Lionel Jospin (sorti de sa retraite politique juste pour lui) et de Bertrand Delanoë.

 

Alain Carteret est, lui, soutenu par de purs Vichyssois (comme lui) qui sont bien plus nombreux que les deux élus précités, que quelques membres d’un parti se comptant sur les doigts d’une main et que des leaders socialistes étrangers à la ville. Particulièrement sensible à un minimum d’égalité de traitement entre candidats, il a donc remis en début d’après-midi au journal La Montagne le communiqué qui suit, avec une demande de parution le lendemain samedi 20 mars (dernier jour officiel de la campagne) :

 

« Le Comité de soutien d’Alain Carteret, composé d’anciens élèves de Saint-Do et du collège de Cusset, de nombreux salariés de la Manurhin, d’anciens joueurs de la JAV et du RCV rugby, de tennismen du Sporting de Vichy, de membres de l’Alliance française, de la Shave, des Amis de Napoléon III, et enfin de nombreux stagiaires des entreprises de Vichy qu’il a formés à l’informatique, appelle les électeurs de Vichy à porter leurs suffrages à Alain Carteret.

Ils savent que, quoique candidat hors partis, « il est le meilleur pour promouvoir Vichy, par sa connaissance, sa passion et sa disponibilité pour la ville, et pour défendre l’emploi dans l’agglomération, par ses trente années passées en entreprises et son programme incluant notamment le projet clé en main d’un vrai musée de Vichy ».

 

Ce texte n’est pas paru le samedi 20 mars dans l’édition de La Montagne. Mais il n’y a, cette fois, rien à reprocher au journal qui respecte de fait l’égalité entre candidats… puisque aucun article n’est consacré aux élections cantonales.

 

Conformément à la jurisprudence du Conseil d’État, ce site Internet ne sera plus modifié avant lundi prochain 22 mars 2004. Figureront alors les résultats et des informations pour le second tour où la présence d’Alain Carteret donnerait une bouffée d’air à la démocratie locale et un espoir pour une bien meilleure promotion de Vichy dans l’intérêt de tous.

 

En attendant, bon vote et bonne chance à la JAV en déplacement à Nancy samedi soir et à l’équipe de France de rugby qui affronte l’Écosse à Murrayfield dimanche après-midi (en cas de victoire, elle jouera le Grand Chelem dans le Tournoi des VI Nations, samedi soir 27 mars au stade de France, contre l’Angleterre championne du monde).

 

 

 

Résultats

 

21)  Résultats du premier tour : dimanche 21 mars 2004

 

Les vœux sont exaucés : la JAV gagne de deux points à Nancy (86-84) et la France passe 31 points à l’Écosse. Par contre, le résultat du premier tour des cantonales à Vichy Sud est décevant pour Alain Carteret. Le seul candidat « hors partis » n’obtient que 6,32 % des suffrages exprimés (représentant 54,96 % des 8.263 inscrits). Or, on ne peut pas prétendre exercer la moindre influence sur des politiques (actions et hommes) si on ne « pèse » pas au moins 10 % de l’électorat (seuil de crédibilité). Quoique arrivant en position médiane (4 devant et 4 derrière), il est donc sèchement éliminé. Le réflexe classique du vote d’après l’étiquette du parti a joué à plein, indépendamment de la personnalité et du programme précis pour Vichy des candidats.

 

La concomitance (le télescopage, avec confusion parfois) des cantonales avec les élections régionales, que la gauche a politisées au plan national (réclamant un « vote sanction »), explique la large préférence donnée, à Vichy comme partout en France, aux « candidats officiels » soutenus par les deux grands partis de gouvernement : le PS, dopé par la victoire espagnole uniquement due à l’attentat terroriste du 11 mars à Madrid, et l’UMP qui a resserré les rangs des partisans de la droite classique face à l’hostilité de toutes les autres formations politiques anti-gouvernementales.

 

 

 

21 mars 1998 (1er tour)

Voix

%

1

Christian Corne (URB-UMP)

1 351

29,75 %

2

André Leca (PS)

877

19,31 %

3

Michel Marien (PRG)

626

13,79 %

4

Louis de Condé (FN)

593

13,06 %

5

Alain Carteret (DVD)

287

6,32 %

6

Daniel Rondepierre (Verts)

279

6,14 %

7

Jean-Claude Gay (Radical)

259

5,70 %

8

Daniel Tallandier (PC)

139

3,06 %

9

Françoise Collinet (LO-LCR)

130

2,86 %

 

EXPRIMÉS

4.541 voix
(sur 8.263 inscrits)

 

 

Deux constatations s’imposent d’emblée à la lecture de ces résultats :

1.         Christian Corne fait un score remarquable, approchant les 30 %
et supérieur de 3,52 % à celui obtenu par Georges Frélastre, il y a six ans.

