Entreprises

 

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Entreprises disparues

 

Entreprises actuelles

 

Organismes économiques

 

CCI de Moulins-Vichy

 

 

Entreprises disparues

 

Hommage aux entreprises du passé qui ont contribué
à l’emploi et à la prospérité de Vichy et ses environs

 

 

 

Aletti
Grands hôtels

La Société des Grands hôtels, constituée par Joseph Aletti (1864-1939), gérait les cinq grands palaces vichyssois : Carlton, Majestic, Parc, Radio et Thermal. Son fils, Jacques Aletti, les a progressivement tous revendus. Ils ont été transformés en appartements de luxe (le Radio est devenu « Palais des parcs »), à l’exception du « Thermal » rebaptisé « Aletti Palace » en 1992.

D’autres très grands hôtels sont devenus des immeubles d’habitation : Albert 1er, Amirauté, Ambassadeurs, Astoria, Carlton, Helder, International (Soalhat), Lilas, Lutétia, Majestic, Mombrun, Portugal, Plaisance, Princes. L’hôtel des Célestins, rue du Maréchal-Lyautey, est un lycée de jeunes filles après-guerre et maintenant un collège. L’hôtel des Bains est l’antenne vichyssoise de la Chambre de Commerce de Moulins. L’Ermitage, qui appartenait à la famille Arnaud, devient une maison de retraite jusqu’en 2008. Etc.

Allary et Boulègue

Cette entreprise de travaux publics, dont tout le monde a oublié le nom, employait deux cent quarante personnes entre les deux guerres !

 

Alzay
(Caba 7)

Alzay était une société de distribution de produits alimentaires, fondée en 1946 par Eugène Alzay, ancien banquier. Eugène crée en 1973 la marque Caba 7, avec la spécificité de la livraison à domicile.

Ses fils, Gérard (également publicitaire) et Gilles Alzay (décédé en 1993), ont poursuivi l’activité qui a employé jusqu’à 124 salariés. La société Alzay, avec l’usine route d’Abrest (ex-Riva sport), a été reprise en février 1995 par Vichy Glaces Surgelés (VGS) qui a rétrocédé récemment la marque.

 

Ancel

MM. Bresson et Rambert produisaient, depuis 1852, les « Limonades de Vichy ». Les établissements sont repris en 1919 par Armand Ancel et Aubois. Puis Georges Ancel, pharmacien de formation, prend la suite d’Armand, son père, décédé en 1939. Il continue les « Limonades de Vichy », avec la société « Grande limonaderie de Vichy ». Son frère René Ancel s’occupe des aspects techniques.

Georges Ancel obtient, dès 1949, la concession Coca-cola. Le Coca-cola est embouteillé (à partir des concentrés reçus des Etats-Unis) dans l’atelier du boulevard de l’Hôpital, par sa société SVBG (Société vichyssoise de boissons gazeuses) qui fabrique aussi le jus de fruits « Fanta » et distribue le « Vivor ». Une troisième société produit une limonade purgative sous le nom de « Vichy suprême ». L’usine de Vichy emploie, au total, une quarantaine de personnes.

En 1981, Pernod-Ricard rachète la concession Coca-cola à Georges et André Ancel. La production est déplacée dans d’autres usines du groupe. Granger-Bouguet-Pau reprend les bâtiments en 1990 pour embouteiller ses produits sans alcool, dont le fameux « Blancard ». Georges Ancel, grand nageur (participant aux Masters de natation), est décédé voici un an, en juin 2000. Son fils, Henry, est avocat à Aix-en-Provence. Son petit-fils, Éric Ancel, fils d’Henry, est aujourd’hui notaire à Ébreuil.

 

Ardiden

L’usine de vêtements de Saint-Germain-des-Fossés possédait aussi un atelier à Dompierre-sur-Besbre. Celle-ci a fermé en 1993. Les 1.100 m² de locaux, propriété de la mairie, sont aujourd’hui occupés par le groupe de blanchisseries industrielles « Anett » qui avait repris la société familiale « Repass’net » en juillet 1999.

Une autre PME de textile, Margine, implantée à Gannat et dirigée par Régine Vaulot, puis par Jacques Berthereau, a également disparu en 1995.

 

Arniplast

Le groupe Arnissolle. Lancé fin 1997 par Marcel Arnissolle, ancien fondateur et directeur commercial de l’usine Wavin de Varennes, crée en 1997 le groupe Arniplast qui fabrique et distribue de tuyaux et de raccords, pour l’alimentation en eau et assainissement.

La société se développe à grande vitesse en zone industrielle de Champcourt, à Cusset. Elle reprend en 2001, pour ses productions, l’ancienne usine Bostik-Onfroy de Vichy-Rhue. Cette volonté de devenir fabricant, en plus de diffuseur, semble lui être fatale. En redressement judiciaire le 5 novembre 2002, le groupe employant une soixantaine de personnes doit cesser toutes ses activités début 2003.

 

Au Bon Marché

Une importante succursale Bon marché du génial Aristide Boucicaut, le fondateur du commerce moderne en 1852 rue du Bac à Paris, a existé à Vichy pendant 30 ans, de 1919 à 1949. Ce Grand magasin, ex-Bellam-Combet, puis Bellam-Mathias vers 1910, était situé à l’angle (dôme encore visible) de la rue Georges-Clemenceau (numéros 22-24) et de la rue de l’Hôtel-des-Postes.

L’immeuble avait été construit en 1894 par l’architecte Émile Pélisse, réaménagé ensuite par Percilly, puis agrandi par Chanet en 1913. Le Bon Marché de Vichy employait 104 salariés en 1931 et avait ouvert une filiale Priminime en 1934 au n° 22. Le passage Clemenceau est créé sur cet emplacement en 1949 par les architectes Gilbert Brière, Pierre Lefort et Henri Pailler.

Trois autres grands magasins (on parlait alors de « Nouveautés » ou de « bazars ») ont fait la gloire du centre ville de Vichy, entre les deux guerres :

-          Les Nouvelles Galeries, rue Georges-Clemenceau, inaugurées « NG » le 11 juin 1921. En 1939, l’enseigne devient Prisunic rebaptisé Monoprix en 1999.
Ne pas confondre ces Nouvelles Galeries avec les Galeries Parisiennes de l’actuelle place Charles-de-Gaulle qui avaient brûlé le 12 août 1911 : reconstruites sous le nom de Nouvelles Galeries, elles deviendront la Cité Marchande en 1934 puis l’Hôtel d’agglo VVA le 19 septembre 2005.

-          Ulysse, succursale des Galeries Lafayette, rue Wilson, à l’emplacement de l’actuelle banque « Société Générale » (et de l’ex-Cercle international).

-          A La Ménagère (bazar) : 35 rue de Paris (chaussures Multi aujourd’hui).

 

Barclay

Ce fleuron des magasins de Vichy (vêtements) existait depuis 1925 à l’angle de l’ex-hôtel du Parc, lancé par le Parisien Georges Champcenest. Réputé pour ses soldes, le magasin a employé jusqu’à 28 salariés dans les années 1980. Il a fermé ses portes en 1997, peu après le décès de Jean Baritel, son dernier exploitant. Le magasin Barclay a été remplacé le 22 avril 2001, par la galerie d’arts « Tournesols ».

 

 

Base aérienne
de Varennes

(ex-250 emplois)

Des ateliers de logistique et de maintenance de matériels de l’armée sont implantés à Varennes depuis septembre 1937 sur le site de ancienne scierie de Claudius Bourin. Ce « Détachement Air 277 » (DA 277), baptisé Capitaine Rousseau » en 1983, dépendait du ministère de la Défense.

Cette base aérienne (BA sans aucun décollage) de 80.000 m² fournissait 250 emplois, dont une centaine de civils. Menacée de fermeture en 2010, la BA 277 est finalement maintenue… jusqu’à l’annonce le 1er octobre 2013, par le gouvernement socialiste Ayrault d’une fermeture complète en 2015 pour faire des économies dans le budget de la Défense. La cérémonie de dissolution du détachement aérien 277 a eu lieu le mardi 30 juin 2015, avec départ définitif des militaires (tous reclassés) le 31 août 2015 après 78 années de présence ! 

 

 

Bécaud (Gannat)

L’entreprise Bécaud remonte à 1860, à une époque où il existait une brasserie tous les 60 km. M Tabarand reprend en 1896 la brasserie de Gannat qui est ensuite gérée par son gendre Pierre Bécaud. Ce dernier cesse la fabrication de bières en 1955 pour se consacrer à la production de malt livré aux brasseries. La malterie Bécaud, dirigée par Jacques et Jean (fils de Pierre, décédé en 1972), disparaît en 1985.

 

Barthelot

Cette usine de cuir de Lapalisse avait été créée en 1930 par Gilbert Berthelot.
Avec encore 100 salariés au milieu des années 80, elle est fermée en décembre 1991.

 

Bécaud

L’entreprise Bécaud remonte à 1860, à une époque où il existait une brasserie tous les 60 km. M Tabarand reprend en 1896 la brasserie de Gannat qui est ensuite gérée par son gendre Pierre Bécaud. Ce dernier cesse la fabrication de bières en 1955 pour se consacrer à la production de malt livré aux brasseries. La malterie Bécaud, dirigée par Jacques et Jean (fils de Pierre, décédé en 1972), disparaît en 1985.

 

Bellerive
Prêt à porter

Michel Cahuzat avait pris l’heureuse initiative, en avril 1985, de créer une collection « Vichy » (chemisettes, pulls, anoraks, blousons, jogging, coupe-vent), dessinée par Fabien Rozan. Cette nouvelle marque Vichy complétait celle des eaux minérales, des pastilles et des produits cosmétiques Vichy (usine LIDV de L’Oréal). La confection se faisait à Bellerive, dans l’atelier de la rue de Navarre qui occupait soixante-dix ouvrières. Il est dommage que Michel Cahuzat (décédé en décembre 2000) n’ait pu réussir en raison de la concurrence des pays à bas salaires. La société a été liquidée en 1987.

 

Bostik
(ex-colles Auraix)

Fondée par le pharmacien Charles Auraix, cette fabrique de colles s’est implantée en zone industrielle de Vichy-Rhue en 1973. L’effectif est alors de 150 personnes. L’usine Auraix est ensuite reprise dans les années 1980, sous le nom de Bostik, par le groupe Onfroy. Elle connaît un grave incendie en 1986. Passée sous le contrôle de Total, elle était dirigée par Pierre Sarrazin depuis 1991. Un nouvel incendie en mai 2000 et la fusion des groupes Total et Elf conduisent à la décision de fermer l’usine en 2001. Ses installations sont reprises par le groupe local de Marcel Arnissole qui ferme ses portes début 2003.

 

Bouchon Rapid

Le « Bouchon Rapid » a employé près 200 personnes à Cusset, entre 1952 et 1980 !
À sa création en 1935, Le « Bouchon rapid », filiale de la Compagnie fermière, est installée boulevard de l’Hôpital, derrière la gare. Puis la société est devenue indépendante. Elle construit en 1952 une usine, sur les terrains vagues des Darcins, le long du Sichon. Elle fabriquait des capsules métalliques de bouteilles, tant pour les eaux de Vichy que pour les autres industries alimentaires, comme Kronenbourg et Vittel (où se trouvait une autre usine « Bouchon rapid »).

Présidé par Modesto Cros jusqu’en 1982, le Bouchon rapid (« rapid » s’écrivait bien sans « e » à la fin) quitte Vichy en 1987 pour Vittel où une usine neuve est construite. L’ancienne usine est rasée et remplacée par un immeuble d’accueil aux handicapés au milieu de terrains vagues. Son ancien directeur commercial, Guy Bitard, réside toujours à Vichy.

 

Bouillet-Bourdelle

L’orfèvrerie des Grivats à Cusset a employé jusqu’à cent trente salariés (directeur Héraklides), sur le site de la filature qui fabriquait la fameuse « toile de Vichy » sous Napoléon III. Venant de Villeurbanne, Bouillet-Bourdelle a implanté l’usine en 1969. En faillite en 1985, elle est reprise, sans succès, par la société Saint-Médard d’Henri François, puis par la SCOFF de Thiers. Les locaux sont occupés depuis 1993 par la SDEB d’Yves Chassagne, qui y a déplacé l’usine Durif de Ferrières.

 

Boutet

Cette importante entreprise de contreplaqués, créée par MM. Boutet et Richin, était située avenue Poincaré, à l’emplacement actuel du supermarché LIDL. Elle employait 134 personnes en 1931. Elle employait encore 70 personnes en 1972.
Les contreplaqués Boutet ont cessé ses activités à la fin des années 1970.

 

Brancher

Cette entreprise familiale de déménagements avait été fondée en 1890. Jusqu’à la dernière guerre, ses voitures hippomobiles sillonnaient les rues de Vichy. Elle a arrêté ses activités de transport de biens en 1982, gardant toutefois jusqu’en 1987, au départ en retraite de ses patrons, Jacques Brancher (décédé en mars 2008) et sa sœur Madame Petit, une petite activité de garde-meubles, rue de Bourgogne, vers le lycée de Presles.

 

 

Brunet confitures

Implantée depuis 1920 à Etroussat, à 25 km de Vichy, l’entreprise familiale « Brunet conserves » fabriquait des confitures et des conserves de fruits haut de gamme avec un effectif comptant jusqu’à une trentaine de salariés. Elle a complètement et volontairement fermé le 30 juin 2013, après la perte d’importants marchés dans la grande distribution.

 

 

 

Candia St-Yorre

Ex-Comalait

 

(106 salariés
arrêt 2013)

Comalait, fabriquant de produits laitiers a été créée en 1971 par Roger Meaudre (par ailleurs Premier adjoint du Dr Lacarin de 1983 à 1989), en prolongement de sa « laiterie du Val d’Allier » fondée en 1956. Elle appartient depuis 1989 à un petit groupe italien appartenant à Dino Ballestra.

L’usine de la rue de Bourgogne à Vichy est abandonnée en juin 1992 pour une usine moderne à Saint-Yorre, en zone de la Croix des Vernes. Des produits nouveaux sont sans cesse lancés, comme Comafruits en 2000.

En avril 2009, Sodiaal rachète Comalait qui prend en janvier 2010 le nom de « Candia Saint-Yorre » (siège à Lyon). Début novembre 2012, Candia annonce la fermeture de Saint-Yorre et de ses deux autres sites de Villefranche-sur-Saône (Rhône) et de Lude (Sarthe), menaçant l’emploi de 313 personnes sur un total de 1.450 en France. La dernière ligne de fabrication de Candia Saint-Yorre est arrêtée le 23 décembre 2013

Les locaux sont repris en 2015 par le groupe portugais RENOVA dirigé par Paulo Pereira da Silva. La production de papiers toilette (de couleur !) a débuté en juin 2016 avec une trentaine de salariés sous la direction d’Antonio Ludvino.

 

 

Carbonique

La Carbonique française, créée à Bellerive au début du XIXe siècle, assurait l’extraction du gaz carbonique de la source Boussange. L’eau était transportée à la Compagnie fermière pour les bains thermaux. L’établissement a fermé en 1983, la Compagnie fermière réalisant elle-même sa production de CO2. Un hôtel occupe l’emplacement depuis 1991 : « Etap hôtel ».

 

Carpentier

Spécialisés dans l’emboutissage, les établissements Carpentier étaient issus de l’usine Robillard, aux Grivats. Ils étaient situés à Cusset derrière Houdaye, après le pont, sur la route de Saint-Germain-des-Fossés. Ayant occupé près de 150 salariés à leur meilleure période, ils ont été fermés par Jacques Carpentier. Ce dernier, directeur ensuite d’une usine de frigos (marque Jacar) et marié à Monique Béret (famille propriétaire de l’hôtel Plaza), est entré au début des années 1970 au service achats de LIDV à Creuzier-le-Vieux (où son fils Philippe a longtemps tenu la pharmacie).

 

CBP

Le « Comptoir Bourbonnais du Porc » d’Augustin Tranchet, implanté à côté des glacières allée Mesdames, a fermé en 1985.

 

Charrier
(Eaux à Laprugne)

Captée en 1926, la source Charrier de Laprugne a été exploitée à partir de 1933. Elle est reprise en 1958 par le groupe Perrier qui, via sa filiale SGGSEMF, possède aussi Contrexéville et Rozana. Perrier-SGGSEMF lance la production industrielle de Charrier (eau plate pour bébés), soutenue par l’astucieux slogan publicitaire « Bébé aime Charrier ».

Charrier produit alors treize millions de bouteilles et emploie cinquante salariés. Mais Brigitte Bardot, mariée le 18 juin 1959 en robe Vichy, a divorcé en janvier 1963 de l’acteur Jacques Charrier… La production a continué modestement jusqu’en 1998.

 

Chaumény BTP

Entreprise générale de BTP (béton et maçonnerie) très importante pendant une cinquantaine d’années entre 1920 et 1975. Eugène Chaumény (1886-1960) avait fixé son siège 18 rue Bargoin à Vichy (sa résidence personnelle était au 20).

La société a notamment construit à Vichy : l’hôtel Le Mondial ouvert en avril 1928 rue de Paris, les grands hôtels Russie & Méditerranée et France-Pasteur, le Petit casino en 1929, le marché couvert et la poste centrale de 1935, le parc d’enfants en 1936, la piscine du Sporting en 1939, les immeubles HLM et la Tour des Ailes à la fin des années 1960.

L’ingénieur Paul Chaumény, né le 31 décembre 1928, ancien basketteur réputé à la JAV (et à l’USLV) dans les années 1950, a succédé à son père en 1960 dans l’entreprise qui employait encore 270 personnes. En coopération avec son confrère Labaye-Teisseire (de Michel Cedard, maison fondée en 1774), Chaumény a encore construit le lycée de Presles en 1964, le Creps de Bellerive en 1972 et le Palais des Sports Pierre-Coulon ouvert en 1974. Chaumény fusionnera enfin avec l’entreprise Bourachot sous le nom de SNBA qui arrêtera ses activités en mai 1975. Paul Chaumény est décédé le 1er janvier 2016, trois mois après son épouse Suzanne.

 

Clinique
Jeanne d’Arc

(Hôpital de Vichy)

La clinique a été créée, en 1920, par le Dr Émile Mouriquand (1868-1948), rue Bintot, en centre-ville. Elle est reprise en 1939 par le Docteur Alexis Carteret (1905-1975).
Il la dirige jusqu’à sa retraite en 1972, avec pour associés successifs : Maurice Poirier (de 1955 à 1963), Gérard Dufourmantel de 1963 à 1972, puis Roland Grozel.

Le Dr Roland Grozel a pris la direction en 1972, ajoutant en 1993 l’ensemble immobilier « Arc Espace » (rue Jean-Jaurès). Les principaux spécialistes de la clinique étaient les docteurs Yves Heynen (angiologie) et Jacques-Marie Rousseau (orthopédie). Employant une cinquantaine de personnes sous la direction administrative de Jean-Jacques Marmol (conseiller municipal depuis 1989), « Jeanne d’Arc » s’est associée en 1997 à sa voisine « La Pergola ». L’ensemble est racheté en avril 1999 par le groupe CMC d’Aurillac monté par le docteur Christian Pradeyrol.

La direction de CMC décide la fermeture définitive du site de la rue Bintot qui intervient le 30 juin 2002, après plus de 80 ans d’existence. L’Hôpital de Vichy a racheté l’immobilier à la SCI Carteret-Grozel le 19 juin 2003 pour en faire un espace de gérontologie en centre-ville, rebaptisé « Georges Canguilhem » du nom de l’illustre inconnu (médecin résistant, alors que le nom « Jeanne d’Arc » reste familier à Vichy). Les travaux de rénovation sont achevés en 2011 !

 

Clinique La Vigie

Construite en 1994 à Bellerive par le Dr François-Régis Landreau (successeur en 1984 du Dr Bellepomme à Gannat), la clinique La Vigie a été fermée en 2000. Les locaux sont repris en avril 2008 par la maison de retraite L’Hermitage qui déménage ses 70 lits de l’ancien hôtel du square Albert Ier.

 

Cognet Varennes

Cette menuiserie de Varennes-sur-Allier, spécialisée en fabrication d’échelles, a fermé au début des années 1990. Ses locaux ont été repris par la société BMID dirigée de 1995 à 2007 par Jacques Batut qui sera en 1997-1998 président de la JAV basket.

 

Colon imprimerie

Cette ancienne imprimerie vichyssoise de labeur (avenue de Gramont), qui avait édité des livres de régionalisme, a fermé définitivement ses portes début 2000.

 

Confiserie du Lama

Usine des Boulaires à Cusset, dirigée par la famille Roudaire, arrêtée en 1987.

 

Crégut

Cette usine de Lapalisse, route de Jaligny, a été reprise dans les années 1980 par le groupe Chauvat qui a rapidement déplacé ses productions sur Moulins.

 

Debord et Blanchard

L’origine de cette importante blanchisserie, située rue du Pré-Fleuri, remonte à une menuiserie « Debord et Colin ». Créée par Pierre Debord (associé à son cousin Colin), elle fabriquait des parquets pour la construction des hôtels. Elle était située rue Jean-Jaurès, à côté du Sichon et de l’actuelle pharmacie Tourneux-Marche.

Louis Debord, fils du fondateur Pierre Debord, décide en 1940 de reconvertir l’activité en blanchisserie qui prend alors le nom de « Debord et Blanchard ». Implantée rue du Pré-Fleury (« blanchisserie du Trousseau ») avec près de cinquante salariés, elle est revendue en 1984. Cette unité de production du quartier des Graves est encore exploitée aujourd’hui par l’acquéreur, Régie-Linge (Hytex : Hygiène textile), en annexe à son usine neuve de la Tour d’Abrest.