2.         André Leca devance largement de 5,52 % le PRG Michel Marien (pourtant favori).
La leçon du 21 avril 2002 (éparpillement suicidaire) a bénéficié au candidat socialiste.

 

Le second tour opposera donc, dimanche prochain 28 mars 2004, Christian Corne (droite) à André Leca (gauche), comme La Montagne y encourageait ses lecteurs dans son article du jeudi 18 mars (relire la rubrique 18, au-dessus). Si l’on fait masse des voix obtenues par la droite au 1er tour, on arrive au total de 55 %, soit un important recul de 13 points par rapport à 1998 où les cinq candidats de droite cumulaient 68 % des voix. De plus, le Front national représente 13 % sur ces 55 %. Pour l’emporter, il faudrait donc que Christian Corne récupère les 2/3 des suffrages FN (8 % des 13 % de Condé), en supposant un bon report des voix des 12 % qui ont voté pour Carteret et Gay. Mathématiquement, car rien ne dit aussi que les 45 % de l’ensemble de la gauche (dont près de 14 % d’électeurs de Marien forcément déçus et de 6 % d’extrême gauche PC-LO) se retrouvent intégralement sur le nom d’André Leca. En ajoutant l’inconnu des abstentionnistes susceptibles de se déplacer (ils devraient être peu nombreux, compte tenu du taux correct de participation : 57,22 % de votants au premier tour = 42,78 % seulement d’abstentions), on peut s’attendre à un duel très serré au second tour. C’est du 50-50 sur la ligne de départ. Impossible de prévoir le résultat final !

 

 

22)  Le Figaro du lundi 22 mars

 

La quotidien Le Figaro publie le lundi 22 mars, page spécial 3, la totalité des résultats des cantonales en France. Il se trouve que, pour Vichy Sud, il oublie un seul des neuf candidats : Alain Carteret. Le nombre des voix attribué aux huit candidats cités est rigoureusement exact ; mais les pourcentages sont tous faux puisque les 287 électeurs d’Alain Carteret ne sont pas pris en compte. Est-ce à dire qu’il y aurait collusion entre le local La Montagne qui a multiplié les crocs-en-jambe sur sa candidature, et le national Le Figaro ? Un candidat qui n’a jamais été encarté et qui se présente « hors partis », en mettant en œuvre le plus petit budget de France, constituerait-il un danger pour la démocratie ? Le plus curieux est que le site internet du Figaro fournissait l’exactitude des résultats avant minuit, le dimanche soir 21 mars ! Pour la forme, le candidat ainsi ignoré dans l’édition papier demande au Figaro un rectificatif.

 

 

23)  Remerciements d’Alain Carteret : mardi 23 mars

 

Alain Carteret a remis, lundi 22 mars à 11 heures du matin, la « lettre de remerciements » suivante au journal La Montagne, en demandant à ce que son texte ne soit ni écourté ni modifié :

 

Je remercie de tout cœur les Vichyssoises et les Vichyssois qui m’ont apporté leurs suffrages à l’élection cantonale de Vichy-Sud, le dimanche 21 mars 2004.

 

Ils ont exprimé avec amitié et lucidité leur choix pour un « Vichyssois de toujours », pleinement motivé et disponible pour promouvoir Vichy et son agglomération, sans arrière-pensée de carrière politique personnelle.

 

Ils ont aussi soutenu, par leur vote, ses projets concrets dont l’idée d’un « vrai musée de Vichy », indispensable pour assurer la préservation du riche patrimoine de la ville, une meilleure connaissance culturelle de l’histoire de Vichy et une fréquentation touristique accrue et prolongée de la station au profit des entreprises locales et de l’emploi.

 

Nul n’est prophète en son pays. Le suffrage universel a préféré retenir, pour le second tour à Vichy-Sud, deux candidats d’appareils politiques. Leurs partis ne cessent au gouvernement, par leurs politiques fiscales affaiblissant sans répit la compétitivité des entreprises et accroissant en conséquence le chômage, de renforcer ou de maintenir une société trop collectivisée. Néanmoins, le 28 mars, le docteur Christian Corne sera le candidat le moins à gauche économiquement et le plus à même d’apporter des solutions positives pour l’avenir. Je souhaite donc, pour ma part, qu’il représente notre cité thermale au sein du Conseil général de l’Allier et que l’URB préserve et même améliore sa majorité à l’assemblée départementale. En bon démocrate, je sais que chaque électeur reste naturellement libre de se prononcer pour le candidat de son choix.