 

 

Délis

Les « Délices d’Auvergne » sont nés en 1950 à Ris (Puy-de-Dôme), employant une centaine de salariés dans les années 1970. Faute d’héritiers efficaces, la société est revendue en 1987 à Joseph Gaillard, conseiller en droit social à Vichy. Avec ses collaborateurs François Rochon et l’anglais Jeff Heells, il déplace la production de compotes à Cusset, rue Ampère, dans les anciens locaux Mollard (7.000 m²).

Puis la société change plusieurs fois de mains, et même de nom (Cusset alimentaire de 1991 à 1994, avec Jean-Michel Farigoux). Depuis 1994, le P-DG de Délis est Patrice Cherel qui possède d’autres entreprises en France. La société pèse 10 % des ventes nationales sur son segment des compotes, face à des poids lourds comme Andros ou Materne. Elle est un des principaux sponsors de la JAV basket qui a même adopté, en septembre 1999, ses couleurs jaunes et vertes.

En 2007, le groupe Lactalis reprend Délis, rebaptisé Délis compote, et décide la fermeture de l’usine en 2009. La production cesse effectivement à Cusset (33 salariés) fin mars 2009 pour être déplacée à Chateaubourg près de Rennes.

 

 

Deltron
Euroindustries

C & K, société d’assemblage et de distribution de composants électroniques, créée en 1976 à Paris, est implantée en 1986 à Vichy-Rhue par François Feldman, ancien ESCAE de Clermont, ancien directeur commercial d’Elmaduc à Gannat. Elle prend le nom d’Euroindustries, puis en juin 2001 celui de Deltron, groupe anglais auquel elle s’associe au milieu des années 1990. Les effectifs montent à une quarantaine de personnes. Deltron est lui-même racheté par un autre groupe anglais, Abacus, qui décide de regrouper toutes ses activités de France sur son site de Rungis en région parisienne. Le site de Vichy qui occupait encore 16 personnes ferme donc complètement le 30 septembre 2006. Depuis avril 2002, François Feldman préside l’Agence de Développement de la communauté d’agglomération Vichy Val d’Allier (VVA) .

 

Démonet pianos

La fabrique de pianos Démonet est créée en 1907 (avec un seul « n » dans l’écriture officielle de la raison sociale), par Claude Démonnet (grand-père du pharmacien du même nom, rue du Président-Wilson), sur les terrains lui appartenant derrière l’actuelle église Jeanne d’Arc.

Né en 1879, Claude Démonnet était non-voyant depuis l’âge de sept ans. En 1923, il fait construire une usine à quatre étages, au 11 de la rue de l’Intendance, en plein centre-ville. Il crée des magasins de musique à Vichy (rue Montaret : le magasin existe toujours au même emplacement), Moulins, Thiers et Paris.

La société Démonet construira près de 5.000 pianos et emploiera jusqu’à cent salariés, avant sa fermeture en 1937, juste avant le décès de Claude Démonnet, en janvier 1938. La ville de Vichy donne, en 1932, le nom de Démonet à une rue du quartier Jeanne d’Arc, le long de la voie ferrée.

 

Docks de Blois

Le siège des Docks de Blois, rue Fleury à Vichy, animait de multiples épiceries de détail à l’enseigne Familistères et Famiprix. Dirigés par M. Peuchet, puis par Robert Lemaire, les Docks de Blois (à l’origine Docks « du Bourbonnais ») ont été à l’origine de la première grande surface de Vichy, aux Ailes : RADAR, ouvert le 3 mai 1972. La société qui a employé jusqu’à 300 personnes, a disparu en 1988 (dernier directeur : Bernard Benassy) suite à divers regroupements, Radar Géant de Vichy prenant l’enseigne CORA en mai 1984.

 

Ses bâtiments et immenses dépôts, entre la voie ferrée et les rues Fleury, Lyautey et Joffre, ont été finalement rachetés par Bertrand Cluzel (fils du Sénateur Jean Cluzel) qui y a déplacé en 1991, côté gauche de la rue à sens unique, l’École supérieure des carrières de Vichy (ESCV) auparavant rue Lyautey (ex-hôtel de Monaco). L’ESCV deviendra le « lycée privé d’enseignement supérieur de Vichy », quittant la rue Fleury pour le 17 avenue des Célestins. En septembre 2010, le site côté droit, à l’abandon depuis 1988, est à vendre.

 

La friche industrielle de 15.000 m² est finalement rachetée par la communauté d’agglomération de Vichy (VVA). Elle décide d’y implanter à la rentrée 2018 la future École de Kinés (Institut de Masso-kinésithérapie : 400 étudiants), des logements et des commerces. La démolition des locaux, à l’abandon depuis trente ans (royaume par les graffeurs et les skateurs), est réalisée en février 2017.

 

Dorsemaine

Francis Dorsemaine, d’abord associé à Guériaud (48 avenue de la Gare) au début des années 1900, avait créé en 1912 sa propre droguerie, 37 rue de Paris (aujourd’hui Promo 03). L’affaire s’est développée avec la distribution de produits pétroliers, comptant une dizaine de stations-service dans l’Allier et une trentaine de salariés. A partir de 1928, son fils, Louis Dorsemaine (Boby, né le 8 novembre 1906). HEC et licencié en droit, a poursuivi l’activité avec son père, jusqu’à son arrêt en 1962.

Les quatre fils de Louis Dorsemaine (Jean-François né le 9 mars 1934, Philippe né le 11 décembre 1935, Didier né le 3 août 1939 et Claude né le 8 novembre 1942) se sont orientés vers d’autres carrières… mais trois sont revenus en retraite à Vichy depuis l’année 2000.

 

Ducray

Les laboratoires Ducray (du nom d’Albert Ducray, chimiste créateur) ont fabriqué, après la Libération, des savons et des shampooings rue du Pontillard, puis dans une usine construite en face du pont Boutiron, à l’emplacement de restaurant Robinson.

Après la fermeture de Ducray au début des années 1970 (marque rachetée par les laboratoires Fabre de Castres qui l’exploitent toujours), le bâtiment a été utilisé par « Art et collection autos » (Jacques Gorel et M. Costanzo) pour la fabrication de voitures miniatures. En 1979, la PRACA, animée notamment par Paul Granet et Jovan Milosevic, réalisait des lampes et des machines spéciales en sous-traitance. Au début des années 1990, Lumifrance, dirigée par Bernard Rahon, fabriquait des luminaires. Un centre contrôle technique automobile occupe, depuis 1998, les locaux, à l’entrée de la zone industrielle de Vichy-Rhue.

 

Europe

Cette société, managée par André Peltier (fils d’un responsable de Riva Sport), a fabriqué, entre 1955 et 1981, route d’Hauterive, des cyclomoteurs et des mobiliers tubulaires. Europe cycles, qui employait une cinquantaine de personnes, a quitté Vichy, en 1981, pour la ville de Tours.

 

Faure

Atelier de construction d’appareils de musculation (altères, vélos d’appartement) créé par Georges Faure à Cusset et fermé après son décès en 1990.
C’est un exemple de petite entreprise qui ne survit pas à son fondateur.

 

Filature des Grivats

Créée en 1826 par Antoine Besse-Bergier, la filature des Grivats employait trois cents salariés, lors de la visite de Napoléon III, le 14 juillet 1861. Cette fabrique de « Toile de Vichy », avait été rachetée, en 1856, par le comte François de Bourbon-Busset. La filature fut entièrement détruite par le terrible incendie du 13 juin 1867.

Cette manufacture du hameau des Grivats, due aux plans de l’architecte Rose-Beauvais, ne fut pas reconstruite. Les réputées cotonnades à carreaux de Vichy furent tissées, un temps, par M. Delorme (un responsable de la filature) dans Vichy, puis par des entreprises extérieures, à Roanne notamment. Ce n’est qu’en 1935 qu’une usine neuve fut édifiée à l’emplacement de la manufacture brûlée : l’orfèvrerie Bouillet-Bourdelle. Les locaux sont occupés depuis août 1993 par la SDEB.

 

Filipe

La société de maçonnerie Filipe, créée par un portugais, avait son siège à Abrest, dans une villa à côté de la zone de la Tour. Elle a employé près de deux cents personnes, surtout en chantiers extérieurs, jusqu’à son arrêt d’activité en 1993.

Filipe s’ajoute à la longue liste des entreprises de BTP (Allary, Chaumény, Labaye-Teisseire, Ligier, Sovibat-SNBA) qui, gros employeurs de main-d’œuvre, ont subitement disparu. Ce secteur est très sensible à la conjoncture, à la concurrence sur les prix et au moindre écart de rentabilité sur des pourcentages infimes.

 

Fischer controls

D’abord venue à Cusset sous le nom d’Elliott Automation, l’entreprise a construit en 1972 l’usine d’Abrest (250 salariés à l’époque). En 1993, Monsanto, le groupe propriétaire, a subitement décidé de fermer l’intégralité du site. NSE a maintenant repris les locaux situés sur la zone d’activités de la Tour, rive gauche.

 

Fléchard (Lapalisse)

Le groupe normand, qui avait repris l’abattoir Minet de Lapalisse en 1988, a construit un abattoir de volailles ultra-moderne en 1990 en zone industrielle de Rosière à Lapalisse. Il a employé près de 70 salariés jusqu’à sa fermeture en 1997.

 

Forces informatiques

Cette SARL de formation aux logiciels de bureautique avait été fondée (rue Gallieni) dans les années 1980 par Michel Rathuéville, en complément à sa société de distribution de matériels dénommée « 03 Informatique ».

Les deux affaires déménagent fin 1991 en zone de la Croix Saint-Martin. Mais Forces informatiques est reprise par Patrick Radjef et Alain Carteret qui assure la gérance jusqu’à son départ volontaire en décembre 2001. Pendant ces 9 années, la société a formé à Windows, MacIntosh, Word, Excel, Powerpoint et internet, les salariés de toutes les grandes entreprises de Vichy : Manurhin, LIDV, Sédiver, etc.

Le formateur Pascal Bouteille a continué, seul, l’activité de Forces informatiques jusqu’à son arrêt en 2007.

 

Foucaud et Gendre

Cette maroquinerie employait encore une cinquantaine de salariés lorsque Francis Martin a ouvert, en septembre 1990, sa nouvelle usine de Saint-Prix. Elle fabriquait des sacoches et divers autres objets en cuir (étuis, ceinturons), principalement pour l’armée, la gendarmerie, EDF, la SNCF, la RATP et la Poste.

 

Fructines Vichy (Sidel)

Laboratoire pharmaceutique de Cusset, au Champ d’Auger : fermé vers 1975.
C’est sur son emplacement que la mairie construit le Centre social Tabarly en 1999.
Sidel disposait d’une autre usine : dans Vichy, à l’angle de la rue Lafloque et du boulevard de La Salle.

 

Frulact (ex-GBP)

La société Granger-Bouguet-Pau (GBP) a été fondée en 1917 par Pierre Granger, un personnage haut en couleurs qui s’associe à M. Turlin. Elle s’installe en 1930 à Saint-Yorre sur les terrains de l’ancienne villa (actuels bureaux) où Valery Larbaud avait passé sa jeunesse. La société se spécialise dans la fabrication d’arômes pour boissons. Leur représentant commercial, Bouguet, entre dans le capital, puis un Monsieur Pau, ce qui aboutit à la raison sociale d’aujourd’hui.

En 1965, un grand virage est pris en direction de l’industrie laitière, avec les « fruits sucrés » pour yaourts. En 1981, GBP innove sur le marché en produisant le premier apéritif sans alcool : le Blancart. Celui-ci est fabriqué, depuis 1990, dans l’ancienne usine Ancel de Coca-cola, boulevard de l’Hôpital à Vichy. De nombreux autres produits sans alcool (gentiane, vermouth) y sont aujourd’hui embouteillés, sous la marque Palermo. Louis Advenier, entré en 1962 dans la société, a dirigé Saint-Yorre, puis les deux sites locaux de GBP de 1976 à 1994. A son départ en retraite, il remplacé par Michel Fardeau.

Au début des années 2000, GBP qui emploie 130 salariés passe sous contrôle de Pernod Ricard. Rachetée par un fond d’investissement, GBP devenue « Frulact » est ensuite vendue en 2006 à un groupe portugais. Ces changements successifs de propriétaires avec de plans sociaux font chuter en 2009 les effectifs restants de 70 à une trentaine de personnes. La direction portugaise annonce en juin 2009 le transfert des activités à Apt, près d’Avignon dans le Vaucluse. Après sa fermeture en 2010, la ville de Saint-Yorre se rend propriétaire du site (avec terrain de 5 hectares) qui jouxte sin Parc Larbaud. Une clinique vétérinaire s’installe en 2012 sur une partie de la friche industrielle.

 

Gamma-Fournier

La société Gama, initiales des quatre premiers associés (Gallier, Amat, Marielle, Augoyat), est née en 1954 à Cusset, après reprise en 1951 de Giard qui fabriquait des charnières. L’usine de découpe-emboutissage fabrique d’abord, rue Ampère, divers produits, comme des outillages et des pièces pour les cycles Riva sport. Puis elle se spécialise dans les poêles à mazout. La production annuelle atteint 100.000 poêles. L’effectif de Gama culmine alors à cent cinquante personnes ! La crise du pétrole casse le marché en 1973 et l’usine ferme ses portes en 1977.

Jean Marielle était son principal dirigeant. Il a déposé soixante dix brevets, au cours de ses multiples activités industrielles. Créateur des Ateliers de la Motte qu’il a revendus en 1968 à la famille Rabineau (comme Jemas, en 1984) et patron de Gama, il a dirigé deux autres sociétés : Sanimétal à Bellerive (locaux déplacés à Vichy-Rhue, puis revendus en 1970 à Duroc, dont ZP France a pris la suite) et Fournier à Cusset (créé en 1960 et repris en 1970 pour monter des cloisons avec chauffage intégré : une quarantaine d’emplois - actuel bâtiment Flagelectric).

Resté sur Vichy en retraite, Jean Marielle, ancien résistant et chef de maquis, a présidé le « Comité en l’honneur des 80 parlementaires ». Son but est de préserver la mémoire des « 80 » qui ont refusé, le 10 juillet 1940, les pleins pouvoirs à Pétain (le dernier parlementaire, Maurice Montel, né en 1900 et député du Cantal, est décédé en mai 1996). Jean Marielle a écrit en 1993, avec Jean Sagnes, un livre expliquant tout l’historique de ce vote au Grand Casino de Vichy. Jean Marielle est décédé mi-mai 2011.

 

Goninet
Prodirest

L’entreprise de distribution alimentaire (on disait alors « épicier en gros ») a été créée en 1933 par Joannès Goninet. Son fils Jean Goninet, ex-Sciences-Po Paris, prend sa suite en 1957, tout en se dévouant à la collectivité (conseiller prud’homal et membre très actif des CCI, Moulins-Vichy d’abord, puis interrégional Uccimac). Il implante des Promocash (dont un à Vichy-Rhue), réservés aux professionnels, et des supérettes Disal. L’effectif s’élèvera alors à près de 500 personnes !

Après quelques difficultés en 1979, la société de Cusset fusionne en 1995 avec le groupe Promodès (marques Continent, Champion, Shopi, Huit à huit, etc.) sous l’enseigne Prodirest. Goninet-Prodirest est ensuite intégré dans le puissant groupe international Carrefour et enfin acquise en 2004 par le groupe germano-suisse Rewe-Coop.

Au premier trimestre 2007, le site de Cusset (7.000 m²), 90 avenue Gilbert-Roux, est définitivement fermé. La moitié de la cinquantaine des salariés restants est mutée dans les locaux de SNP Primo CBA à Yzeure, près de Moulins.

 

Grande Maison

Tel était le nom d’un important commerce de vêtements, rue de l’Hôtel-des-Postes à Vichy (agence Century 21 aujourd’hui). Elle appartenait à Lucien Ballutaud, également propriétaire des cinémas Lux et Vichy-ciné. Dirigée jusqu’en 1984 par Georges Delorme (décédé en décembre 2004), La Grande Maison ferme en août 1989. Ses concurrents, rue de Paris, Conchon-Quinette (siège et fabrique à Clermont) et Sivry ont aussi disparu.

 

Grands moulins
de Cusset

Les Grands moulins de Cusset (société Mesple et Morel) arrêtent leur activité après le grave incendie de 1919. Des immeubles ont été construits sur l’ancien site.

 

Grenier Cusset
(casse-auto)

La Casse-auto GRENIER (8 salariès), créée dans les années 1930 à la sortie de Cusset, a fermé ses portes en 2017, les descendants Jean-François et Chantal Grenier ne trouvant de repreneurs…

 

Grumbar

Un anglais du nom de Grumbar avait créé en 1921 à Saint-Prix, à côté de Lapalisse, une usine de fabrication de boutons qui a compté plus d’une centaine de salariés.
L’usine des boutons a périclité dans les années 80, mais a continué son activité au Viaduc jusqu’en 1999 sous le nom de MPC sous la direction de Pierre Chazeau.

 

Herd book charolais

Il ne s’agit pas d’une entreprise à proprement parler, mais d’un organisme qui réunissait, chaque année début septembre, pendant une semaine, des éleveurs de chevaux. La manifestation, venue à Vichy en 1964 grâce à Pierre Coulon, l’a quitté en 1998 pour la « Ferme de Maraud », sur la route de Nevers, à côté de Magny-Cours.

Cette disparition, très dommageable pour le commerce vichyssois, est à rapprocher de trois autres grandes manifestations qui ont été arrêtée depuis 1990, pour diverses raisons, alors qu’elles procuraient d’importantes retombées économiques :

-          Les corridas se sont déroulées à l’arène des Garets de juillet 1974 au 15 août 1991. Ainsi se termine un siècle de corridas à Vichy (la première en juillet 1892), outre quelques interruptions (1893-1897, 1900-1902, 1915-1918 et 1934-1948).
Le terrain du Concours hippique avait accueilli les corridas de 1951 à 1973, faisant suite aux arènes Joseph Durand, place du Catalpa, de 1914 à 1933.

-          La Coupe de Galéa a eu lieu 40 ans au Sporting de 1952 à 1991.

-          Le carnaval a duré 32 ans : du 12 mars 1961 au 5 avril 1992.

 

Houdaille-Lelaurin

Ce constructeur d’amortisseurs employait 150 salariés en 1955 et 85 en 1970, aux Boulaires, route de Cusset après le pont (Cusset-Puces, aujourd’hui). En difficulté, Houdaille rejoint en 1992 le nouveau parc d’activités de la Croix Saint-Martin à Vichy avec un effectif très réduit. Puis la société quitte le site de Vichy en 1996.

 

L’Ardoisière

L’ardoisière de Cusset se doit d’être mentionnée du fait que ce site (à 10 km de Vichy) était le lieu de promenade favori de Napoléon III, lors de ses cures à Vichy. Implanté sur une ancienne carrière d’ardoises exploitée en 1740 par M. Dussaray, un charmant café est implanté en 1850, au bord du Sichon, par M. Combes.

L’Ardoisière sera pillée par les allemands le jour de la signature de l’Armistice. Son propriétaire âgé, M. Thielley, refusera de rouvrir pendant la guerre. Une tentative d’exploitation aura lieu en avril 1966 avec Georges Besson, l’éditeur de musique. Définitivement fermée en 1975, l’Ardoisière est aujourd’hui à l’abandon.

L’histoire de l’Ardoisière démontre la fragilité des entreprises de restauration, sujettes à la mode. Ainsi, le Chanteclerc a été aménagé en Office de tourisme. Le Robinson est devenu un centre de contrôle technique auto à l’entrée de Vichy-Rhue.

 

Labaye-Teisseire

Entreprise de BTP qui a notamment construit l’actuelle mairie (achevée en 1925) et l’église Saint-Blaise en 1931 avec le cabinet d’architectes Chanet-Liogier. La société a aussi construit l’église Jeanne d’Arc en 1929, le Stade municipal en 1932 et le stade nautique de Bellerive (piscine inaugurée en 1947).

Basée à la Croix Saint-Martin, Labaye-Teisseire employait 600 personnes dans les années 1960 sous la direction d’André Teisseire et de l’ingénieur Michel Cedard. En 1981, Michel Cedard a arrêté ses activités. Depuis 2003, il préside la SHAVE, société savante d’histoire locale fondée en 1937.

 

Lafaye
fonderies

Les fonderies Lafaye avaient été créées en 1878 par Paul Lafaye (son père avait été l’administrateur des biens de Napoléon III à Vichy). Elles sont d’abord situées derrière la gare SNCF de Vichy, puis à Cusset, rue Jean-Bonnet (locaux et terrains ensuite utilisés par la Sovilim).

Les fonderies fabriquaient notamment, sous la direction technique de M. Gernel, des fourneaux pour les hôtels et restaurants, des appareils de chauffage et des plaques d’égout en fonte. Jean Lafaye, dernier propriétaire et commercial hors pair, avait développé un important marché de moules de pneus avec Michelin.

Des difficultés de production, aggravées par des problèmes syndicaux, provoquent l’arrêt de l’entreprise fin 1966. Jean Lafaye, devenu assureur, meurt dans un accident de voiture, au retour d’un voyage à Paris, en 1969. Son épouse, Ginou Lafaye, est décédée, en octobre 2006.

 

Ligier BTP

L’entreprise de Guy Ligier employait plus de 200 personnes dans les années 1960
au moment de grands travaux du Plan d’eau, sous Pierre Coulon.

 

Ligier Sports

La société de construction des formules 1 a été déplacée d’Abrest à Magny-Cours, en 1989, avec des aides de la Nièvre de François Mitterrand et de Pierre Bérégovoy (maire de Nevers). Prost qui a finalement racheté l’écurie Ligier a déplacé l’usine à en région parisienne avant de faire faillite en 2002. Le Grand Prix de France, qui permet de remplir les hôtels de Vichy début juillet, risque fort de retourner au Castelet sur le circuit Paul Ricard dans les années 2010.

 

MANURHIN
(Giat)

 

   Lucien Nussbaum
premier directeur

 

 

     Paul Spengler
1905-1982

 

 

      Antoine Veil
Mari de la « Mère Veil »

Manurhin (Manufacture de machines du Haut-Rhin) est une société fondée à Mulhouse en 1915 (10 rue de Soultz) par Jules Spengler. Elle se spécialise en armes (révolver MR 73 pour la police) et en tours automatiques.

Une usine de munitions est implantée en avril 1938 à Cusset sur le site des Graves (anciens ateliers de la SNCF)… pour s’éloigne de la frontière devant les risque de guerre avec l’Allemagne ! Avec une centaine de salariés, elle récupère aussi la fabrication de machines de charcuterie (leader sur son marché jusque dans les années 1960). Lucien Nussbaum, premier directeur, restera en place jusqu’au milieu des années 1970.

Pendant la guerre, Manurhin se consacre à des produits civils : pièces de scooters, postes de radio, rouge à lèvres, etc. Son atelier de chargement de Montpertuis (poudre et explosifs), ouvert en 1939, s’étend à Bellerive sur 123 hectares.
Le 4 octobre 1951, une terrible explosion dans le bâtiment 83 de l’atelier de Montpertuis à Charmeil provoque la mort de deux salariés et fait 17 blessés.

 

Au début des années 1980, Manurhin emploie 2.200 personnes environ à Cuuset, sous la direction de deux brillants polytechniciens : Daniel Chovet (directeur des usines de Cusset et de Montpertuis), épaulé par Serge Gaillard à la gestion, et Henri Tron (directeur technique).

Le groupe Matra (qui avait acheté 33,6 % des parts en août 1978) prend directement en main Manurhin (près de 6.000 salariés) après le décès, le 16 mai 1982, de Paul Spengler, né en 1905, fils du fondateur Jules et patron depuis 1942. Il apparaît que les pertes de l’exercice 1981 sont de 26 millions ! Jean-Luc Lagardère, médiatique patron de Matra, nomme le 28 juin 1982 Antoine Veil, PDG du groupe Manurhin qui comprend de multiples filiales civiles (60 % des activités) comme Chelle-Gérodolle (embouteillage à Alfortville), Dubru (laveuses), Lebranchu (carrosserie automobile), L’Epée (pendules de luxe), Plastex (produits plastique), Sagita (presses), etc.

Antoine Veil, né le 26 août 1926, est énarque, inspecteur des finances, ancien directeur de cabinets ministériels et ex-PDG de UTA. Il est surtout connu comme « le mari de Simone Veil », ancienne ministre de la Santé de Giscard d’Estaing (5 ans 1974-1979) et de Balladur (2 ans 1993-1995). Il met en œuvre dès 1983 un premier « plan social » entraînant le départ de 400 personnes. Antoine Veil quitte la Manurhin à la fin 1983 après un an et demi de nécessaires restructurations. Outre les réduction de personnels, il a aussi du céder des actifs immobiliers comme l’immeuble-hôtel du 26 rue de Lisbonne à Paris (nouveau siège loué à Courbevoie). Matra prend 80 % des parts de Manurhin (devenue « Matra Manurhin Défense ») fin octobre 1983 et décide de jouer son va-tout en matière militaire sur la roquette antichar APILAS.

Antoine Veil a expliqué ses douloureuses décisions dans son livre « La Mémoire longue » publié en 1991 chez Plon. Antoine Veil est décédé le 10 avril 2013. Suite au décès de Simone Veil le 30 juin 2017, Emmanuel Macron, nouveau président de la République, décide le 5 juillet 2017 qu’Antoine Veil sera inhumé au Panthéon avec son épouse Simone… Précisons qu’Agnès BUZYN, nommée ministre de la Santé dans le cabinet d’Édouard Philippe le 17 mai 2017, a été mariée avec Jean-François Veil, le 3e fils (né en 1954) d’Antoine et de Simone Veil.

 

Antoine Veil et Daniel Chovet, le 20 novembre 1982

 

En 1985, la « Manu » (effectif descendu à 1.300 salariés à Cusset) se trouve en partie nationalisée en même temps que Matra. Le Département MA (Machines alimentaires), à l’origine de la société en 1915, est fermé, entraînant le départ d’Alain Carteret qui était responsable des produits nouveaux et du contrôle de gestion. Daniel Piette, un Essec qui assurait alors la direction de cette activité civile, connaîtra ensuite une grande carrière auprès de Bernard Arnault de LVMH.

 

Puis, le 1er juillet 1990, Manurhin intègre, « Giat Industies » qui regroupe (avec 14.000 salariés) tous les arsenaux de l’État : Roanne, Tarbes, Bourges avec Luchaire, Satory, Tulle, le premier créé en 1690, Saint-Chamond, Saint-Étienne, etc. Outre ses traditionnelles munitions, l’usine des Graves fabrique des composants pour le char Leclerc et des charges pour le forage pétrolier. La moitié de son chiffre d’affaires est réalisé pour l’export.

Mais la réduction des commandes de l’État provoque de multiples « plans sociaux » de 100 à 200 personnes tous les deux ou trois ans et des mesures de chômage partiel. Début 2003, la « Manu » n’occupe plus que 345 salariés et la Sofred s’active déjà pour la reconversion complète de ce site de Giat industries !

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Un dernier plan de restructuration du groupe Giat est annoncé le 7 avril 2003 par le ministre des Armées Michèle Alliot-Marie (MAM), au profit de l’usine de Bourges. Il conduit à l’abandon complet des sites de Manurhin sur Vichy et Charmeil le 31 décembre 2006. Les 345 salariés qui restaient en 2003 ont pratiquement tous été reclassés (152, près de la moitié, sont partis en pré-retraite !).

Le site des Graves qui s’étend à Cusset sur onze hectares est repris pour moitié par l’entreprise Applifil (ex-filiale du groupe Eurodec) qui a transféré sa centaine d’emplois et sous-loué des locaux à Percall (une vingtaine d’emplois fin 2006 et 35 en 2012). Applifil pourrait aussi revendre deux hectares de terrains non utilisés à La Poste qui envisage d’y implanter un grand « Centre de tri postal », plateforme appelée à desservir tout le département de l’Allier et à devenir le 2e pôle postal de toute l’Auvergne.

Quant au site de Montpertuis-Palazol, à cheval sur les territoires des communes de Charmeil et de Bellerive, son immense superficie de 125 hectares (la ville de Vichy ne couvre que 60 hectares, soit la moitié !) est rachetée pour 2,4 millions d’euros fin 2013 à Nexter-Giat par la Communauté d’agglomération de Vichy (VVA). L’idée, après dépollution du site, est d’en faire un véritable village de 3.000 habitants, avec ses logements et ses zones d’activités, au bord du futur contournement relié directement aux autoroutes sur Clermont et Lyon. L’été 2017, la dépollution pyrotechnique était toujours en cours, tandis que les associations écologiques contestaient les projets d’investissements !

 

Messire

Société de décoration de flacons plastique implantée sur l’ancien site des Abattoirs (à côté du stade municipal) de 1974 à 1994. Fondée par Jehan de Renzis, ancien acheteur de LIDV Vichy, elle employait une vingtaine de personnes.

 

Meubles du Centre

L’entreprise Rosentraub est restée célèbre pour les deux incendies dont elle fut victime : un premier, allée Mesdames, en 1931 et un second, rue de l’Industrie, en 1947. Rebâtie à chaque fois, la fabrique de meubles poursuivra son activité jusqu’à la fin des années 1970, sous la direction d’Armand Rosentraub (décédé en 2000).

 

Mines d’Uranium
de Laprugne

La Cogéma a ouvert à la fi des années 50 le site d’extraction de l’uranium à Saint-Priest Laprugne, officiellement dans la Loire, à côté de la commune de Laprugne.
Cette mine a occupé jusqu’à 500 salariés, logés dans les communes environnantes.
Elle a fermé en 1980, suite à un relatif épuisement des filons et surtout à la forte concurrence japonaise qui a mis en chantier des mines à ciel ouvert.

 

Mollard

Cette usine de meubles de télés de Cusset employait 150 personnes au début des années 1970. Ses locaux ont été repris, rue Ampère, par Délis en 1986.

 

Morand

Importante menuiserie de Cusset, rue de l’Industrie, fermée vers 1985.

 

Moreux de Varennes

Fabrique de meubles de bureau (20.000 m²) de Varennes (marque MD très réputée) ayant eu près de 600 salariés dans les années 1970. Après réduction continue des effectifs (300 en 1989), elle est en faillite au milieu des années 1990 et a poursuivi avec une petite trentaine de salariés, après reprise par une société du Nord.

 

Nouvelles Galeries

Galeries Parisiennes
Cité marchande

Des « Galeries Parisiennes » avaient été ouvertes le 13 août 1898 (futur emplacement de la Cité marchande). Le bâtiment, avec dômes aux angles (face à la poste), est totalement détruit par un incendie, le 12 août 1911. Reconstruit en deux ans par l’architecte Jean Fleury, le Grand magasin rouvre en 1913 sous l’enseigne Nouvelles Galeries. Puis ces Nouvelles Galeries déménagent le 11 juin 1921 dans une construction neuve rue Georges Clemenceau (futur Prisunic, rebaptisé Monoprix en décembre 1999).

Le bâtiment des anciennes Galeries est racheté en 1923 par Pierre Debord, patron de la menuiserie Debord et Colin. D’abord transformés en garage Renault, les locaux sont aménagés en 1929 en Cité marchande, avec ouverture à l’étage d’un dancing appelé d’abord La Coupole, puis le Don César, enfin le Crystal (nom à sa fermeture).

Les derniers commerçants sont partis en 1999, après revente du bâtiment, appartenant à la famille Blanchard, à Serge Gahnassia. A l’abandon, les locaux sont enfin rachetés en 2002 par la Communauté d’agglomération de Vichy (VVA) qui y construit son hôtel d’agglomération (cabinet d’architectes Serre et Xunadou de Lyon) ouvert au public le 19 septembre 2005.

 

OCP

L’Office central de produits pharmaceutiques (OCP), qui est le plus important grossiste de France, disposait d’un centre à Vichy. Georges Raymond en était le directeur lorsqu’il fut président du RCV rugby en 1963-1965. Le centre de Vichy a été supprimé en 1995. Il avait alors déménagé à la Croix Saint-Martin (locaux occupés aujourd’hui par Capryl) et employait une cinquantaine de personnes.

 

Oyhénart

La manufacture de caoutchouc de Cusset, née après 1914, était installée sur la propriété de Jean de Doyat (au Moyen Âge) et, plus récemment, à la place d’une ancienne brasserie.

Oyhénart produisait de nombreux produits pour pharmacies (bandages, bouillottes, gants, tétines, vessies) sous la marque « Leglot », successeur après-guerre. L’effectif était encore de 152 personnes en 1955. Dirigée sur la fin par René Sigot, épaulé par M. Gallier, chef de fabrication, Oyhénart a fermé au milieu des années 1970.
Les bâtiments, loués un temps par Manurhin, restent à l’abandon.

 

Papeterie des Darcins

Cette importante entreprise de Cusset au XIXe siècle employait 150 ouvriers en 1825, sous la propriété de Claude Bouquet des Chaux (également maire de Cusset). Elle a été visitée à deux reprises par Napoléon III : le 21 juillet 1961 et le 6 août 1862, sous la conduite de son directeur, M. Meyer.

 

PÉTILLAT

Antoine Pétillat (1834-1920) a été le grand industriel de Vichy. Berger dans une ferme de Broût-Vernet dans sa jeunesse, puis serrurier impasse Victoria, il a fondé son entreprise en 1859, à l’âge de 25 ans.

En 1873, Pétillat a construit une usine de 40.000 m² à deux étages, place du Marché, à l’emplacement actuel de la Cité marchande. L’usine fabriquait des machines agricoles modernes (22 brevets d’invention) avec 200 ouvriers. En 1886, Antoine devient le premier adjoint au maire Georges Durin. La maison Pétillat est présente aux expositions de Paris, Chicago et Moscou. Antoine Pétillat construit, en 1895, une seconde usine, rue Fleury actuelle (nom de son épouse Jeanne Fleury). En 1907, Antoine Pétillat écrit son aventure dans le livre « Le Petit berger millionnaire » qui sera réédité en 1990 par Roland Pétillat.

Quatre générations de Pétillat se sont succédé à la tête de l’entreprise. Entre les deux guerres, la société prendra le nom de « Société industrielle du Bourbonnais ». Son effectif s’élève à 386 personnes en 1931 ! Elle utilisait une usine-fonderie aux Graves, à Cusset, sur les terrains où sera construite l’usine Manurhin en 1938.

Roland Pétillat, né en 1932 et arrière petit-fils du fondateur Antoine, a construit en 1970 une grande surface de produits du bâtiment, en zone de Cusset, dans le cadre de la chaîne Caténa. Elle a été revendue en 1985 au groupe corrézien « Disque bleu », faisant disparaître le nom de Pétillat comme entreprise. L’enseigne a changé en 2007, incorporée au groupe Téréva de Bourg-en-Bresse.

Le magasin Soquino (Société Quincaillerie nouvelle) du centre-ville (ex-Desgouttes), appartenant à la famille Pétillat depuis 1940, a disparu en 1993 pour être remplacé par un immeuble d’habitation. Claude Pétillat, épouse de Roland Pétillat (décédé en 2005), est une cousine du docteur Lacarin (famille Griffet), maire de Vichy de 1967 à 1989. Elle a été maire de Charmeil (banlieue de Vichy) de 1989 à 2013.

 

Polyflex

L’usine Polyflex de fabrication de flacons en plastique (200 mille produits chaque jour) s’était implantée fin 1988 en zone industrielle du Coquet, à Saint-Germain-des-Fossés. La société mère, basée à Langeais, fait aujourd’hui partie du groupe Crown. Fin janvier 2004, le groupe décide la fermeture de ce site qui employait 50 personnes. Les locaux ont été repris en décembre 2005 par la société Capryl (Flans de Vichy) précédemment implantée en zone de la Croix Saint-Martin au sud de Vichy.

 

Pourtier

Société de mécanique en ZI Cusset, face à la rue Ampère, qui employa une cinquantaine de salariés jusqu’à sa fermeture … en l’an 2000 (siège sur Paris).
En 2010, le bâtiment rénové est utilisé par les services d’assainissement de VVA.

 

Prophyltex
Radiatex

Marque Protex

 

La société Radiatex de Bellerive a fermé ses portes en novembre 2011 alors qu’elle n’employait plus qu’une dizaine de salariés. L’usine de Bellerive, qui s’était déjà séparée d’une dizaine de personnes en 2005, avait été transformée en simple centre de stockage et de transport pour le groupe japonais propriétaire.

Elle avait été créée en 1937 à Dammarie-les-Lys pour le conditionnement des préservatifs, couvrant le tiers du marché français. Établie dans le haut de Bellerive (106 rue du Léry) en 1967, elle appartenait depuis 1984 à la société japonaise Sagami Rubber. L’usine avait été d’abord managée par Gilles Mallet jusqu’en janvier 2000 (lequel a remonté une société de distribution de préservatifs Demapharm à Saint-Pourçain), puis par l’Écossais Grant Burt. La marque des préservatifs changeait alors de nom pour devenir Protex.

La production des « capotes Prophyltex » avait fortement augmenté depuis les années 1980, en raison la recrudescence des MST et des risques de Sida. La marque avait été sélectionnée pour les Jeux olympiques de Barcelone, l’été 1992. Le film « Le Placard » de Francis Weber, sorti en janvier 2001, avec Daniel Auteuil et Gérard Depardieu, fait apparaître constamment le nom de Prophyltex. Il en avait résulté une hausse de 12 % des ventes de la gamme Protex, avec 20 millions d’unités produites en 2000 à Bellerive !

 

RIVA SPORT

C’est le Stéphanois Louis-Émile Rivière (né en 1901) qui a créé, en 1941, Riva Sport Industries, rue de Madrid (inscription encore visible sur le mur extérieur au 14). En 1950, il construit une usine neuve (reprise plus tard par Alzay et remplacé en 2007 par un immeuble) à Vichy, route d’Abrest (66 avenue Poincaré, face à un LIDL aujourd’hui).

Riva Sport (sans « s ») fabrique des vélos (marque Alphonse Thomann, utilisée par Jean Robic qui a gagné le Tour de France 1947), des cyclomoteurs (Motobloc) et des scooters (aux marques Sulky et Sporting).

Les cadres dirigeants étaient MM. Peltier (directeur général), Maisonneuve (directeur de l’usine) et Thomas (gendre de L-E Rivière). La société a employé plus de deux cent cinquante salariés (dont le pilier international Amédée Domenech lorsqu’il jouait au RCV rugby) ! Louis-Émile Rivière, bien intégré aux milieux vichyssois (président du Rotary), habitait la fameuse « villa vénitienne » de Décoret, rue de Belgique. Il est décédé en 1961 après la fermeture de l’usine, intervenue en 1958.

Il a fallu attendre le début des années 2000 pour que l’ex-usine Riva Sport, devenue une friche industrielle, soit abattue et remplacée par un immeuble d’habitations.

 

Sader

L’usine Sader construisait les réchauds Emé et des cuisinières à gaz, sur l’ancienne route de Vichy, à Cusset. Elle a été dirigée par Georges Roux (maire de Cusset de 1928 à 1936, puis de 1947 à son décès en 1952), puis par son fils Paul Roux.
Sader employait encore une trentaine de salariés en 1955.

 

Saprobat

Entreprise du bâtiment de Cusset de 60 salariés dans les années 1960.

 

Savab

Cet Abattoir de volailles, route de Jaligny, fut longtemps la plus grande entreprise de Lapalisse avec 400 salariés. La Savab a été absorbée en 1988 par Seive de Saint-Germain qui a fermé l’usine en 1989.

 

Sediver

Fabrication d’isolateurs en verre (depuis 1928) à Saint-Yorre, fondée à l’origine en 1898 par Eugène Gendre (patron de la Société des Verreries de St-Romain-le-Puy) pour les bouteilles en verre. En 1912, l’entreprise est rachetée e et prend le nom de verrerie Paul Laurent. Le 1er juillet 1959, elle devient CERAVER en fusionnant avec Nordverre de Reims.

En 1982, la CGE revend cette filiale Ceraver (alors 600 salariés) au groupe italien Fidenza qui la rebaptise SEDIVER. Les effectifs approchent alors les 800 salariés ! En 1997, le groupe italien INTEK prend possession de 97 % du capital.

En novembre 2002, le groupe italien Vetroarredo rachète Sediver. Il annonce le 30 janvier 2004 la fermeture complète dès mai 2004 du site de Saint-Yorre (310 salariés). La fabrication d’isolateurs en verre serait délocalisée en Chine où une usine est en cours de construction. Cette décision touche 286 emplois sur un site plus que centenaire (ouvert en 1898). L’usine est complètement arrêtée en 2005, en dépit de conflits sociaux et de procès. Le four est arrêté le 4 juillet 2005 et son immense cheminée de 40 mètres de haut en briques rouges est démantelée en juin 2007.

La fin de Sediver libère 12 hectares de surface industrielle. Une première entreprise, Actinov dirigée par Patrick Guillon (un ex-Sediver de 29 ans), s’est installée en 2006 sur 2.500 m² avec douze salariés pour fabriquer des faux plafonds. Une filiale française du groupe américain

MacLean Power, animée par Éric Moal, poursuit une production d’isolateurs creux en composite avec une trentaine de salariés. MacLean France (70 salariés en 2017) qui dispose aussi de locaux dans l’ancienne usine Manurhin des Graves à Cusset, est repris en juin 2017 par le groupe familial allemand REINHAUSEN basé à Ratisbonne.

L’entreprise rémoise Caillot installe sur l’ex site Sediver en 2012 une unité de « copacking » assemblant les bocaux en verre produits à Puy-Guillaume avec la monture métallique et la rondelle orange.

 

Sinergy

Cette société de matériels d’endoscopie chirurgicale a été créée en 1986 par le Dr Hubert Manhès, gynécologue à la clinique « La Pergola » de Vichy. Implantée au parc de la Croix Saint-Martin en 1992, elle est rachetée en 1994 par Karl Storz, un groupe allemand. Cette filiale aura une quinzaine de salariés, sous la direction du Thiernois Robert Chabanne. L’unité vichyssoise ferme en 1999.

 

SOBOVIDÉ

La Sobovidé (Société Bourbonnaise des Viandes et Dérivés) a été un puissant groupe de viande et de charcuterie, employant jusqu’à trois cents personnes dans les années 1970, avec de gros marchés dans les hôtels de Savoie. Elle avait été fondée en 1938 par Camille Labreuille, ancien boucher de Cressanges. Elle a débuté rue de l’Hôtel-des-Postes, dans l’ancienne boucherie Jeux (René Jeux était même associé).

En 1973 une usine neuve (« La Cathédrale ») est construite à Vichy-Rhue, sur un terrain de trois hectares, à côté des nouveaux abattoirs de 1969 (tunnel de liaison). La « Sobo » était le principal utilisateur de cet abattoir intercommunal, construit par l’entreprise Guy Ligier. Les anciens abattoirs, boulevard de la Résistance, derrière le stade municipal, sont transformés en « Centre industriel des Ailes » pour accueillir des PME. Ce centre est, aujourd’hui, en état de friche industrielle.