 

L’incorrigible La Montagne ne reproduit, dans son édition locale du mardi 23 mars sous le chapeau « Réactions » en bas de la page 6, que certains éléments de la déclaration ci-dessus, en dépit de la demande expressément formulée :« À publier intégralement, sans coupures, ni changements ». Le titre « Remerciements » est supprimé, ainsi que toute la première phrase. Les lecteurs ne sauront pas que le candidat éliminé est un homme correct, reconnaissant envers ceux qui lui ont apporté leurs suffrages. Le texte ne débute qu’à la seconde phrase : il laisse faussement entendre que tous « les Vichyssois » ont voté en sa faveur et il oublie de reprendre « les Vichyssoises » mentionnées en ligne précédente avant les citadins de sexe masculin. Ce n’est pas Alain Carteret qui est macho, mais La Montagne. Là encore, comment les lecteurs du journal pourraient-ils le savoir ! Ensuite la première moitié du dernier paragraphe, sur l’attitude fiscale dommageable pour l’emploi des partis de gouvernement, est passée à la trappe. Sans cette explication préalable, l’auteur aurait écrit que Christian Corne était le candidat « le plus libéral » économiquement, et non « le moins à gauche ». Enfin, le souhait clairement exprimé que « l’URB préserve et même améliore sa majorité à l’assemblée départementale » disparaît totalement. Au total cinq passages (textes en rouge, plus haut = près de la moitié du communiqué est enlevé) n’ont donc pas plu au journaliste qui avait à charge de transmettre les remerciements à l’impression ou au fameux coupable de la mise en page. Sans jouer au pinailleur, il faut avouer que qu’une information ainsi tronquée mériterait une nouvelle lettre de protestation. Comme elle serait encore déchirée, subissant la même sort que la précédente (relire la rubrique 18 au-dessus), il n’en sera rien fait. C’est ainsi que le pot de terre baisse ses anses devant le pot de fer. Ne redoutait-il pas un massacre bien plus néfaste de son texte ?

 

 

24)  Résultat du 2e tour Vichy Sud (28 mars 2004) : Corne (URB) élu

 

 

21 mars 1998 (1er tour)

Voix

%

2e tour : 28 mars 2004

Christian Corne (URB-UMP)

1 351

29,75 %

2.449

53,26 %

André Leca (PS)

877

19,31 %

2149

46,74 %

Michel Marien (PRG)

626

13,79 %

 

 

Louis de Condé (FN)

593

13,06 %

 

 

Alain Carteret (DVD)

287

6,32 %

 

 

Daniel Rondepierre (Verts)

279

6,14 %

 

 

Jean-Claude Gay (Radical)

259

5,70 %

 

 

Daniel Tallandier (PC)

139

3,06 %

 

 

Françoise Collinet (LO-LCR)

130

2,86 %

 

 

EXPRIMÉS

4 541 (8.263 inscrits)

4.598 (plus 57 sur 1er tour)

 

 

Christian Corne (URB-UMP) est élu conseiller général de Vichy Sud avec 53,26 % des suffrages exprimés, soit exactement 300 voix de plus qu’André Leca (PS). Le fait qu’il n’y ait eu que 57 suffrages exprimés supplémentaires par rapport au premier tour du dimanche précédent 21 mars laisse à penser que, outre un excellent report des voix des candidats éliminés tant à gauche (Marien, Verts, PC et LO) qu’à droite (Carteret et Gay), environ 3/4 des électeurs du Front national ont voté à Vichy pour le candidat de la droite gouvernementale. À moins que nombre de Lepénistes ne soient pas allés aux urnes et qu’ils aient été remplacés par des abstentionnistes du premier tour très favorables à la droite ? Nul ne le saura jamais…

 

Le résultat des cantonales 2004 sur l’Allier se limite à la perte d’un seul siège (sur 7 renouvellements de cantons à droite) pour l’URB majoritaire du président Dériot : le canton du Montet détenu par le député Yves Simon battu par la communiste Lacarin. La majorité de droite est seulement réduite de 20 à 19 membres sur 35 conseillers généraux. La gauche, qui a conservé ses 11 sièges soumis à renouvellement, comprendra désormais 16 membres à l’assemblée départementale : 7 PC, 6 PS et 3 PRG (Gérard Charasse réélu à Cusset Sud, Dominique Chassenieux et Jacques Cortez dont les cantons n’étaient pas renouvelés).