La Sobovidé dispose alors de professionnels de haut niveau, comme Alain Bidault (qui ira s’installer à son compte à Moulins en 1980), René Presneau (au grand chapeau), Gaston Gitenay (responsable de la salaison) et Jean Coulon (comptabilité). Elle monte aussi deux grandes surfaces de vente : Le Capitole, 27 rue de l’Hôtel-des-Postes (aujourd’hui à l’enseigne Casino) en extension de la boucherie d’origine en plein cœur de Vichy, et un supermarché avenue du Drapeau à Cusset.

Après des années de fort développement, l’entreprise faiblit du fait du remplacement de Camille Labreuille par son fils Christian et surtout de l’agression commanditée par le directeur général Christian Chambon, le 24 mars 1988, d’un syndicaliste (Patrick Boudet) attaqué à la hache par l’ouvrier Francis Drozak et gravement blessé

La « Sobo » est ainsi cédée le 17 octobre 1989 sur décision du le Tribunal de Commerce. Mais les repreneurs, Simon Abramowitz et Bernard Gliksberg, sont des escrocs. Leurs malversations conduisent, en moins d’un an, à la fermeture complète de l’usine. Cent quatre-vingts emplois sont définitivement supprimés….

Ses immenses locaux peinent à trouver preneurs. Les projets de Grande Pâtisserie Surgelée et des Salaisons d’Auvergne sont des échecs. Finalement la société Convivial n’occupent aujourd’hui une petite partie de l’ancienne « Cathédrale de l’agroalimentaire » de Camille Labreuille, décédé le 9 janvier 2010 !

 

Soulat

La société de négoce de pneus de Louis Soulat était basée à Bellerive, à côté de la Ferme modèle (rachetée en 2001 par la ville de Bellerive), rue Jean-Zay.

 

Sources privées

Nombre de sources, qui ont été forées dans la seconde moitié du XIXe siècle, ne sont plus exploitées aujourd’hui. Outre la vente des eaux, certaines disposaient d’un établissement thermal, comme Lardy à Vichy et Sainte-Marie à Cusset. D’autres, comme Coursolle (famille Frélastre) et Régina à Cusset, ont été rachetées par la SCBV pour éviter la reprise par un concurrent.

La dernière source indépendante en activité à Vichy a été la source Dubois, jusqu’à la construction, sur son site, de la Médiathèque Valery-Larbaud en 1985. Cette même année 1985, l’usine d’embouteillage (eaux des Célestins, Hôpital et Grande grille) de la Compagnie fermière à Vichy, près de la gare SNCF, est abandonné pour l’usine ultra moderne de Saint-Yorre, entraînant le transfert des personnels.

 

Sovibat

Entreprise du bâtiment créée par Robert Bourachot avec l’aide de son père.
350 salariés dans les années 1960 avec les immeubles du plan d’eau.
Fusionnée avec Chaumeny BTP sous le nom de SNBA, elle arrête en mai 1975.

 

Sovilim

La « SOciété VIchyssoise de LIMonade » a été créée en 1964, par Albert Chevalier. C’était un regroupement de plusieurs distributeurs indépendants de boissons : Chevalier, Berger, Gadet, Maret et Deverchère, Guichard et Lamoureux. Sovilim implante d’importants entrepôts à Cusset, rue Jean-Bonnet, sur les terrains de l’ancienne fonderie Lafaye. Elle y fabriquera sa limonade de Vichy : « l’Exquise »

Vint ans plus tard, en 1984, après les décès d’Albert Chevalier et de son fils Jean, la société est reprise, à 50-50, par le Clermontois Mérand-Gomez et le Moulinois Biérovin. Les locaux sont déplacés en 1991 à Vichy-Rhue, derrière l’usine LIDV. Enfin en 1998, le nom de Sovilim disparaît définitivement, lorsque le grand groupe hollandais Heineken reprend l’ensemble sous l’enseigne « France Boissons ».

 

Tho Radia

Le laboratoire parisien Tho Radia, fabricant de crèmes de beauté au thorium, a été créé en 1933 par le pharmacien Alexis  Moussali, né en 1894.  En septembre 1939, la société se délocalise à Vichy au 46 rue de Venise, tandis que Moussali réside 70 avenue Thermale. Près de 90 salariés y travaillent durant l’Occupation, avec une gamme étendant ses spécialités aux rouges à lèvres et aux shampooings. Pierre Corniou (1926-2008), futur maire de Bellerive en 1962, rentre à Tho Radia comme ingénieur chimiste en août 1948.

Moussali étant décédé le 22 août 1955, sa société fermera en mai 1958, ses locaux étant acquis par la ville de Vichy pour y installer les salles de boxe du RCV (toujours en activité en 2015). La marque sera reprise quelques temps par les laboratoires Lafarge de Châteauroux (rachetés par Sanofi en 1977) produisant les célèbres pastilles Pulmoll. De son côté, Pierre Corniou poursuivra une activité en ZI de Rhue avec une douzaine de personnes sous le nom de Duroc (Dumarex Robert Corniou).

Transfil

Cette entreprise familiale de fabrication de sachets polyéthylène a été créée en 1953 par Marcel Petit. Elle s’implante en 1960 aux Dollots route de Saint-Yorre (143 avenue de Thiers), sur la commune d’Abrest, en face du fameux restaurant La Colombière. Au décès de Marcel Petit en 1983, Transfil est gérée par son épouse Ginette, puis par leur fils Pascal, avec un effectif de 35 personnes.

Elle est revendue en octobre 2000 à Jean-Pierre Plichon qui la rebaptise Miniplast, puis en février 2001 à Madame Duplain (présidente du groupe Inter-Pichon à Sainte-Sigolène) qui lui donne le nom d’Abrest Plastiques. Le 22 octobre 2002, la société qui employait encore 21 salariés, est liquidée. Début 2006, les locaux sont repris par la société UlIMED (négoce de matériels médicaux) - 7 salariés - dirigée par Fabrice Ulivi et auparavant implantée au Bioparc d’Hauterive.

 

Tuileries Delmas

Les tuilleries Delmas (Labaye) ont fonctionné, route de Seuillet, de 1877 à 1968.
Le bâtiment a ensuite été utilisé par « Batim Affaires ». Les Puces bourbonnaises de Patrick Remille y sont implantées depuis 1994 (5.000 m² couverts).

 

Usine du Centre

L’usine du Centre fabriquait des pain d’épices, à Cusset (rue Notre-Dame des Près). Elle employait encore 52 salariés en 1955.

 

Valette et Garreau

Cette société de Cusset portait les noms des deux associés qui avaient racheté à Félix Guidez, fin 1919, une fabrique de matériel d’huilerie, fondée en 1860. Elle se spécialise, à partir de 1925, dans la construction de machines à bois : dérouleuses, trancheuses, massicots et presses.

Propriété de Boussiron, puis d’une sociétés suisse, et enfin de la société allemande Muller Forst (Babcok), elle a été dirigée avant-guerre par M. Martin, puis par M. Fougerolles, et enfin par le centralien Jacques Massonneau (décédé le 26 septembre 2001) de 1947 à 1977. Elle employait encore cent cinquante salariés au début des années 1970, du temps des « inséparables » Amédée Campet (directeur commercial) et André Peyneau (directeur financier), qui animaient joyeusement, par ailleurs, les kermesses et œuvres catholiques de Vichy. Christian Démonnet, père de Claude Démonnet pharmacien rue Wilson, était chef du bureau d’études. i

Pour raisons à la fois concurrentielles et syndicales, Claude Massonneau, fils de Jacques et directeur depuis 1977, a été contraint, en 1983, de déposer le bilan de Valette et Garreau. Après l’échec du repreneur Lagorre, son immense terrain de 18.000 m², en bordure de l’avenue du Général-Leclerc, est resté à l’abandon de 1986 à 2001. L’aménagement de logements, les « Jardins d’antan », est réalisé en 2004 par les sociétés Réolon et Suchet, sur les plans du cabinet d’architecte Banvillet d’Arqué. Greg Massonneau, fils de Claude, est un peintre au succès grandissant.

 

Viallet et Desnos

L’usine de contreplaqués de Cusset (route de Paris, vers l’usine Carpentier) était dirigée par Monsieur Desnos dont la fille, Rolande, a épousé en 1938 Pierre Coulon, futur maire de Vichy.

Vins de France

Distribution de Kiravi aux Bartins avec 70 salariés entre 1960 et 1980, du temps de Marinette Moussier.

 

Vinycuir

FabricatiSon de cartables à Lapalisse qui a déposé son bilan en 1985, après avoir compté une centaine de salariés dans les années 1970. Ses locaux sont maintenant utilisés par Centravet (distribution de produits vétérinaires).

 

VUITTON
Magasin rue du Parc

Un magasin de la société de maroquinerie, fondée en 1854 par Louis Vuitton à Paris, a été ouvert en 1925 à Vichy rue du Parc, sous l’hôtel du même nom, à côté du restaurant Chanteclerc (Office de Tourisme aujourd’hui). C’est Gaston Vuitton, petit-fils de Louis, qui avait pris cette initiative.

Ce sera le seul magasin de la rue du Parc resté ouvert pendant l’Occupation de 1940 à 1944. Vuitton exploitera aussi, pendant ces années sombres, l’usine du Genat à Cusset (ex-Tuilerie qui servira après-guerre d’atelier au sculpteur Robert Mermet) pour la fabrication d’objets à la gloire du maréchal Pétain. Le magasin Vuitton a de Vichy fermé en 1957. La journaliste Stéphanie Bonvicini a raconté tout cela en détail en 2004 dans son livre « Louis Vuitton : une saga française » publié par Fayard. Autant dire que la direction parisienne de Vuitton (LVMH) n’a pas apprécié !

Louis Vuitton produit des bagages de luxe, dans ses deux usines de Saint-Pourçain, implantées sur le même site de la zone des Jalfrettes : la première ouverte en janvier 1992 et la seconde en octobre 1995. Voir plus bas dans les Entreprises actuelles.

 

Autres anciennes sociétés

-          Dérue : fabrique de poupées en celluloïd, entre Cusset et les Grivats

-          Gérin : artificier à Cusset, au dessus de Valette et Garreau (30 salariés en 1955)

-          Giraud : tranchage de bois, à Bellerive (15 salariés)

-          L’Orientale : fabrique de pantoufles, rue Liandon à Cusset (14 salariés en 1955)

-          Ronal : Laboratoire employant 70 salariés à Vichy dans les années 1960

-          Siropts Mitidja (puis Sofaco) : bd Jean-Lafaure à Cusset (entre 1950 et 1980)

-          Tuillerie de Genat : route de Lapalisse, à Cusset.

-          Vallat & Gibart : entreprise du bâtiment de 80 salariés dans les années 1960

-          Verrerie de Cusset : fonctionne jusqu’en 1939, au dessus de la gare de Cusset.

 

 

Entreprises actuelles

 

 

 

Pastillerie de Vichy, allée des Ailes

 

 

Sociétés

Historique - Implantation - Activités

Absinthe Vichy
(SARL)

Philippe Fumoux, liquoriste, a créé en mai 2011 à Vichy une petite distillerie, implantée 40 rue Mounin. Sa société, baptisée « Muse de France », fabrique de l’absinthe sous la marque commerciale « Absintherie bourbonnaise ». Sa première production, d’après une recette de 1857, est appelée « Verte Napoléon III » (à 65 degrés).

 

ACM
(12 salariés)

L’Atelier Chastang Mécanique (ACM) est créé en 1994 par Roger Chastang. Il fabrique des machines spéciales, notamment pour la maroquinerie (notamment pour Vuitton à Saint-Pourçain). L’entreprise, installée depuis 2001 dans la Zac des Ancises à Creuzier-le-Neuf, va employer jusqu’à 24 personnes. La société est reprise en février  2013 par le Lyonnais Richard Silvestre (42 ans).

 

Aletti Palace

 

(30 salariés)

L’Aletti Palace est construit par l’architecte moulinois René Moreau en 1911, sous de nom d’hôtel des Thermes. Joseph Aletti l’appellera Le Thermal. Racheté par la mairie, il est revendu en décembre 1991 au groupe Résimmo qui l’ouvre sous le nom d’Aletti Palace, après d’importants travaux. Dirigé par Aboud Isreb, il est, avec le Sofitel Les Célestins, un des deux « quatre étoiles » qui restent à Vichy. En septembre 2002, le film Bon voyage y est tourné avec Gérard Depardieu et Isabelle Adjani. Chaque mois, l’Aletti accueille un « entretien public » de Sylvain Beltran qui interviewe chaque mois une personnalité de renom.

De son côté, le Pavillon Sévigné est transformé en 2002 en résidence de luxe. Cette situation faite suite aux échecs d’exploitation de la Compagnie fermière (1975-1988), de la chaîne anglaise Crown Principal (1988-1992), puis des Relais et châteaux de René Traversac, (1992-1995) qui le ferment en octobre 1995.

 

Allier Volailles

 

(65 salariés)

Une petite épicerie de 1894 dans le village d’Escurolles, entre Vichy et Gannat, est transformée en une usine moderne employant une soixantaine de personnes. La famille Simonet est à l’origine de cette croissance, avec un abattoir agréé en 1981 et un atelier de produits élaborés (dont le confit de pintade et le fameux Gallichon : saucisson cuit de volailles) opérationnel depuis avril 1997. En 2010, la société est dirigée par Jean-Louis Simonet et sa sœur Isabelle, soit la 4e génération des Simonet !

À quelques centaines de mètres, sur la commune voisine de Monteignet-sur-l’Andelot, la société Pouzadoux, créée en 1979, dispose également d’un abattoir pour ses volailles et compte une quinzaine de salariés. Véronique Pouzadoux est élue maire de Gannat, à 30 ans, après les élections municipales du 30 mars 2014.

 

ALTIA

(80 salariés)

 

Ex-Sbafm
(300 salariés)
et APPLIFIL

 

La société SBAFM (Société bourbonnaise d’applications du fil métallique), fondée en 1936 par François Coulon (son fils Pierre y travailla au début comme ingénieur, avant d’être maire de Vichy en 1950), employait 300 personnes à Cusset dans les années 1970 !

La SBAFM deviendra APPLIFIL, puis Applifil Vanel après reprise par le groupe Vanel de Saint-Étienne au cours des années 1980.

En mars 2002, le groupe EURODEC (2.000 personnes) reprend Applifil qui a déménagé en 2005 dans une partie des ex-locaux de la Manurhin sur le site des Graves à Cusset. Le nom devient ensuite Halberg précision, puis ALTIA. Le site Altia de Cusset de « pliage de fil métallique » travaille à 95 % pour le secteur automobile : la moitié de son chiffre d’affaires de 13 millions d’euros est même réalisée avec le seul PSA.

Fin novembre 2014, Altia Cusset est reprise par un consortium de deux sociétés : 80 % des parts vont au groupe familial allemand Drahtzug Stein (qui emploie au total 1.400 salariés) et 20 % au Français Califil basé dans l’Eure (PDG : Jean-François Meyer).

Par accord signé en février 2009 avec la mairie Bardet de Cusset, la surface d’un hectare des anciens locaux d’Applifil (devenus friche industrielle) en plein cœur de Cusset (rue Desorges et rue des Préférés) devait être reconvertie en cinq ans d’ici 2013, par le promoteur Sophora-Fit, en commerces (dont l’enseigne Casino situé actuellement à proximité), logements (une centaine), esplanade et parking souterrain de 1.250 places.

Ce projet grandiose de rénovation du centre urbain, nécessitant un investissement de 50 millions d’euros, ne verra pas le jour. Après l’élection de l’UMP Laloy à la mairie en mars 2014, le promoteur Suchet est retenu pour des réalisations plus raisonnables rue des Préférés, à lancer dès 2015 : 60 logements (au lieu de 110), 250 stationnements (au lieu de 350 avec parking souterrain), surfaces commerciales réduites à 4.000 m² (au lieu de 16.000 m²) avec reconstruction du Casino gagnant 600 m² de surface de vente. 

 

Anconetti

 

(35 salariés)

Distributeur de carrelage-sanitaire-chauffage implanté à Vichy en 1928 par les frères Anconetti, parisiens fabricants de robinetterie. En 1938, la Société prend le nom de Comptoir Sanitaire du Centre qui ne sera modifié qu’en 1999 pour celui de « Anconetti Auvergne ». Longtemps dirigée par M. Chambrelan en ZI de Cusset, la société est rachetée en 1989 par René Moïse (créateur des Forges de Margeride) qui reprend également en 1994 l’entreprise de chauffage CFCA de Montmarault.

 

ANETT
52 salariés

Entreprise de la famille Billy, née à Thouars dans les années 1930, la blanchisserie Anett (17 sites en France et 1.500 salariés) est installée à Saint-germain-des-Fossés (en ZI du Coquet) depuis 2002 pour couvrir l’ensemble de l’Auvergne (et même au-delà).

 

Arizzoli

 

(30 salariés)

Arizzoli s’est implanté en 1861 à Vichy pour réaliser la couverture des chalets impériaux de Napoléon III, actuel boulevard des Etats-Unis. La société a fabriqué des fourneaux en 1932 et revendu des Frigidaires dès 1934. A partir de 1944, Jacques Arizzoli en a fait le plus important chauffagiste de l’agglomération (ZI de Cusset en 1971), avec des effectifs montant à 200 personnes. Associé à Bernard et Cassin, il a pris sa retraite en 1989.

La revente à Bernard Domenget fin 1997 est suivie en mai 1999 d’une reprise par le groupe Seitha de Lyon (Yves Marmier, directeur local).

 

Arrivé
Auvergne
(ex-Seive)

 

(240 salariés)

Seive, nom de la société d’origine, est créé en 1875 à Cusset par Jean Seive. En 1967, René Seive lance le label « Volailles fermières d’Auvergne » (avec les aliments Thivat et les poussins Leutrat) qui marque l’expansion de la société Seive.

En 1980, l’abattoir de volailles déménage, de la rue Georges-Roux (locaux repris par Tradi-Vett d’André Léger en 1991), dans l’usine neuve de Saint-Germain-des-Fossés. Seive reprend à Lapalisse la Savab, route de Jaligny. Ses poulets aux marques « Douce France » (GIE), « Jean-Baptiste Seive » et « Label rouge », alors promus par Charly Vignau, directeur commercial, connaissent un succès national.

En 1989, Bourgoin SA (BSA) rachète la société à René Seive. BSA, groupe créé en 1966 à Chailley par Gérard Bourgoin (actuel président de la Ligue de football professionnel) produit alors les marques La Chaillotine, le Duc et Tilly. L’unité de Saint-Germain prend le nom de LFA : Les Fermiers d’Auvergne.

En dépôt de bilan (Gérard Bourgoin avait transmis la présidence à sa fille Corinne en 1994), BSA est repris le 6 octobre 2000 par le groupe Arrivé de Vendée (Saint-Fulgent) connu pour sa marque Maître Coq. C’est la veille de l’incendie du 10 octobre 2000, qui détruit l’usine de la zone du Coquet. Un plan de restructuration, touchant une centaine d’emplois, réduit les effectifs de 380 à 265 salariés. La production est provisoirement déplacée dans l’ancienne usine Fléchard de Lapalisse. La nouvelle usine Arrivé est reconstruite sur le site : elle est opérationnelle fin mars 2002. Elle est dirigée par Marc Saulnier.

 

Art et décors
(20 salariés)

Créée en 1948, cette fabrique d’abat-jour et de luminaires haut de gamme est reprise en 1968 par la famille Chmitelin. La société, implantée à Saint-Didier-la-Forêt, dirigée par Stéphane Chmitelin depuis 1992, fournit en luminaires les plus grands hôtels de France (Normandie et Royal groupe Lucien Barrière à Deauville) et de l’étranger (La Mamounia de Marrakech). Sa filiale Landelot luminaires, reprise en 1995 et basée auparavant à Creuzier-le-Vieux, est sur le m^me marché avec les mêmes clients.

 

BABN Oberthur

(200 salariés)

Imprimerie du groupe Oberthur créé à la sortie de Puy-Guillaune (sur initiative de son maire Michel Charasse, alors ministre) à la fin des années 1980 pour la fabrication de formulaires et tickets de jeu (loto).

 

Bioparc d’Hauterive

 

(160 salariés)

Le Bioparc, initié par Vichy-Développement (un service économique de la ville de Vichy alors animé par Bruno Pinard-Legry) en liaison avec la CCI de Montluçon-Gannat, est inauguré le 26 octobre 1996.

Les trois premiers occupants : Plastidore VMP (Vichy Medical Product de Jean-Philippe Grissolange) repris en 2008 par Top Clean Injection de Cyrille Maréchal, ASPG (gardiennage : 30 salariés) et Moinet confiserie (pastilles de Vichy).

Le Bioparc (label Qualiparc) s’est étoffé en 2007 d’une troisième tranche de bâtiment de 2.000 m² (Bioparc 3).

Cette zone d’activité économique (immobilier locatif) accueille, seize ans plus tard en 2012, une vingtaine de PME du secteur santé-forme-beauté, parmi lesquelles :

- 7 Med Industrie : fabrique des stérilets (80 % du marché français)
                                  PDG : Charles-Dominique Lafont - 18 salariés en 2011

- ATS 3 D : prothèses dentaires

- Codemes (Patrick Bernard) : systèmes électroniques de mesure

-  H2É (Hydro Études Equip.) : matériels d’hydrothérapie (Jérôme Montagnier)

-  JCE Biotechnology : créée en 1992 par. Éric Gohier, élu Auvergnat année 1998
                                (caissons de manipulation en milieu stérile) - 35 salariés

- Limotech laboratoire (Fabien Durand) : gammes cosmétiques - 6 salariés

- Moinet confiserie (Gilles Michaille) : voir rubrique plus bas - 25 salariés

- Netdesist (Jean-Pierre Tadjoa) : stérilisation de matériels

- Planète bleue (JF Di Lorenzo) : cosmétiques bio et détergents écologiques - 15 salariés

- Setubio (Jean-Christophe Sergère) : produits de microbiologie - 14 salariés

- Spectruming Ingénierie (Thierry Leloup) : traitements des canalisations d’eau

- Step 3 (Yan Stevenson) : larvothérapie pour industrie médico-chirurgicale - 3 pers.