 

Le jeudi 1er avril 2004, Gérard Dériot est reconduit à la présidence du Conseil général de l’Allier. Sur les dix vice-présidents désignés, aucun ne représente Vichy, la plus belle ville et le première agglomération du département. Cela ne fait que confirmer le bien-fondé de la candidature d’Alain Carteret qui, s’il avait été élu, aurait nécessairement obtenu (en contrepartie se son soutien politique à la majorité Dériot) un de ces postes pour mieux défendre Vichy.

 

 

25)  Régionales du 28 mars 2004 : Giscard au tapis

 

Pour la région Auvergne, la liste gauche plurielle de Pierre-Joël Bonté l’emporte (30 élus) sur celle de Valéry Giscard d’Estaing (17 élus), avec 52,65 % des suffrages exprimés. VGE perd la région qu’il présidait depuis 18 ans.

 

Il avait promis en 1998 qu’il se présentait pour la dernière fois. Est-ce le « combat de trop » pour l’ancien président de la République qui, âgé de 78 ans (né le 2 février 1926), avait commencé son parcours politique en Auvergne le 2 janvier 1956 (élu député du Puy de Dôme) ? Certes, il résiste apparemment mieux à « la déferlante de gauche » (un « 21 avril à l’envers ») que les autres ex-présidents de régions de droite (l’Alsace reste la seule des 21 régions métropolitaines, hors Corse au cas spécial, à droite). Mais Giscard a été un des rares à bénéficier de l’absence du Front national, à qui il n’a manqué que 0,42 % de voix pour atteindre la barre des 10 % permettant de participer au second tour. A-t-il payé son refus hautain de serrer la main à son adversaire lors du débat télévisé sur FR3 le jeudi soir 25 mars ? Les militants de droite restent convaincus que Giscard était le seul homme capable de soustraire l’Auvergne à la gauche, au milieu de la vague nationale anti-gouvernementale.

 

L’ancien président n’aurait pas connu cette déconvenue finale si le Parlement avait voté la suggestion d’Alain Carteret (émise en 1999) d’interdire toute candidature à ceux qui ont dépassé les 70 ans à la date d’une élection ! VGE, blessé dans son orgueil comme au soir du 10 mai 1981 (il a attendu deux jours avant de remercier ses électeurs !), se consolera sans peine avec l’Europe, l’Académie française, l’écriture de ses mémoires et probablement (aux dires de son fils Louis) le Conseil constitutionnel dont il membre de droit depuis 1981.

 

La seule consolation pour Vichy est que PJB, le nouveau président du Conseil régional d’Auvergne, prendra sans doute plus soin de Vichy que VGE ne l’avait fait. Pierre-Joël Bonté a, en effet, passé les vingt premières années de sa vie à Vichy (où il est né) et s’est montré très attentif aux difficultés de l’agglomération lors de ses meetings. Giscard a implanté sur Clermont des infrastructures concurrentes à Vichy et n’a pas repris, dans son programme aux régionales, le projet d’Alain Carteret (créer un « vrai musée de Vichy ») dont son adjoint Claude Malhuret n’avait sans doute pas manqué de l’informer. Il est vrai que la droite a abandonné la culture à la gauche médiatisée par Jack Lang, à tel point qu’elle sait même plus reconnaître un projet économique moteur d’emplois derrière une initiative d’apparence culturelle !

 

 

26)  Conclusion partielle…

 

Cette rubrique « Cantonale Vichy Sud 21-28 mars 2004 », ouverte le 1er janvier 2004, a été placée en page d’accueil du site et écrite au jour le jour par Alain Carteret pendant les trois mois de campagne. Elle n’a pas été lue par les électeurs, comme le prouve l’absence de réactions (moins d’une dizaine de mails en retour). Malgré un taux d’équipement en micros et en liaisons internet en progression, la consultation de sites électoraux n’est visiblement pas encore entrée dans les mœurs !

 

Par souci de transparence, la rubrique sera intégralement conservée sur le site. Basculée en barre de navigation le 31 mars 2004, elle permettra à ceux qui aiment Vichy ou qui veulent mieux connaître la ville d’avoir une vision actualisée des réalités du Vichy d’aujourd’hui.

 

C’est un complément nécessaire aux chapitres purement historiques de ce site, le passé ayant pour première fonction d’éclairer le présent.