- Tate (Dominique) : commercialisation de matériels orthopédiques

- Top Clean Injection (Cyrille Maréchal) : injection - 10 salariés

- Tumorothèque du Dr Guy Lesec : recherche médicale

- VBM (Vichy Bio Materials) : prototypes matériel médical (G. Planche)

- VETEC (Yves Arboy et Francis d’Arpainy) : instruments d’endoscopie - 21 salariés

- Yansys medical (Serge Torti) : logiciels médicaux - 8 salariés

 

Un article de l’hebdomadaire La Semaine de l’Allier qualifie, le jeudi 15 novembre 2012, le Bioparc  de VVA (toujours dirigé par Bruno Pinard-Legry) de « Silicon Valley de l’Allier » ! Site internet : www.bioparc.com.

 

Bleu autour

Édition

 

(8 salariés)

Le nom fait penser à une marque de produit de maquillage. Il s’agit en fait d’une société d’édition, basée à Saint-Pourçain. Son origine remonte à 1989 à Contigny. Patrice Rötig, le journaliste dont la « Lettre de l’Allier » fait alors couler beaucoup d’encre, y avait créé une première société : « Noir sur blanc ».

Bleu autour est spécialisée dans la réalisation de magazines économiques (MVE pour la CCI) et de journaux pour les communes et regroupements de communes. Elle a ajouté, depuis trois ans, une activité classique d’éditeur de récits et de livres à thème. Elle a lancé en février 2002, un magazine auvergnat : JIM (trimestriel).

 

Bony automobiles

 

(68 salariés)

Émile Bony avait ouvert en 1960 une concessionnaire Renault à Massagettes près de Rochefort-Montagne (Puy-de-Dôme) où il tenait un garage de réparation de cycles. Il connaît un tel succès régional que Daniel Bony, fils du fondateur et PDG depuis 1978, a repris la concession de Bellerive (ex-Sodavi) en octobre 1992. C’est le plus gros distributeur de voitures sur Vichy. Bony, le second d’Auvergne après Clermont. La société Bony emploie au total 500 salariés en gérant neuf concessions Renault dont celles de Moulins et de Montluçon. Mickaël Bony, fils de Daniel, dirige la concession de Vichy depuis octobre 2009.

 

Bouzaires

 

(5 salariés)

Fondée en 1936 par Henri Poirier à Gannat, la société produit près de trois cent mille plantes exotiques dans les serres de son cactérium (sur un hectare) de Cognat. Albert Bouzaires, bien connu pour ses activités tennistiques à Gannat et Vichy, a développé la société à partir de 1972, créant le Cactérium en 1981. En janvier 1995, il a passé la main à Jean-Pierre, son fils (aidé par son épouse Marie-Paule), soit à la troisième génération. Les principaux clients du demi-million de plantes produites chaque année par le Plantarium sont les jardineries, comme Jardiland, Truffaut et Vilmorin.

Cette entreprise reflète parfaitement le travail discret, mais efficace, réalisé par une multitude de PME de Vichy ou basées autour de Vichy.

 

 

Roger Meaudre, fondateur de Comalait
(à droite : Max Dany, alors directeur du Cavilam)

 

CAPRYL

 

(25 salariés)

Gérard Maldant, ancien directeur d’une grande surface à Saint-Yorre, reprend fin 1996 la société des « Flans de Vichy » (SADV), alors en perdition à la Croix Saint-Martin.

Il déménage dans un local plus vaste sur la même zone (3.700 m² au lieu de 250 m²) et améliore l’outil productif. Il multiplie les marques de préparation pour desserts : les Entremets de Vichy, les Bons desserts de Vichy, Bjorg, gamme américaine, gamme bio. Rénovant aussi les packagings et travaillant pour les plus grandes marques de distributeurs (Casino, Carrefour, Leader Price, LIDL, etc.). Capryl couvre près de 10 % du marché français.

Début 2006, Capryl a déménagé dans l’ancienne usine Polyflex de Saint-Germain-des-Fossés. De graves difficultés en 2012, du fait de la crise, et l’absence de candidats valables à la reprise contraignent le Tribunal de commerce de Cusset à prononcer en janvier 2013 la décision de mettre la société Capryl en Liquidation Judiciaire.

 

Carrières de Malavaux

« GBA »

(30 salariés)

L’extraction de carrières aux Malavaux, à la sortie de Cusset (route de Bost), date de 1905, lors de la construction de la ligne de chemin de fer départemental Cusset-Roanne (tunnel et viaduc des Malavaux) qui sera ouverte en 1910 (le tacot sera arrêté en 1949). Les matériaux (« tuff ryolytique ») du gisement sont d’une résistance telle qu’ils sont devenus une véritable référence pour les travaux publics.

La société d’extraction a d’abord été la propriété de la famille Dupré : Jules, le fondateur et entrepreneur à Varennes (dont il fut maire), Auguste Dupré (né en 1890 et maire de Cusset de 1936 à 1944), puis son fils Robert, né en 1924, ingénieur Ponts et Chaussées. Soixante-dix salariés y travaillaient en 1970.

Robert Dupré a revendu la société (huit hectares) à Monin en 1971. Elle s’est ensuite appelée « Redland granulats », sous capitaux anglais. Elle fait aujourd’hui partie du groupe Lafarge sous le nom de GBA : « Granulats Bourgogne-Auvergne ». Le directeur d’exploitation est Jean Servais.

D’autres carrières sont exploitées, dans la région, par le groupe CERF de Bransat, appartenant à la famille Cluzel (140 salariés). Plus que centenaire, la société est présidée par Jean-Yves, un des fils du sénateur Jean Cluzel.

 

CAT Creuzier

 

(180 salariés)

Le Centre d’Aide par le Travail (CAT) a été créé en 1973 à Creuzier-le-Neuf par le Dr Marty et par Jean Brian pour les travailleurs handicapés. Le CAT est une vraie entreprise, permettant l’emploi de cent cinquante personnes handicapées, sous la direction de Cyril Bouchy, puis de Denis Enjolras.

Le CAT assure de multiples fabrications et conditionnements en sous-traitance pour les industriels locaux. Avec son activité annexe des Serres rue de Provence à Cusset, il dépend de l’AVERPAHM (Association pour Vichy Et sa Région de Parents et d’Amis d’Handicapés Mentaux), 21 rue du Vernet.

L’atelier protégé « VISA » (Valorisation de l’insertion sociale adaptée) dépend aussi de l’AVERPAHM. Spécialisé en plasturgie, Visa a repris en janvier 2000 les locaux de l’atelier-relais Electronica, dans la zone des Ancises située à proximité.

 

 

 

Cavilam

 

(65 salariés)

Le Centre AudioVIsuel de LAngues Modernes (CAVILAM) a été fondé le 6 juillet 1964 par Michel Pobers, avec une équipe active composée de Roger Meaudre (superviseur au titre de la mairie), du professeur d’Université Max Dany (directeur pédagogique) épaulé par Jean Laubépin et François Voulloux à la gestion. Max Dany a œuvré pour le Cavilam jusqu’en 1987.

95 % de l’activité du Cavilam concerne le « Français-Langue étrangère » : apprentissage (étudiants) et perfectionnement (professeurs de français dans leur pays) du français à des étrangers. Sa spécificité est la pratique de l’immersion linguistique et culturelle avec le logement chez les habitants (par un service spécial du Cavilam).

Le Cavilam, cogéré par la ville de Vichy et l’Université de Clermont-Ferrand II, est dirigé par Michel Boiron depuis 1995. Les installations du Cavilam sont restées éparpillées dans Vichy jusqu’en 2001 : bâtiment principal depuis 1968 au 14 rue du maréchal Foch dans l’ex-hôtel de Cannes (fermé après la guerre), l’hôtel San Carlo acquis en 1983, administration à la villa Roger Dilon, 4 boulevard de Russie, etc. Elles ont été regroupées en juin 2001 dans le nouveau Pôle universitaire Lardy, à l’angle de l’avenue des Célestins et du boulevard Kennedy.

Ce transfert au Pôle Lardy en 2001 a dopé le Cavilam. Dès 2003, le Centre aura reçu 3.150 étudiants de 110 nationalités différentes (105.000 nuitées) et formé 1.500 Français aux langues étrangères. Son succès est tel que l’été le Cavilam doit en plus utiliser des locaux dans les proches collèges des Célestins et de Saint-Dominique dans le passage de Nîmes. Le Cavilam en profite pour moderniser la signification de son sigle qui devient le « Centre d’Approches VIvantes des LAngues et des Médias ».

Le Cavilam, qui emploie une soixantaine de permanents (près de 150 personnes l’été), est remarquable par la qualité et la stabilité de son corps enseignant : Jacqueline Navarro et Laure Duranton y ont enseigné par exemple du début des années 1970 au milieu des années 2000. Le Centre est parfaitement intégré à la vie vichyssoise, environ 400 familles logeant les stagiaires étrangers.

L’institution vichyssoise, qui a adopté le slogan « Le plaisir d’apprendre », est classée dans « le top 4 » (sur 300 existantes) des écoles enseignant le français aux étrangers. Le 26 novembre 2004 au Palais des Congrès, il a fêté son 40e anniversaire, durée pendant laquelle 80.000 personnes du monde entier ont été formées ! En septembre 2012, le Cavilam ajoute officiellement à son nom celui de l’Alliance Française.. En 2013, le Cavilam, dirigé par Michel Boiron, a formé près de 4.000 stagiaires étrangers émanant de plus d’une centaine de pays.

Le CAVILAM, qui a pris le nom de Cavilam-Alliance française en septembre 2012, célébrera son demi-siècle d’existence le 24 octobre 2014.

Adresse du Cavilam : 1 avenue des Célestins, BP 72678, 03206 Vichy Cedex
Téléphone : 04 70 30 83 83 – Mail : info@cavilam.com
Deux sites internet : www.cavilam.com et www.leplaisirdapprendre.com

 

CBSE

(33 salariés)

La « Compagnie Bourbonnaise de Services et d’Environnement » (CBSE), filiale de Bouygues/Saur, assure depuis 1990 la distribution de l’eau à Vichy. Ses locaux, d’abord placés dans un Algéco au Centre industriel des Ailes, ont été transférés en 1992 au parc d’activités de la Croix Saint-Martin.

 

Célestins hôtel
(Sofitel)

 

(110 salariés)

La GPL qui gérait l’hôtel des Célestins (60 salariés, ex Steigenberger) et le Centre de santé-beauté (50 salariés) est passée sous le contrôle Nestlé lors de la répartition de 1993, puis cédée en 1997 à Jean-Paul Bertin.

Le 21 septembre 2000, le Centre et l’hôtel des Célestins sont revendus à Neptune-Alma. Cette filiale du groupe Castel (comme la Compagnie fermière de Vichy), en confie l’exploitation au groupe hôtelier international Accor qui adopte l’enseigne Sofitel Thalassa.

 

Centre hospitalier
de Vichy

 

(1.120 salariés)

Le Centre hospitalier de Vichy, boulevard Denière, est le plus gros employeur de l’agglomération, avec 1.120 personnes (l’hôpital de Montluçon dépasse les 1.700). Par ce fait même, il est aussi le premier employeur public, devant la mairie de Vichy (720 employés) et le Lycée de Presles (370 personnes).

Sa création, à l’emplacement actuel (alors lieu-dit de la Croix des renards), remonte à 1887, sous le mandat du maire Georges Durin qui l’inaugure le 23 octobre. Il remplace l’hôpital de la place de Rosalie (Source de l’hôpital) datant de 130 ans. Les 736 lits du Centre hospitalier permettent de soigner 20.000 personnes hospitalisées chaque année.

Un deuxième appareil IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) est prévu pour 2015, avec changement de la fameuse entrée au bout du boulevard Denière. Disposant d’un budget d’environ 150 millions (dont 3 de déficit en 2014), le Centre hospitalier qui a pris le nom du Docteur Lacarin (maire 1967-1989) est dirigé depuis 2013 par Thierry Gebel.

L’hôpital de Vichy intègre sur son site, depuis 1968, l’école de Kiné, officiellement IFMK : Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie. Créée le 8 février 1941, elle est dirigée par Claude Bru pendant 25 ans de 1978 à 2002, puis par Luc Boussion depuis 2003. Le nombre d’étudiants en kiné va passer de 220 en 2014 à 385 en 2018 du fait du prolongement des études de 3 à 4 ans. De nouveaux locaux sont donc à aménager : l’actuelle friche des Docks de Blois est le plus souvent évoqué. Une école d’infirmières, fondée fin 1965, est également implantée depuis 1977 sur le site de l’Hôpital.

 

Centravet

(60 salariés)

Centravet (Centrale d’achats vétérinaires) est créée, en 1985 à Lapalisse, dans les anciens locaux de Vinycuir par Bernard Le Provost, vétérinaire local et maire de Lapalisse de 1989 à son décès le 21 juillet 2007. Cette plate-forme de distribution (7.500 m² de stockage) de produits vétérinaires (siège à Dinan) pour 26 départements du centre de la France ne cesse de se développer sous les directions successives d’Alain Carraud, puis de Nathalie Lejeau.

 

Centre Leclerc

(250 salariés)

Le Centre Leclerc de Bellerive a été monté par Louis Cousin en 1984.
Il est géré depuis 1992 par son fils Pascal qui a ajouté en 1998 un important espace culturel de livres, CD et micro (vraie petite Fnac).

 

Chaux d’Auvergne

(40 salariés)

Cette entreprise de l’Allier est basée sur les hauteurs de Gannat depuis 1951, là où le squelette du rhinocéros, vieux de 23 millions d’années, a été découvert en juin 1993 par le paléontologue François Escuillié. En 1988, les Chaux d’Auvergne sont reprises par le groupe Balthazard de Grenoble.

 

 

Compagnie de Vichy

 

Compagnie

de

Vichy

 

Ex-Cie Fermière
Vichy (
CFV)

 

 (200 salariés)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jérôme Phelipeau

 

La Compagnie fermière de Vichy (CFV) est chargée par convention (1853 et 1864 sous le Second Empire, 1897, 1927, 1971 et l’actuelle sixième le 28 avril 1988) d’exploiter le domaine thermal appartenant à l’État. Elle a longtemps été gérée par la famille Callou. Georges Callou, entrepreneur parisien de TP et fondateur en 1853 de la société « Lebobe et Callou », obtient le 26 mai 1853 la concession du domaine thermal de Vichy. Son fils Arthur Callou, directeur de 1858 à son décès en 1873 transforme la société en SA fin 1862. Il est le bâtissant le Casino de 1865. Guillaume Denière (de 1973 à 1894) et Georges Baugnies (de 1919 à son décès en juillet 1954) seront ses successeurs les plus marquants à la tête de la Compagnie fermière.

La Compagnie fermière employait mille personnes entre les deux guerres, essentiellement aux thermes et à l’embouteillage des eaux. Elle possédait directement ou par filkiales interposées Le Bouchon rapid (capsules), l’imprimerie Wallon et les Verreries du Puy-de-Dôme. Puis la société est passée entre les mains des Brasseries et Glacières d’Indochine (BGI) en 1954, puis du groupe Perrier en 1967, et enfin du groupe bordelais Pierre Castel en 1993.

L’histoire de Vichy a été constamment marquée par les relations, souvent plus tumultueuses qu’amoureuses, entre la Compagnie fermière et la mairie. La ville n’a pratiquement pas eu son mot à dire pour le renouvellement des conventions de concession, jusqu’au « Plan thermal » (dit aussi « accords Juppé ») du 29 septembre 1987 qui rétrocède le Grand Casino à la ville (gestionnaire des parcs d’Allier depuis 1983) et prévoit la construction du « Centre des Célestins ».

Les activités de l’ancienne Compagnie fermière sont séparées en 1993. Ce « démantèlement » fait suite du rachat de Perrier par Nestlé, le 22 juillet 1992. Les autorités européennes contestent ce nouveau risque de monopole. Finalement, l’embouteillage et la distribution des eaux minérales revient à des sociétés du groupe Castel qui se voit contrainte d’exploiter aussi les deux établissements thermaux (Dômes et Callou), dont la direction est confiée à Christiane Leprat. Le nouveau Centre-hôtel des Célestins (avec le Sporting, golf et tennis) est placé dans le giron de NESTLÉ, dans le cadre de la société GPL (Générale de prévention et de loisir). Les jeux sont concédés au groupe Partouche, numéro deux français de cette activité. Le théâtre-Opéra est sous la responsabilité de la municipalité depuis 1987.

La Compagnie fermière ne gérait donc plus que les eaux en bouteilles et le thermalisme (Thermes Callou et Centre thermal des Dômes) jusqu’au rachat de GPL, le 21 septembre 2000, par le groupe Neptune, filiale de Castel. Il confie l’exploitation des thermes et de l’hôtel des Célestins au groupe Accor qui possédait déjà le Novotel (appelé Thermalia depuis 2010, avec enseigne Mercure depuis septembre 2012) et l’Ibis. Les installations golf puis tennis du Sporting de Bellerive sont par ailleurs revendues. La SCBV, qui embouteille les eaux de Vichy et de Saint-Yorre (40 millions de bouteilles de Vichy-Célestins, chaque année), a toujours été une société juridiquement distincte de la CFV, mais elle appartient également au groupe bordelais Castel.

Le 8 septembre 2005, Castel revend à Jérôme Phelipeau (détenant 60 % de la société MIF dont le groupe financier Matignon Investissement détient 40 %) Alma, donc la Compagnie fermière (car la CFV est propriété à 100 % de la société Alma), limitée donc à l’exploitation des thermes (les eaux minérales restant à Castel) et des hôtels. Jérôme Phelipeau était PDG de la Compagnie fermière globale depuis 1994. Il se consacrera désormais en totalité à sa Compagnie fermière dont le chiffre d’affaires est de 40 millions d’euros. Il change en 2009, le nom ancestral de « Compagnie Fermière de Vichy » (CFV) pour celui, plus court de « Compagnie de Vichy ».

C’est le 4e changement de propriétaire depuis 50 ans (1954). C’est surtout un changement historique, car c’est la première fois qu’il y a une dissociation entre le gestionnaire des eaux et celui des thermes. Il reste que la Compagnie fermière est toujours propriétaire du Parc central des Sources en piteux état (et odorant à cause des étourneaux : impossibles à chasser ?) et n’a aucune intention d’investir lourdement à sa rénovation. Un accord financier pour reprise de sa charge par la mairie de Vichy n’en finit pas de tarder. Seconde question qu’il serait bon de régler : les archives de l’ancienne Compagnie fermière qui ont vocation à rejoindre la Médiathèque de la ville. Celles qui n’ont pas encore été pillées, volées dans le passé, dorment dans des greniers, sans possibilité d’accès aux chercheurs et historiens de Vichy. Le désintérêt, normal pour des entrepreneurs privés uniquement soucieux de rentabilité, à l’égard du patrimoine de Vichy a encore été démontré récemment lors du changement de nom de l’excellent restaurant (ex « Jardins de l’Empereur », avec le chef Pierre-Yves Lorgeoux) du Sofitel Spa des Célestins : rebaptisé superficiellement « le N3 » (sigle signifiant puissance trois : « Nouveau, Naturel et Nutrition ») au lieu de « Napoléon III » dont un bronze de 1864 du sculpteur Carrier-Belleuse orne l’entrée ! Par contre, la Compagnie fermière a obtenu en 2008 du Conseil municipal que l’allée menant au parc d’Allier et bordant le Spa des Célestins soit appelée « Allée Napoléon III ». Cette décision a été prise en catimini, sans que l’association des « Amis de Napoléon III de Vichy » soit consultée. Cette dernière s’y serait évidemment fortement opposée. En effet, si le nom de l’Empereur doit être donné à une voie, ce doit être au grand boulevard des Etats-Unis (dont il est le créateur) et non à un simple sentier !

Les Thermes de Vichy (Callou, Dômes et Spa des Célestins) ont accueilli en 2016 13.500 curistes : 8.300 curistes conventionnés (trois semaines indémnisés par la Sécurité sociale) et 5.000 personnes en curistes dits « libres » (essentiellement au Spa des Célestins), selon Jean-Luc Sigot directeur des Thermes Callou et Dômes.

 

En 2017, l’État va négocier la revente du domaine thermal dont il est toujours propriétaire, dans la cadre de la politique gouvernemental de cessions des actifs. La ville de Vichy a toute chance d’être le bénéficiaire de l’opération dont il reste à négocier « le juste prix ». De l’euro symbolique à 28 millions d’euros, la marge est grande, surtout que la municipalité aura à sa charge la rénovation du parc des Sources (coût des travaux estimé à 20 millions d’euros). L’actuelle Compagnie de Vichy restera de toute façon concessionnaire jusqu’à la fin de son bail le 31 décembre 2030. La ville pourra alors changer d’exploitant pour ses thermes, mais à tout le moins récupérer les énormes royalties (qui rapportent 6 millions d’euros) versées par le groupe L’Oréal pour l’utilisation de la « marque Vichy », lesquelles reviennent pour l’instant dans les poches de la Compagnie de Vichy.

 

 

Confiserie thermale

(13 salariés)

Cette entreprise familiale de Cusset, créée en 1887, a employé jusqu’à 50 salariés. Elle est cédée en 1987 à Jean-Pierre Rougemont qui a lui-même revendu l’usine du 53 route de Paris au biarrot Jean-Michel Cortes en 1995, avec Bernadette Laviel. Elle propose une gamme complète de pâtes de fruits et de chocolats (le Carré de Vichy).

 

Convivial

(70 salariés)

Cette société de conditionnement de viande a été créée par Jean Meunier à Gannat où elle dispose toujours d’un atelier de découpe employant une quinzaine de personnes. Elle est réputée pour son « Parfait de Charolais » surgelé (40 % de son CA), fabriqué depuis août 1997 dans une partie de l’ancienne usine de la Sobovidé en ZI de Vichy-Rhue.

 

CORA

(325 salariés)

RADAR, le premier hypermarché de Vichy, est ouvert le 3 mai 1972 par les Docks de Blois (son siège d’alors, rue Fleury, est aujourd’hui une friche industrielle), avec 5.300 m² de surface de vente et 180 emplois. Radar s’implante dans le quartier des Ailes, au pied du nouveau Pont-Barrage. Il vient concurrencer deux grands magasins du centre-ville : Prisunic (voir plus bas à Monoprix) et le Capitole dépendant de la Sobovidé (aujourd’hui enseigne Casino) rue de l’Hôtel-des-Postes.

Radar est racheté en mai 1984 par CORA, groupe créé par Philippe Bouriez en 1969. La surface de vente de vente a été étendue aujourd’hui de 7.300 m².

Radar, devenu CORA, a vu l’arrivée de deux concurrents dans les années 1980, sans compter les Discount comme LIDL (trois magasins dans l’agglomération : bd des graves, route d’Abrest et à Bellerive face au stade) et les moyennes surfaces comme Champion (à Cusset) :

1.        CARREFOUR Cusset. D’abord Intermarché aux Graves (rue des Peupliers)  en avril 1982 : devenu Super U, puis Hyper U en janvier 2007 (après reconstruction à côté et doublement de la surface par son PDG Yann Le Diouris : de 2.345 m² à 4.050 m²), et enfin enseigne CARREFOUR (184 salariés) au 4 janvier 2008. Yann Le Diouris a pris la présidence de la JAV basket en décembre 2013, à la suite de Jean-Christophe Jonon.

2.        Centre Leclerc Bellerive, route d’Hauterive, en septembre 1984 par Louis Cousin avec une surface de 4.600 m² : 310 emplois en 2009.

 

COTTEL

(68 salariés)

Fondée à Cusset en 1948 par les frères Cottel (Denis pour le commercial et Pierre pour le technique), rue Ampère, pour le marquage d’objets publicitaires (achetés en Asie), Cottel est rachetée en novembre 1988 par Laurent Tête et Georges Kowalczuk.

Ils font construire et inaugurent en octobre 1993 une usine neuve (atelier-relais de 2.200 m²), à côté des anciens locaux. Jean Drapeau, ancien Gadz’art, reprend en juillet 1996 une société en pleine expansion. Il lance, au printemps 2001, deux sites Internet : un pour le grand public et un dont l’accès est réservé à ses 1.200 clients.

En 2007, Franck Allilaire, un ingénieur de 36 ans, reprend Cottel avec l’appui financier de la Sofimac. Le chiffre d’affaires ne cesse d’augmenter, atteignant 7 M€ en 2013 en dépit de la crise. Les effectifs de la société grimpent à 85 personnes en période de pointe, au dernier trimestre de chaque année. Franck Allilaire a par ailleurs repris en mars 2012 la dernière entreprise française fabriquant des crayons en bois : la CFC de Lay dans la Loire (20 salariés et 2 M€ de CA).

Les anciens ateliers Cottel sont occupés, depuis 2000, par Mamelet et Sengier, une société de chauffage, qui a été très importante dans le passé avec une centaine de personnes au début des années 1970 (une vingtaine aujourd’hui).

 

C. Plast

 

(15 salariés)

Cette entreprise familiale de Saint-Pourçain, spécialisée dans l’extrusion plastique, était implantée depuis 1952 route de Gannat, sous le nom de NBC (Nouvelle Brosserie du Centre).

Claude Lacour, son repreneur en 1972, fait construire en 1994 une usine neuve en zone de La Carmone. Il change en 1998 le nom de la société en « C. Plast » et diversifie les produits. Parti en retraite, Claude Lacour (président de la Ligue d’Auvergne de Moto) est remplacé statutairement par ses fils, Stéphane et Samuel, à la tête de l’entreprise.

 

Créapain

(25 salariés)

Créapain a d’abord été une filiale du puissant groupe Limagrain, basé à Chappes dans le Puy-de-Dôme (à 45 km de Vichy). Installée l’été 1992 dans la zone industrielle du Coquet à Saint-Germain (sous le nom de Paticentre), Créapain produits des pains spéciaux (marque Barquito). Antoine Gruson a repris l’affaire en 1999 et réorienté le positionnement des produits.

 

Créapharm
(ex « E Pharma »)

 

(135 salariés)

Le laboratoire pharmaceutique a été implanté en juin 1988 à Gannat, dans la zone Le Malcourlet (4 hectares dont un hectare construit), sous le nom de Mauvernay, le pharmacien créateur en 1947 à Riom. Il a porté successivement les noms de CERM, Réti (groupe hollandais Akso-Nobel), puis Riom-Laboratoires, et maintenant « E-Pharma » lors de sa reprise en septembre 1998 par Michel Pautrat, PDG, et Jean-Jacques Vidou, directeur général.

E-Pharma a repris, en août 2001, l’usine Johnson & Johnson (Merck) de Bessay (ex-Laboratoires Martin). Cette usine avait été construite en 1993 par le pharmacien moulinois, Jean-Paul Martin, dont les Laboratoires (créés en 1973, dans son officine de Moulins) produisaient la Migralgine et autres produits de médication familiale, comme le Rhinofébral. En 2003, « E-Pharma » prend le nom de Créapharm.

 

CREPS

 

(50 employés)

Le CREPS (Centre régional d’éducation populaire et de sport) de Vichy est situé sur la commune de Bellerive, à côté du Centre omnisports. Il a ouvert ses portes en 1972 (locaux inaugurés en juillet 1972), en remplacement du CREPS de Châtel-Guyon qui fonctionnait depuis 1942.

Établissement de formation relevant du ministère de la Jeunesse et des Sports, il a accueilli l’Institut National de Football (INF), jusqu’à son déplacement en 1987 à Clairfontaine. Son directeur était alors Jean Forestier, actuellement président du golf du Sporting.

Le CREPS organise de nombreux stages et brevets sportifs. De plus, il fait passer, chaque année en mai-juin, les épreuves nationales du concours du CAPEPS (diplôme des professeurs d’éducation physique et sportive) qui attirent à Vichy 250 examinateurs et plus de 3.000 candidats.

Le CREPS de Vichy, dirigé en 2009 par Jean-Marc Lapierre et menacé dans le cadre de la réduction nationale du nombre de Creps, a été maintenu par Bernard Laporte (secrétaire d’État aux sports) le 22 mai 2009 en raison de son excellence.

 

CS3I

(45 salariés)

Cette société d’ingénierie informatique a été créée en 1988 par Jorge Azevedo. Elle emploie plus de 40 personnes dans la Zone artisanale des Ancises à Creuzier-le-Neuf. Elle développe notamment des logiciels (Emed) pour les hôpitaux et cliniques.

 

CTL Packaging

 

(290 salariés)

 

 

 

Roland Durin

CTL Packaging est le numéro 2 européen de la fabrication de tubes souples en plastique pour les industries cosmétologiques et pharmaceutiques (l’Oréal, Dior, Revlon, etc.). CTL est filiale du groupe espagnol Tuboplast Hispania fondée en 1964 par Juan Celaya (propriétaire PDG). La société-mère Vitoria, en pays basque espagnol, emploie trois cents personnes.

L’usine de Vichy sort ses premiers tubes en juillet 1989, dans une usine implantée à Charmeil sur sept hectares (8.500 m² couverts) après seulement sept mois de travaux. Le site est dirigé à l’origine par Patrick Chaboureau.

De 1995 au 29 mars 2002, Roland Durin, concepteur du site et réalisateur du montage financier, assure la direction de CTL Packaging. Il quintuple les effectifs (beaucoup de jeunes) et la productivité.

Lauréat de nombreux oscars pour la nouveauté (forme, design et résistance) de ses conditionnements, CTL est managé depuis avril 2002 par Imanol Sanchez qui a passé son enfance à Saint-Jean-de-Luz. Fin septembre 2006, CTL Packaging double sa surface de production à 18.400 m² en inaugurant un nouveau bâtiment de 8.400 m² résultant d’un investissement de 7,5 millions d’euros.

Le 7 février 2008, Imanol Sanchez est élu « Super leader de l’Allier » au cours de la Nuit des leaders au Casino de Vichy animée par Bruno Masure et le chansonnier Jacques Mailhot. Cette récompense honore CTL Packaging dont l’effectif va atteindre près de 290 salariés fin 2008 après le recrutement d’une soixantaine de personnes.

 

Cuisine artisanale
(30 salariés)

En 1993, Éliane et Bernard Bay, qui tiennent le restaurant du Rhin (avenue des Célestins), s’implantent sur la zone qui deviendra La Boucharde, à la sortie de Brugheas, pour cuisiner des repas livrés à domicile. Leur fils Lionel Bay a rejoint en 2004 l’entreprise pour la diriger et la développer : 200.000 repas servis en 2014 !

 

Davigel
(ex-VGS)

(50 salariés)

Vichy Glaces Surgelés (VGS), fondée en 1968 par la famille Grellet, en ZI de Cusset est une société active de distribution de surgelés. Elle a été revendue à Davigel, dirigé par Jacques Duchemin.

 

DCF
Vichy

Les DCF (Dirigeants Commerciaux de France) ne sont pas une entreprise, mais une association fondée à Vichy en 1968 par Antoine Pétillat. Elle regroupe des chefs d’entreprise et des responsables commerciaux qui se réunissent le premier lundi de chaque mois. Les effectifs varient entre 35 et 50 membres, tous fortement impliqués dans la vie économique du Val d’Allier et motivés par le développement commercial.

L’actuel président, élu en janvier 2015 (traditionnel mandat de deux ans), est Jean-Michel Marron, directeur de Renault Bellerive (Bony). Il a pris l’initiative d’organiser le lundi 6 juillet 2015 une soirée au golf de Montpensier avec la majorité des anciens présidents : 14 étaient présents dont André Heidt (président 2002-2004) qui assurait l’animation et Alain Pelletier (SAEM) membre fondateur en 1968 et 3e président en 1970. Jacques Benn, le président national des DCF fondés en 1930 (aujourd’hui 80 associations regroupant 3.000 adhérents), avait fait le déplacement avec son prédécesseur clermontois Jacques Arnaud. Jean Almazan, sous-préfet de Vichy depuis septembre 2013, Gabriel Maquin 1er adjoint de Vichy (et ancien DCF), Bruno Pinard-Legry (directeur de VVA Développement) et Pierre Guyot (directeur adjoint du CEEA à Moulins) honoraient de leur présence cette exceptionnelle manifestation, aussi historique que sympathique.

Gérard Alzay (président DCF Vichy 1982-1983), Jean-Michel Gobeau (1987), Louis Advenier (1988-1989), Alain Carteret (1990-1991- intronisé le 3 juin 1985 et membre 13 ans jusqu’à fin 1998), Patrick Radjef (1992-1993), François Feldman (1994-1995) et Michel Sigot (2000-2001) ont été particulièrement heureux de se retrouver. La jeune garde des cinq derniers présidents depuis 2002 (Alain Marin, Yvon Darignac, Jacques Pacaud, Pascal Cambourieu et Jean-Michel Marron) découvrait leurs glorieux prédécesseurs…

 

La joyeuse équipe des past-présidents DCF Vichy, le 6 juillet 2015
(Crânes brillants et 5 assis : Radjef, Feldman, Advenier, Gobeau et Pelletier)

 

Détercentre

(15 salariés)

Michel Mallet reprend en 1969, à l’âge de 32 ans, une petite société de Cusset qui est devenue le premier négociant auvergnat de produits et matériels d’hygiène. Assuré de la pérennité de l’entreprise (3 rue Olivier-Grasset) en confiant la gérance à son fils Jean-Christophe, il a pu œuvrer pour sa ville de Cusset en étant, de 1995 à 2001, le premier adjoint du maire Joseph Bléthon. Michel Mallet est décédé en 2010.

 

Domtel

(35 salariés)

Cette société d’électronique et télécommunication, fondée en juin 1996 par Robert Laire, emménage en avril 1999 dans un atelier-relais neuf en ZI de Vichy-Rhue, face à l’usine LIDV.

 

Don Foster

(70 salariés)

Don Foster, un Anglais de Sussex venu construire les JS chez Ligier à Abrest, se met à son compte en février 1980. Installé en zone du Coquet à Saint-Germain-des-Fossés (Seuillet), il fabrique des châssis et sous-ensembles pour formule 1. Il revend son entreprise en 1995 à l’ingénieur Christian Gigot.

En septembre 2006, l’entreprise Don Foster, en difficultés, est reprise par Jacques Moniot, patron du groupe REX composites (500 salariés dans le Puy-de-Dôme avec Rex Composites et Issoire aviation). Il étoffe ainsi ses possibilités en chaudronnerie fine pour l’aéronautique, tout en conservant le pôle Compétition automobile. En 2016 les 6.000 m² de locaux sont rénovés avant passage dans le groupe Rexiaa.

 

Dufour AD

(44 salariés)

Dufour AutoDistribution, spécialisée dans la commercialisation d’accessoires automobiles, est déplacée à fin 1999 de Vichy (vers la Bourse du travail) à Cusset, 17-19 rue Ampère, dans un entrepôt neuf. Elle possède six autres magasins dans la région (Digoin, Guéret, Montluçon, Moulins, Riom et Thiers), portant son effectif à plus de cent salariés.

 

Dumont électricité

(32 salariés)

Cette très respectable société de Cusset (111 route de Charmeil), fondée en 1953 et spécialisée dans l’installation et la maintenance de systèmes électriques tant pour entreprises que pour particuliers, est reprise en 2005 par Bernard Leblais.

Après 25 années passées à la Manurhin (ingénieur puis directeur à sa fermeture), Bernard Leblais, Nantais d’origine, offre sa grande expérience à une PME reconnue pour sa fiabilité. Il a obtenu le marché de la nouvelle maison de retraite Le Vert Galant inaugurée fin 2010 dans le quartier de France. Bernard Leblais a cédé l’entreprise Dumont Electricité à Xavier DURAND en 2015.

« Bonvin électricité »est une autre entreprise d’électricité également réputée sur Vichy (8 salariés). Elle avait aussi été reprise à la fin des années 1990 par un autre cadre technique de la Manurhin : Philippe Léchelon.

 

Duranthon
(pressings)

 

(80 salariés)

Fondées le 21 avril 1893, rue Grangier, par Auguste Duranthon, les Teintureries Duranthon disposent d’une quinzaine de pressings, depuis 1969 sous le nom de chaîne « 5 à sec », dans un rayon de 80 km (Thiers, Moulins, Clermont et Roanne).

Les Teintureries Duranthon (pressings) sont aujourd’hui dirigés par la 4e génération (François Duranthon, adepte de la « veille technologique »), après le développement opéré par Jean Duranthon, également président de Chambre de Commerce de Moulins-Vichy entre 1973 et 1985.

 

ECSV (école)

(30 salariés)

ES Vichy

L’École des Carrières Supérieures de Vichy (ECSV) est ouverte le 10 octobre 1963 par le parisien Jacques Desmot, ami de Pierre Coulon (dont les fils fréquentaient l’École des cadres à Neuilly-sur-Seine). D’abord dénommée « École supérieure des carrières féminines » (jusqu’en 1978 où l’adjectif féminines disparaît), elle est placée sous la direction de Jacqueline Dedreuille, puis de Josette Carton (décédée en 2002).

En 1967, Colette Mondière prend la direction qu’elle conservera jusqu’en février 2003. A la fin des années 1980, elle accueille 700 étudiantes et étudiants. En 1992, l’ECSV rejoint la rue Fleury, dans des locaux rénovés des ex-Docks de Blois appartenant à Bertrand Cluzel, fils du sénateur Jean Cluzel.

Le 7 juin 2010, l’école change de nom, de direction et de site. L’ESCV devient le « Lycée privé d’enseignement supérieur de Vichy ». Elle est filiale de la société nantaise COFAP-santé dirigée par Frédéric Lucet. Elle abandonnera le bâtiment de la rue Fleury à la rentrée de septembre 2010 pour occuper un site de VVA au 17 avenue des Célestins (Tél. 04 70 55 55 54).

L’école emploie 35 professeurs (pas tous à plein temps) et forme 220 étudiants répartis en cinq filières BTS dont la section phare (d’origine) « Esthétique-cosmétique ». La directrice est Françoise Machebeuf.

 

Electro-Froid

(20 salariés)

Cette société implantée par M. Fayot en ZI de Vichy-Rhue dans les années 1980 est spécialisée en installation et maintenance de matériels de froids et climatisation chez les professionnels et dans les collectivités (boulangeries, cuisines, etc.). Le gérant Bouquet des Chaux a cédé l’entreprise en 2008 au groupe Cesbron d’Angers. Le responsable de Vichy, Pascal Cambourieu, est nommé président des DCF (Dirigeants Commerciaux de France) à compter du 1er janvier 2013, en remplacement de M Jacquot.

 

Electronica

(22 salariés)

Christian Roussin reprend en 1987 STS (Sous-Traitance Service), société de câblage électronique située à Bellerive. En juin 1993, il regroupe STS et son bureau parisien des Ulis au sein d’un atelier-relais de 1.850 m² (sur les plans de l’architecte Antoine Bruhat) dans la zone des Ancises à Creuzier-le-Neuf.

Electronica fabrique des systèmes électroniques spéciaux (cartes et boîtiers Auteg), dont des prototypes pour le milieu médical (dont l’audiomètre de dépistage de surdité). Des difficultés de marché ont contraint Electronica à concéder son usine à Visa (CAT) pour reprendre des locaux sur Cusset, 8 rue Georges-Ferrier. En avril 2015, Christian Roussin a transmis son entreprise à Jean-David Ray qui la déplace à Abest.

Elmaduc (AluK)

Gannat

(90 salariés)

Société d’anodisation de l’aluminium fondée en 1939 par Ernest Levy, rachetée en 1973 par Rio Tinto, puis en 1978 par l’italien Angeletti. Son gendre Léonardo Stramezzi dirige depuis 1986 l’entreprise qui a réduit les effectifs (jusqu’à 200 salariés) de l’usine de la Recollaine à Gannat, après des difficultés en 1997. Les activités s’orientent vers la menuiserie aluminium, participant à la construction du Marché couvert de Vichy en 2006.

En 2008, Elmaduc est rachetée par le groupe Designal Systems qui change son nom en AluK. La société annonce en 2013 la création d’une nouvelle usine de laquage (jusque là sous-traité) avec une dizaine d’emplois.

 

EMB

(25 salariés)

L’École des Métiers du Bâtiment (EMB), fondée en 1969 par Georges Bourachot, forme 600 jeunes apprentis chaque année, sur la commune de Bellerive, au carrefour de la route de Charmeil et de la route du Pont-barrage. Elle a été dirigée jusqu’en 2000 par Paul Jarlier, qui a été infructueusement candidat à la mairie de Bellerive en mars 2001. Jean-François Mezure a pris ensuite la direction de l’EMB.

 

EMS
(37 salariés)

Emballage Manutention Stockage (EMS) occupe le site de l’ancienne gare de Randan (Puy-de-Dôme) sous la direction de  Christopher Bakhurst.

 

Europrix

(20 salariés)

Ce nom de grande surface cache, en plein cœur de Gannat (rue Notre-Dame), la confection Jean Delfin. Cette active petite société a le mérite de tenir dans un pays où le coût de la main-d’œuvre est peu favorable à l’industrie du textile. Sa voisine Margine, rue du Clos, a dû cesser ses activités en 1996.

 

Falaise

(30 salariés)

Le tissu industriel de la région de Vichy comprend des PME situées sur le département du Puy-de-Dôme dont fait partie la commune de Randan, située à 15 km de Vichy.

Ainsi Falaise, implantée dans le bourg de Saint-Sylvestre-Pragoulin, est une SARL de mécanique de précision qui usine des pièces pour les vélos et les motos. Elle réalise même des prototypes et des sous-ensembles sur demande. André Pellet, son gérant, dispose de machines à commande numérique performantes dans un atelier de 2.000 m².

 

Ferme du froid
(ex-Dubessay)

 

(60 salariés)

L’entreprise de distribution de surgelés, implantée à Charmeil, a été créée par Gaston Dubessay qui avait une grande poissonnerie au marché couvert de Vichy et de nombreuses autres dans les villes proches.

La société Dubessay devient « Dubessay-Martinet » en 1972 lorsque Jacques Martinet, un ancien du cabinet d’expertise-comptable Jacques Rozan, s’associe à l’affaire. Ce dernier décède subitement en 1997. La « Ferme du froid » reprend la société en s’appuyant sur les marques de son groupement : Relais d’or et Miko.

L’entreprise (120 salariés avec Chalon-sur-Saône) déménage de Charmeil fin janvier 2007 dans des locaux neufs et spacieux en zone de Davayat à Saint-Rémy-en-Rollat, sur un terrain de 4 hectares (investissement de 3,2 M€). Le directeur actuel est Nicolas Montaurier.

En 2011, la Ferme du froid aura un nouveau voisin sur la zone de Davayat à Charmeil : la société André (espaces verts), jusque là implantée à Lapalisse, va la rejoindre avec sa quarantaine de salariés.

 

Fleurus

 

(300 salariés)

A partir d’une société à Saint-Flour créée par Pierre Laval (simple homonyme de l’homme politique) après-guerre, le groupe Fleurus s’est implanté rue du Léry à Bellerive en 1951 (Manufacture de maroquinerie, Europe écrins, bijoux Val, etc.) et a développé des usines de bracelets-montre à l’étranger (à Casablanca et à Madagascar avec 600 salariés).

Fleurus est dirigé par Yves Laval, fils de Pierre Laval et président de la Chambre de Commerce de Montluçon de 1994 à décembre 2000.

 

Forez porc
(ex-Arrow)

 

(120 salariés)

Le groupe agroalimentaire irlandais Arrow de Mickaël Queally s’implante en 1996 à Lapalisse. Il construit une importante et ultramoderne usine de découpe de viande porcine en zone industrielle de Lubillé. Pleinement opérationnelle depuis avril 1998, elle employait fin 2001 près de 300 personnes, en comptant les intérimaires.

La fermeture de la porcherie de Barrais-Bussoles (due à des revendications écologiques) et l’effondrement du marché japonais faisant suite à l’épidémie de fièvre aphteuse mettent Arrow en difficulté. L’usine Arrow de Lapalisse, managée par Alan Green, a été contrainte de cesser ses activités le 12 juillet 2002.

Le tribunal de commerce de Cusset accepte le 28 novembre 2002 le projet de reprise de Forez-Porc (filiale du groupement MC-Porc), préservant 113 des 163 emplois.

 

Forges des Margerides

(54 salariés)

Créées par l’ingénieur René Moïse en 1955 à Hauterive pour la fabrication d’accessoires de motoculture, les Forges des Margerides sont revendues en 1987 à la famille Girard (René Moïse reprenant en 1989 le distributeur Anconetti) qui les revend en octobre 2000 au groupe Finadvance. Patrick Besogne est le patron de cette dynamique société depuis le début des années 2000.

 

Fumage artisanal du Sichon

 

(10 salariés)

Cette SARL s’est spécialisée dans le fumage des poissons : truites et saumons. Elle a la particularité d’avoir été créée, en 1992, par un cadre retraité de la SNCF (formateur des contrôleurs), à partir d’essais pour ses besoins personnels : Jacques Vernet.

Jacques Vernet débute, avec le charcutier Groseiller comme associé, rue Gaillard dans le quartier Jeanne d’Arc. Puis le Fumage artisanal du Sichon s’implante en 1995 à Brugheas route de Randan, dans la nouvelle zone d’activités de « La Boucharde ». Jacques Vernet, adjoint à la culture de Claude Malhuret entre 1998 et mars 2001, est le père d’Isabelle Vernet, cantatrice de renommée internationale, et de l’organiste Olivier Vernet.

La société est revendue en juin 2004 par Jacques Vernet à Daniel Bono qui développe le CA de 20 % l’an avec sa technique du double fumage et d’une préparation « tout à la main ».

 

Galva Union

 

(350 salariés)

Cette société de galvanisation de Saint-Pourçain est fondée en 1979 par Armand Pauly (dit le « cow-boy » et déjà créateur de Vigilec), sous le nom de « Galva Éclair ». En 1986, Frédéric Lelièvre (ESCAE Clermont et ancien Sermeto) la rachète en RES (reprise par les cadres salariés, dont le financier Alain Barral).

Après un développement externe (unités dans la Drôme et à Pessac), le jeune patron la revend à son tour en septembre 1999 au groupe londonien « 3i ». Galva Union dispose de deux filiales, sur la même zone industrielle du Pont-Panay, employant chacune une cinquantaine de personnes : « Les Profilés du Centre » (glissières de sécurité pour autoroutes, société créée en 1986) et « Déco Galva» (laquage sur tôles galvanisées, société créée en 1993).

 

Gouillardon-Gaudry

 

(120 salariés)

Cette usine à la campagne, installée depuis 1966 à Bert (près de Jaligny), est méconnue des Vichyssois. Elle fabrique des semelles en caoutchouc synthétique pour toutes les grandes marques de chaussures (Weston, Méphisto, Paraboot).

Sa direction lyonnaise, basée à Corbas, est la troisième génération du fondateur, Simon Gouillardon, en 1906. La société possède aussi le magasin de pneumatiques « Gaudry pneu » à Cusset.

 

Goutorbe

 

(15 salariés)

Cette SARL de câblage électronique, fondée à Laprugne en 1985, prouve que la Montagne bourbonnaise n’est pas exempte d’industries. Au Mayet-de-Montagne, une autre entreprise électronique, la SESC créée en juin 1986 à Saint-Clément, est installée dans l’ancienne usine de textile Maillet-Maille. La SMPF de Paul Laisney produit des sachets plastiques. Jean-René Lafaye, ancien monteur de la Manurhin, a développé depuis l’été 1981 à Ferrières une société de réparation de machines alimentaires (sept salariés). NSE, né et toujours présent à Nizeroles, est devenu un grand groupe. La SDEB, créée à Ferrières en 1967 par Robert Durif, est déplacée à Cusset en 1993 par son successeur Yves Chassagne.

 

Grands Dragages du Centre  (GDCE)

 

(20 salariés)

Cette entreprise de BTP, avec sablières à Abrest, existe depuis 1965. Elle comptait une cinquantaine de salariés début 1995, lors de sa revente par son fondateur Louis Corréaud (16 ans président du CAV, club de l’Aviron de Vichy, de 1974 à 1990), prenant sa retraite.

Des repreneurs suisses, véritables escrocs, conduisent en un an l’entreprise à la faillite. Les GDC sont repris en mars 1996 par Yves Bas (P-DG de la Sotragec, basée au Puy), qui maintient une vingtaine d’emplois. Début 2001, la société est acquise par H2P, groupe basé à Lempdes près de Clermont, qui complète sa raison sociale devenue : GDC-E (E comme Entreprise).

 

GRAS

(15 salariés)

Cette petite entreprise, fondée en 1922 par la famille Gras, fabrique à Cusset, route de Ferrières, des articles religieux très demandés à l’étranger.

 

Guelpa
(30 salariés)

Il ne reste plus qu’une seule entreprise Guelpa (à Abrest - fondée en 1882) sur les deux entreprises de peinture et de finitions du bâtiment qui ont employé, chacune, plus de 100 personnes entre 1950 et 1990. Celle d’André Guelpa, qui avait son siège à Creuzier-le-Vieux, n’existe plus depuis le décès de son patron, également grand dirigeant du club de natation Les Dauphins (DBB). Le nom de Léon Guelpa, longtemps président du Cercle taurin et supporter actif du RCV rugby, ne saurait être oublié.

 

Hassenforder

(30 salariés)

La société de viandes Hassenforder, basée à Toulon-sur-Allier, est aujourd’hui le principal utilisateur de l’abattoir de Vichy, faisant suite à la Sobovidé (fermée en 1990). Les deux autres exploitants sont la Sochavia de Gérard Chasseret et Livrozet.

L’abattoir de Vichy (4.500 tonnes/an), situé au bout de la zone industrielle de Vichy-Rhue, est un service intercommunal qui est tombé dans le giron de la Communauté d’agglomération au 1er janvier 2001.

 

Halberg Précision
(50 salariés)

Cette société de mécanique s’est installée, avec bureau d’études, en décembre 2007 sur l’ancien site Manurhin en zone industrielle de Cusset. Elle fabrique des pièces et sous-ensembles pour l’industrie automobile, notamment pour Peugeot.

 

Hautrifil CGR

(100 salariés)

Cette société de ressorts d’Hauterive, longtemps dirigée par M. Lussier, fait partie depuis 1992 du groupe parisien CGR (Comptoir général du ressort).

Le site d’Abrest, qui était situé en zone inondable, est transféré en 2005 à Saint-Yorre (au Bois des Jarraux) dans une usine-relais de 5.400 m². Marc Chauvet dirige l’exploitation orientée vers l’industrie automobile.

 

Hécate
(formation)

Entreprise de formation professionnelle (techniciens de thermes, recyclage de chômeurs, etc.), Hécate a été fondée en 1987 par les frères Breuil (Jean-Louis et Patrick). Installée au parc d’activités de la Croix Saint-Martin depuis son ouverture à Vichy, elle est aujourd’hui animée par François-Xavier Jouanin.

 

Hépatoum

(30 salariés)

Ce laboratoire pharmaceutique de solutions digestives (un million de bouteilles par an et comprimés) a été créé à Saint-Yorre en 1938 par des cadres de la Commerciale des eaux sur l’ancien terrain de la Source Guerrier (à l’entrée du pont). Hépatoum est contrôlé depuis 1985 au groupe allemand Klosterfrau.

 

Hôpital de Vichy

 

(1.800 employés)

Le Centre hospitalier de Vichy, boulevard Denière, est le plus gros employeur de l’agglomération, avec 1.800 personnes (en équivalents temps plein). Par ce fait même, il est aussi le premier employeur public, devant la mairie de Vichy (720 employés) et le Lycée de Presles (370 personnes).

Sa création, à l’emplacement actuel (alors lieu-dit de la Croix des renards), remonte à 1887, sous le mandat du maire Georges Durin qui l’inaugure le 23 octobre. Il remplace l’hôpital de la place de Rosalie (Source de l’hôpital) datant de 130 ans.

Les 736 lits du Centre hospitalier permettent de soigner 20.000 personnes hospitalisées chaque année. L’hôpital de Vichy intègre sur son site : en 1968 l’Institut de masso-kinésithérapie (créé le 8 février 1941 et dirigé par Claude Bru pendant 25 ans de 1978 à 2002, lequel est maintenant kiné de la JAV) et en 1977 l’école d’infirmières (fondée fin 1965). Un Pôle « femme et enfant » est ouvert en mai 2006.

Le président du conseil d’administration de l’hôpital est, juridiquement, le maire de Vichy. Jean-Pierre Bettiga, directeur général des services de la ville de Vichy de février 2003 à 2010, avait managé l’hôpital de Vichy de 1986 à 1995. Succédant à Claude Rorh, le directeur du Centre hospitalier Jacques Lacarin de Vichy est, depuis août 2013, Thierry Gebel qui dirigeant auparavant l’hôpital de Golbey-Epinal.

 

Hugues Rambert

(15 salariés)

Cette petite société de luminaires et abats jour démontre le savoir-faire des PME du Bourbonnais. Reprise en 1996 par le Cantalien Philippe Rabane, elle fournit les plus prestigieux hôtels de France : Ritz et George V à Paris, Carlton à Cannes, etc. Design et artisanat haut de gamme ! Fin 2010, elle a quitté Saint-Germain-des-Fossés fin 2010 pour s’installer en ZI de Vichy-Rhue, avec magasin d’usine ouvert l’après-midi.

 

Huileries Lapalisse

(38 salariés)

L’huilerie de colza et tournesol de Lapalisse est plus que centenaire, fondée en 1898 par Abel Paillard. C’est la dernière huilerie indépendante de France, face aux géants Cargill et Lesieur. Installée avenue Charles-de-Gaulle, elle est dirigée par la famille Chervier depuis quatre générations. Abel Chervier, P-DG depuis 1945, à l’origine de cette forte croissance (une vingtaine de types d’huiles), a passé le flambeau en 1991 à ses fils Pierre et Philippe. Un cinquième des 24 millions de CA en 2014 est exporté, avec le titre de premier producteur européen d’huile de noix.

 

Jacuzzi France Atelier du bain
(ex-Atmo)

 

(65 salariés)

Les Ateliers de la Motte fabriquaient des pare-douche de baignoires. La menuiserie d’origine, fondée à Cusset en 1872 par la famille Rabineau, est déplacée en 1963 rue Georges Billy.

Dirigée depuis 1945 par André Rabineau (futur maire de Cusset entre 1953 et 1977 et sénateur de l’Allier de 1972 à 1989), puis par sa fille Geneviève et enfin par Jean-Jacques Rabineau (jeune frère de Geneviève), la société est revendue en 1995 au groupe anglais « Spring Ram » de Bradford, puis en 1998 au groupe américain Jacuzzi (créateur de la marque du même nom en 1968) qui renomme la société Atmo « Atelier du bain ».

 L’Atelier du bain (Jacuzi France) fournit le tiers du marché français de l’hydromassage depuis son site des Boulaires et sa plateforme logistique de Magnet. La création d’une vingtaine d’emplois supplémentaires est prévue sur 2009 et 2010.

 

Karavel

(50 salariés)

Le numéro 3 français de la vente de voyages sur internet s’est installé le 2 juin 2005 dans un immeuble neuf du boulevard Denière à Vichy. Une montée en puissance prévoyait à l’horizon 2008 un effectif de 200 salariés (3/4 des télévendeurs du centre d’appels sont des femmes). Après avoir atteint 101 emplois en 2007, le personnel est redescendu à une cinquantaine en 2009 du fait de la crise mondiale. En 2010, le site internet Karavel, dont le responsable à Vichy est Bruno Buisine depuis 2008, enregistre 100.000 visites par jour et 3,5 millions par mois.

 

La Montagne
journal

 

(15 salariés à Vichy)

 

 

JC Moreau d’Alton
(1929-2017)

Le premier numéro de « La Montagne » est paru le 4 octobre 1919. Le journal est fondé par Alexandre Varenne (1870-1947). Le quotidien dessert maintenant Vichy, l’Allier, les trois autres départements d’Auvergne et le Limousin. Il est diffusé chaque jour à près de 250.000 exemplaires.

La Montagne fait partie du grand groupe de presse « Centre-France ». Le groupe dirige, depuis son siège de Clermont-Ferrand, trois autres grands titres régionaux : Le Populaire du Centre (Limoges), Le Journal du Centre (Nevers) et Le Berry Républicain (Bourges). Son P-DG est Jean-Pierre Caillard, un ancien de l’ESCAE de Clermont-Ferrand.

L’agence « La Montagne » de Vichy remonte à la Libération, avec Marcel Corre comme directeur (épaulé par son épouse Jeanne). Jean-Claude Moreau d’Alton, arrive à Vichy dès avril 1958, provenant du journal « Centre-Presse » de Limoges. Jean-Claude Moreau d’Alton dirige ensuite l’agence, pendant trente ans, de 1963 à 1993. Il est décédé en mai 2017. Les journalistes les plus notables de cette époque furent : Jacques Chambriard et Jean-Paul Gondeau (anciens rugbymen du RCV), Philippe Gioux, Michelle Huffnagel, Jean-François Nouet et Robert Cave (décédé).

Le concurrent La Tribune - Le Progrès, longtemps animé par le géant Jean Renault, supprime en mars 1988 son agence à Vichy, située rue Georges-Clemenceau, au-dessus de l’agence Havas. Les journalistes dont la chef d’agence Catherine Douris sont alors rapatriés sur Lyon et Saint-Étienne.

Catherine Gréau a pris en 2005 la suite d’Yves Carroué, à la direction de l’agence de Vichy. Les bureaux de l’agence avaient été déplacés le 2 juillet 2001, de l’immeuble du 8 de la rue Georges-Clemenceau (locaux repris par le gratuit INFO) au 36 rue Louis-Blanc, près du plan d’eau.

 

La Semaine
de l’Allier

La Semaine de l’Allier est un hebdomadaire dont le premier numéro est sorti le 7 avril 2005. Il a été fondé par Jean de Charon (ex-Sciences-Po Paris), avec l’écrivain Denis Tillinac comme actionnaire (très minoritaire) et chroniqueur. Le siège est à Moulions, avec deux agences basées à Vichy (agence dirigée à l’origine par Pablo Aiquel, puis par la jeune et dynamique Céline Demars) et à Montluçon.

 

Ce nouvel hebdo en couleur, qui paraît chaque jeudi, couvre l’ensemble du département de l’Allier. Il publie souvent « des scoops » avant son confrère La Montagne pourtant journalier et appuyé par un nombre bien plus important de journalistes et correspondants. Il organise en décembre un référendum (vote par internet) qui désigne « le Bourbonnais de l’année ».

 

La Pergola
(clinique)

 

(160 salariés)

Clinique créée par le Docteur Léon Maire en 1912, au 10 quai d’Allier. Les docteurs Jacques Phélip, Roger D’Escrivan (son gendre) et Claude Madier ont été ensuite les principaux chirurgiens de la clinique.

Déplacée le 15 novembre 1975 au bout (numéro 75) de l’allée des Ailes, après le collège Jules-Ferry, elle dispose de spécialistes reconnus : Dr Hubert Manhès (pionnier de la célioscopie), Jean-Claude puis Antoine Briand, Claude puis Thierry Madier, plus récemment les chirurgiens orthopédistes Jean-Louis Pinçon et Philippe Giraud.

La Pergola s’est associée en 1997 à la clinique « Jeanne d’Arc » dont les installations de la rue Bintot sont abandonnées en juin 2002 (locaux rachetés par l’hôpital). Le capital est détenu majoritairement à partir de 1998 par le groupe aurillacois du docteur Christian Pradeyrol.

Le service maternité (accouchements) de La Pergola est fermé en mai 2006 au profit du « Pôle femme et enfant » ouvert au Centre hospitalier. Jean-Jacques Layac, PDG de la Pergola, envisage de compenser l’arrêt de la maternité par la création d’un « Pôle de rééducation fonctionnelle », les opérés en orthopédie devant actuellement se rendre à Pionsat (au plus près) dans le Puy-de-Dôme.

Le 25 septembre 2007, le groupe privé de santé VITALIA (7.200 salariés et 5.600 lits - directeur général : Jean-Baptiste Mortier) rachète la clinique La Pergola au docteur Pradeyrol. Parmi ses 45 établissements, Vitalia possède les quatre cliniques de Clermont-Ferrand : La Châtaigneraie à Beaumont, Saint-Antoine à Chamalières, La Plaine et Les Chandiots à Clermont même. La direction de la Polyclinique La Pergola est actuellement assurée par David Bellencontre.

Fin 2015, Vitalia fusionne avec Vedici pour former le nouveau groupe ELSAN (80 établissements et 14.000 salariés) qui comprend également en Auvergne le CMC de Tronquières à Aurillac.

 

LABINAL

(ex-Erca)

(170 salariés)

ERCA, société de câblage pour aéronefs (commerciaux, d’affaires ou miliaires), s’implante en 1967 à côté de l’aéroport de Charmeil. La société est reprise en 1991 par le Toulousain Caso, puis en 1995 par le groupe Labinal qui a lui même intégré le groupe Snecma en 1999. Les effectifs avaient grimpé jusqu’à 350 personnes pour redescendre, de manière stable (que des CDI) juste en dessous de la barre des 200.

Aujourd’hui en 2009, le directeur de l’établissement de Charmeil, filiale de Safran (fusion en mai 2005 de Snecma et Sagem : 6.400 salariés, avec siège à Blagnac), est Michel Peltot. L’usine qui s’étend sur 7.000 m² assure le câblage électrique pour l’aéronautique (Airbus A320 et A330) et l’aérospatiale (harnais moteur de la fusée Ariane).

 

Lagarde

 

(50 salariés)

Cette société de distribution de produits pétroliers est créée par Jean Lagarde le 15 mai 1920. Elle distribue la marque Total depuis 1954 (cinquantenaire fêté en novembre 2004) et construit un important dépôt d’hydrocarbures, boulevard Jean-Lafaure à Cusset, sur un terrain de huit hectares.

Elle dispose d’un réseau de 34 stations-service qu’elle approvisionne en carburants dans un rayon de 130 kilomètres autour de Vichy. Présidée par Michel Pelletier (38 ans), fils d’Alain Pelletier et de Françoise (née Lagarde), la société Lagarde livre aussi du fuel domestique aux particuliers. La famille créatrice, Lagarde-Pelletier, est également à l’origine de la SAEM à Cusset et de Peintamelec à Vichy-Rhue.

 

Laitière de Vichy

(33 salariés dont
8 à Vichy ZI Rhue)

La Société laitière de Vichy est issue de la reprise en octobre 2003 par Jean-Luc Genin de l’entreprise de Robert Moussier produisant depuis 1975 ses fromages à Vichy-Rhue et les commercialisant au Grand Marché couvert. Malgré son faible effectif de départ, la Société laitière de Vichy affirme son dynamisme en lançant de nouveaux produits dont le produit-phare exporté « Comtesse de Vichy » au lait de vache (12 % de la production annuelle) et le Yoghourt L’Authentique.

La Société laitière de Vichy a racheté plusieurs petites fromageries artisanales : à Saint-Just-en-Chevalet (Pays d’Urfé) dans la Loire en 2008, vers Mende (laiterie Duo) en Lozère en 2012 et à Retournac (Laiterie Jussac, en Haute-Loire, patrie de la tenniswoman Marion Bartoli) en 2013.

 

Le LYS

 

(30 salariés)

La résidence Le Lys, située 34 rue Salignat en centre-ville à Vichy, est l’occasion d’évoquer les nombreuses maisons de retraite privées offrant leur services sur Vichy : la Villa Paisible à côté de l’église Saint-Blaise, le Vert galant rue Porte-de-France (depuis 1985), Orpéa à Bellerive et La Providence (Daniel Georgentum) à Vendat. Le FoyerMarthe Pichorel, rue Porte-Verrier, est maintenant fermé.

Fin avril 2008, la maison de retraite L’Hermitage, appartenant depuis 2004 au groupe La Crémaillère de Marc Storti (également propriétaire de l’hôtel Grignan), déménage du centre-ville (square Albert Ier) dans l’ancienne clinique La Vigie du docteur Landreau à Bellerive (75 lits), à côté du nouveau stade nautique. Le Vert galant, autre maison de retraite du groupe Storti depuis 2002, située face à la Source de l’hôpital, a rejoint fin 2010 des locaux neufs (90 lits) sur l’ancien site de l’imprimerie Wallon, au bout de l’avenue de France.

D’importantes maisons de retraite publiques existent à Bellerive, Cusset, Gannat, Lapalisse, Le Donjon et Varennes (Gayette, à Montoldre).

 

 

 

LIDV : CAP

(usine L’Oréal
de Vichy)

 

(400 salariés)

CAP (Cosmétique Active Production), usine dermo-cosmétique du Groupe L’Oréal, est la plus grande entreprise privée de la région de Vichy. Elle contribue au renom de la ville partout dans le monde, les « produits de Vichy » étant diffusés dans les magasins et drugstores de toutes les grandes capitales. Car l’Oréal est le leader mondial du marché de la cosmétique. Son fondateur Eugène Schueller (1881-1957) avait déjà racheté en 1950 la SHDV (Société d’hygiène dermatologique de Vichy) créée à Vichy en 1931 par l’industriel Georges Guérin (président des parfums Grenoville) avec le Dr Prosper Haller (décédé en 1946) et réputée pour ses « Secrets de Vichy ».

Jusqu’au 1er juillet 2006, l’usine appelait LIDV (Laboratoires Industriels De Vichy). Centre de production internationale, l’usine était ouverte le 15 juillet 1969, en zone industrielle de Vichy-Rhue (50.000 m² bâtis, sur une superficie de 15 hectares). L’implantation avait été négociée, à partir de 1963, par le maire Pierre Coulon qui entretenait d’excellentes relations avec le ministre André Bettencourt (actionnaire principal, car le mari de Liliane, fille unique d’Eugène Schueller) et François Dalle (alors directeur général). En concurrence avec Caudry (vers Saint-Quentin), l’usine (baptisée LADV, au tout début) s’installait à Vichy sur la relance personnelle (le fameux « timbre-poste ») du Dr Lacarin, maire de Vichy  depuis moins d’un an (15 septembre 1967). André Bettencourt est décédé le 19 novembre 2007 et le docteur Jacques Lacarin le 4 juin 2009.

CAP (ex-LIDV) produit 160 millions d’unités en 2005 sous de multiples marques connues : Vichy, Phas, La Roche-Posay, shampoings Dercos, Basic homme, Glucoblock, Liftactiv, Réti C, Rétinol et les produits Cosmence et Maniatis des « Créateurs de beauté » (en VPC). La crème Aqualia, créée en 1975, connaît un succès mondial.

Le site de Vichy a toujours été managé par des directeurs dynamiques : Claude Husson (1973-1979), Jean-Marie Ladurée (1980-1983), Xavier Quilghini (1983-1989), Gilles Delrieu (1989-1996), Bruno Declercq (1996-2002), Jean-Louis Roussel (2002-2005), Christophe Guesnet (de septembre 2005 à 2007), Philippe Dequincey de 2007 à 2011 et Jérôme Drapeau depuis juillet 2011.

LIDV est à l’origine de la création ou du développement de nombreuses sociétés sous-traitantes de l’agglomération de Vichy : Transports Thévenet, ZP France, CTL Industries, Rapidénet, etc.

LIDV est le premier exportateur de l’Allier et le deuxième d’Auvergne (derrière Michelin), Les Produits de Vichy constituent incontestablement la plus grande réussite, par sa taille et son image, des entreprises de la région de Vichy. Les marques qui rencontrent le plus de succès sont : Aera Teint, Lift Activ, Lipidiose, Liposyne, Lumineux, Myakine, NeoVadiol, Norma Derm et Thermal Fix.

Le 1er juillet 2006, les Laboratoires industriels de Vichy (LIDV) ont changé de nom pour s’appeler désormais « Cosmétique Active Production » (sigle : CAP), en raison d’un rapprochement avec l’usine sœur de La Roche-Posay. L’usine de Creuzier-le-Vieux, capable de fabriquer tous types de conditionnement, produit 190 millions d’unités chaque année.

 

 

 

 

Ligier Automobiles

 

(130 salariés)

La construction de voiturettes Ligier remonte à 1980 (JS 4), comme diversification supplémentaire aux F1 et aux cabines de tracteurs. L’assemblage des voitures sans permis reste aujourd’hui la seule activité de l’usine d’Abrest (19.000 m²).

Philippe Ligier, fils du célèbre Guy Ligier (rugby, moto, pilote de formule 1), dirigeait l’entreprise depuis 1984. Depuis 2005, il était maintenant épaulé par son jeune fils François Ligier nommé directeur général. François Ligier, petit-fils de Guy, est donc maintenant le patron de l’entreprise.

Ligier assemble 14.000 véhicules par an (moteurs Lombardini). Automobiles Ligier SA lance constamment de nouveaux modèles : Optima en 1992, Ambra en 1997, Dué (se prononce Douée) en 1998, Be Up en 2001, Be Run en 2003. Ligier exporte de plus en plus à l’étranger, grâce à son agent italien Piaggio. Ligier vend en direct ses modèles (X-Too, quads, X-Pro, etc.) à Vichy (enseigne Espace auto en ZI de Rhue) et à Montluçon (Espace Roby).

En 2008, Ligier se marie avec la société MICROCAR de Nantes, plaçant le nouveau groupe Drive Planet (220 salariés) en tête du marché européen des voitures sans permis, avant Aixam d’Aix-les-Bains. Cinquante « voiturettes » (cylindrée de 50 cm3 et vitesse maximum de 45 km/h) sortent chaque jour des chaînes de montage d’Abrest, distribuées dans 150 points de vente en France. Les 100.000 permis invalidés chaque année offrent un marché consistant. Le 1er septembre 2009, Ligier sort une version rajeunie R de sa X-Too. Ligier étudie pour 2010 un véhicule avec permis « 100 % électrique » sous le nom de « X-TOO R Sun ».

La firme Ligier et ses filiales ont fabriqué en 2011 près de 14.000 voitures (une trentaine de voiturettes chaque jour). Près de la moitié de la production est exportée.

Guy Ligier est décédé le dimanche 23 août 2015 à Nevers et a été enterré le vendredi 28 août au cimetière des Bartins de Cusset après une cérémonie religieuse de deux heures à l’église Saint-Louis réunissant 200 personnes dont les anciens pilotes automobile Jacques Laffite, René Arnoux, Philippe Alliot et Olivier Panis qui portaient le cercueil à la sortie sur la musique de « What a wonderful world » de Louis Amstrong (1967).

 

LPH

 

(170 salariés)

Le « Laboratoire de Phytothérapie et d’Herboristerie » (LPH) a été fondé en 1987, à Saint-Bonnet-de-Rochefort (près de Gannat), par le pharmacien Philippe Laurent. Enfant du pays, il veut créer des emplois « à la campagne ». Fonceur (ancien rugbyman, pilier au CUC), il lance ensuite le « Naturopole », zone économique sur le thème des produits naturels avec notamment la société Eskiss Packaging (25 salariés). Le site est visité le mardi matin 26 février 2008 par le président de la République Nicolas Sarkozy.

Philippe Laurent ouvre aussi, dès 1996, un magasin « Bonne Fée Nature » au cœur du village médiéval de Charroux. Sur un marché en pleine croissance des produits à base de plantes, le groupe Thiomed (LPH) dispose de plusieurs filiales (dont LPEV et OTC) et d’un important réseau commercial.

 

Lycée de Presles

 

(370 employés)

Le lycée de Presles dépend de la Région Auvergne pour les bâtiments et du ministère de l’Éducation nationale pour les personnels et les enseignements. Ouvert il y a déjà 37 ans, en septembre 1964 (et même en octobre 1963 pour quelques classes techniques), le site accueille 2.570 élèves en 2002 : 2.100 élève au lycée général (dont plusieurs sections BTS) et 470 élèves du Lycée professionnel Albert-Londres.

Après Mme Tartinville, premier proviseur, se sont succédés à la tête de l’établissement : MM. Ricoux (en 1968), Henri Brévard (en 1971), Marc Patat (en 1981), Jean-Pierre Juin (en 1990) et Jean-Paul Trespeux, depuis septembre 2001.

 

Mac en 2007  Power

(70 salariés)

Mac Lean Power France, filiale française d’un groupe américain, a repris en 2007 une partie du site de Sediver à Saint-Yorre et du site Manurhin des Graves pour la fabrication d’isolateurs creux en matériaux composites.

En juin 2017, MacLean France est repris par le groupe familial allemand REINHAUSEN basé à Ratisbonne.

 

Mairie de Vichy

 

(720 employés)

L’action économique des municipalités de Claude Malhuret depuis 1989, avec notamment Gabriel Maquin et Vichy-Développement (accueil, information et impulsion des dossiers), a permis :

Ø   la création de nouvelles zones économiques à Vichy (La Croix-Saint-Martin, Centre des « Quatre-Chemins ») ou en banlieue (zone des Ancises à Creuzier-le-Neuf et Bioparc d’Hauterive).

Ø   la mise en place de l’intercommunalité, avec la Communauté d’agglomération de Vichy (Vichy Val d’Allier), née le 1er janvier 2001. La taxe professionnelle de Vichy-ville sera progressivement homogénéisée, d’ici douze ans, avec celui des autres communes : au taux de 16,10 %.

 

Médas

(25 salariés)

Ce magasin de vente d’optique instrumentale (microscopes, télescopes, longues vues, planétarium), situé 57 avenue Paul Doumer, près de la gare SNCF de Vichy, est d’une grande originalité et d’une notoriété nationale. Fondée par Jean Médas en 1956, Médas instrument a été ensuite dirigée par sa fille Françoise Médas.

 

Médecine du travail
(STSV)

 

(30 salariés)

Bien qu’ayant un statut d’association, administrée par les chefs d’entreprises, ce service interprofessionnel, est une véritable entreprise. Devenue officiellement « Service de santé au travail du secteur de Vichy » (STSV), elle emploie des médecins devant obtenir un diplôme spécialisé de trois ans après leur thèse. Elle couvre 2.530 entreprises employant 34.000 personnes !

Créée en 1942 par le maire Pierre Coulon (avant le cadre réglementaire de 1946), la Médecine du Travail est d’abord installée rue de Vingré en 1982, puis déplacée fin octobre 2005 dans de spacieux locaux 65 boulevard Denière. Animée par le docteur  Michel Hilleret de 1950 à 1985, elle est présidée depuis 2010 par Aline Truchet (après « un long règne » de René Réolon) et dirigée depuis 1998 par l’actif Jean-Charles Bouchy.

 

Métanor

(15 salariés)

Cette société (MÉTAllurgie du NORd) de production de tréfilés et de négoce de produits métallurgiques a été dirigée par Brice Com (son épouse Annick a été conseillère municipale à la mairie de Vichy) de 1989 à 2015. Implantée à Hauterive, entre le bourg et le Bioparc, elle a été reprise en 2016 par le groupe Picoty (Avia).

 

Moinet
confiserie

(25 salariés)

Cette réputée confiserie de Vichy (officiellement MVS : Moinet Vichy Santé) dispose de deux usines à Hauterive : l’usine initiale de 1932 (à l’entrée du bourg, après passage sous le pont) et la nouvelle usine construite au Bioparc en 1996. Créée en 1852 au début du Second Empire par Benoît Rondepierre (qui épouse une Madeleine Moinet), Moinet est une des plus anciennes entreprises de Vichy !

Avec la Pastillerie Vichy-Etat aux Ailes (1.000 tonnes par an), c’est la seule autre entreprise à fabriquer encore des « pastilles de Vichy ». Longtemps dirigée par le pharmacien Jean-Claude Moinet (décédé en mars 2011), c’est son gendre Gilles Michaille (marié à sa fille Elisabeth Moinet) qui préside aux destinées de ce spécialiste de confiseries de Vichy (avec les sucres d’orge et pâtes de fruit). La Maison Moinet a fabrique 750 tonnes par an de pastilles 2,5 g « bassin de Vichy ».

 

Fin 2015, la confiserie a installé un nouveau magasin à Paris sur l’île Saint-Louis, dans le 4e arrondissement (45 rue Saint-Louis en l’Île). En mai 2016, Moinet ouvre un autre boutique à Clermont : 1 place Royale, dans la local art déco d’une ancienne pharmacie.

Les confiseries Moinet sont vendues au détail dans ses deux magasins du centre de Vichy : au 4 rue de la Source de l’Hôpital (à côté du parking Saint-Blaise) et au 11 rue Georges-Clemenceau (Côté sucré) face à l’église Saint-Louis. Deux autres magasins sont ouverts en 2016 : à Paris (sur l’île Saint-Louis) et à Clermont-Ferrand. Un livre racontant la saga Moinet est également publié en décembre 2016.

 

Monoprix

(49 salariés)

Les « Nouvelles galeries » sont réinstallées le 11 juin 1921 rue Georges Clemenceau (l’ancien bâtiment de 1913 érigé par l’architecte Jean Fleury est transformé en 1935 en Cité marchande). En 1939, elles adoptent l’enseigne Prisunic. Ce Prisunic, étendu en 1968 par la reprise de Printania à côté, change encore de nom en décembre 1999 pour devenir Monoprix. C’est l’âme du centre-ville depuis toujours. Le lanterneau qui dominait le dôme a été supprimé en 1974.

 

Renova

30 salariés

Les locaux de Candia à Saint-Yorre (bâtiment de 20.000 m²) sont repris en 2015 par le groupe portugais RENOVA dirigé par Paulo Pereira da Silva. La production de papiers toilette (de couleur !) a débuté en février 2016 avec une trentaine de salariés sous la direction d’Antonio Ludvino.

 

 

Thermalia
Mercure

Ex-Novotel

 

(30 salariés)

Ouvert le 2 mai 1978, le Novotel - trois étoiles - de l’avenue Thermale (au cœur de l’ancien Grand établissement de 1903) préfigure la création des hôtels modernes, de deux à quatre étoiles, qui seront construits en centre-ville (Arcade par Fernand Promeyrat en avril 1990, Ibis en 1991 et Les Célestins -quatre étoiles- en 1993) et en périphérie de Vichy (Campanile en 1986 et Etap hôtel à Bellerive en 1991). En 2010, le Novotel troque son nom pour celui de Thermalia et récupère le 27 septembre 2012 l’enseigne Mercure à 4 étoiles après réagencement des 78 chambres.

Ces grands hôtels de Vichy ne doivent pas faire oublier la qualité et le rôle économique des autres hôtels (nombreux « deux étoiles ») et restaurants de Vichy, regroupés au sein du « Syndicat des hôteliers et restaurateurs », présidé par Robert Mathieu, Émile Mignot, Bernard Piastra dans le passé et par Jean-Michel Chavarochette aujourd’hui. Le syndicat dispose du site Internet « avichy.com ».

L’importance de l’hôtellerie à Vichy, qui lui a en grande partie valu d’être le siège de l’État français en 1940, justifie les écoles hôtelières existantes : Lycée professionnel Valery-Larbaud à Cusset et Centre de formation hôtelière (CFH) dépendant de la Chambre de commerce, rue Montaret.

 

NSE

 

(800 salariés au total)

 

François Lacoste

Nizerolles Systèmes électroniques (NSE) est créé en 1983 par François Lacoste dans la bourgade de Nizerolles, en Montagne bourbonnaise, pour la réparation des minitels.

La société se développe à Clermont en 1990 avec la filiale NSE Technologies. En 2001, après un important incendie des locaux de Nizerolles en janvier 1997, NSE implante une usine de 4.500 m² dans la zone industrielle de la Tour à Abrest (2.500 habitants) pour la réparation des imprimantes HP (Hewlett-Packard). Cette usine occupe 300 salariés en 2012, après une extension en 2006. Enfin le groupe reprend début 2002 à Riom (130 salariés) une filiale de Matra rebaptisée « NSE Intégration » dont elle conserve une centaine d’emplois. NSE est devenue une société européenne et même multinationale, avec de multiples sites hors Auvergne (dont Evry) et à l’étranger : au Brésil, à Dorval (Canada), Francfort et Budapest. Elle est l’incontestable fleuron des entreprises bourbonnaises et auvergnates, avec 500 de ses 800 salariés en France.

Son fondateur et actuel PDG, François Lacoste (né en 1956, fils de Jean-Michel Lacoste, ancien responsable du Département machines alimentaires à Manurhin Cusset dans les années soixante), a été conseiller général de 1985 à 2003. Il a obtenu le 20 avril 2006 la distinction de Super leader lors de la première « Nuit des leaders » de l’Allier, au parc des expositions de Moulins. En 2009, il obtient la Légion d’honneur et le poste de Conseiller au commerce extérieur de la France. L’été 2011, NSE poursuit sa marche en avant en rachetant la société ECT Industries (170 salariés) concepteur de produits électroniques.

Le 1er février 2017, François Lacoste confie la présidence du directoire à Guillaume Laurin, ex-directeur d’ECT.

 

Office de tourisme
de Vichy

 

(30 employés)

Cette structure associative, liée à la mairie de Vichy, mérite sa place au sein des entreprises, tant son rôle économique est capital pour la ville.

Outre l’information des visiteurs, elle a en charge la conception des produits, la publicité, la prospection et la gestion (centrale de réservation) des congrès. Les congrès se déroulent, depuis septembre 1995, dans le nouveau Palais des Congrès-Opéra (PCO pour les initiés), site historique en plein centre-ville. En 2000, la cinquantaine de congrès a accueilli 25.220 personnes et procuré 39.610 nuitées.

La programmation des spectacles de l’Opéra de Vichy (inauguré avec l’opéra Aïda le 2 juin 1901, le théâtre est rénové en 1995) est assurée par Diane Polya, directrice depuis janvier 1990. Au 1er septembre 2003, l’Office de tourisme (géré par Philippe Gendre et présidé par l’adjoint Christian Corne) a été groupé avec le Centre omnisports, sous la haute direction de Jérôme Joannet, par ailleurs élu maire de Bellerive en 2017.

 

Partouche (jeux)

 

(100 salariés)

Le groupe familial Partouche est fondé en 1973 par Isidore Partouche, ex-rapatrié d’Algérie. Il est devenu, en trente ans, le premier exploitant de casinos en Europe.

Le groupe Partouche gère depuis 1990 les jeux à Vichy (15 % du produit des jeux est reversé à la commune de Vichy) sur deux sites (correspondant à deux sociétés distinctes) :

1.    Grand café : dirigé par Alain Partouche, avec 100 machines à sous,

2.    Centre commercial des Quatre-Chemins, ouvert le 7 mai 2004 (simple transfert de l’Elysée Palace), avec 49 machines à sous.

 

Pastillerie

(Comptoir européen
de la confiserie)

 

(20 salariés)

Joseph Darcet, pharmacien parisien (1777-1834), est à l’origine, des pastilles de Vichy en juin 1825, par sa formule d’extraction du bicarbonate de soude de l’eau de Vichy. Les frères Brosson, fermiers de l’État, les fabriquent à partir de 1833 dans la grange de l’ancien couvent des Célestins (actuelle galerie Napoléon) et les présentent à l’exposition universelle de 1839. La forme octogonale, caractéristique des pastilles de Vichy et attribuée au pharmacien François Bru, ne date que de 1856. Un décret impérial de 1862 reconnaît l’originalité des petites pastilles blanches.

À la création de l’établissement thermal Badger de 2e classe en 1858, la pastillerie est déplacée aux Célestins, puis fixée en 1895 dans un bâtiment à l’angle de l’avenue Thermale et de la rue de la Compagnie (actuelle résidence Louis-Napoléon). La pastillerie y reste soixante ans jusqu’en 1954. En 1954, elle est située boulevard de l’Hôpital, derrière la gare SNCF. En 1973, la Compagnie fermière, propriété du groupe Perrier, crée une société spécifique pour la production et la commercialisation des pastilles : la SNPV « Société Nouvelle des Pastilles de Vichy » qui regroupe les marques Vichy-État, Vichy-Lardy et Vichy-Central (appartenant depuis 1974 à la SCBV de Saint-Yorre, avec un atelier rue Givois). Puis, en juin 1978, une usine ultra moderne (actuelle) est construite, à l’extrémité de l’allée des Ailes (numéro 94). Elle est dirigée, pendant trente ans jusqu’en 1981, par Jean Faudeux replacé par Pierre Mouth dans les années 1990.

En juillet 1988, Perrier revend la SNPV à Parke-Davis, une filiale du groupe américain Warner-Lambert. L’usine étend son activité à la mise sous blisters (coques plastiques) des cachous Lajaunie (fabriqués à Toulouse) et au conditionnement des chewing-gum Clorets (fabriqués dans des usines à l’étranger). Début 2000, la SNPV qui produit chaque année 1.500 tonnes de pastilles, soit plus d’un milliard de pastilles ! La gamme est constamment enrichie de nouveaux parfums et de conditionnements originaux. La marque « Vichy-Etat » à la menthe n’est distribuée qu’à Vichy même.

En 2003, la société est rachetée par Cadbury Schweppes. En 2004, la SNPV devient alors le « Comptoir Européen de la Confiserie » (Établissement de Vichy). En 2010, Cadbury France est racheté par Kraft. En 2012, Cadbury Kraft foods devient Mondelez. En 2016, la société française d’investissements EURAZEO rachète la pastillerie de Vichy au groupe américain Mondelez. Eurazeo reprend en même temps les autres marques de confiseries et de chocolats de Mondelez : Carambar, Malabar, Krema, .La pie sui chante, Poulain, Rocher Suchard (fabriqués dans les quatre usines de Blois, Marcq-en-Bareuil, Saint-Genest et Strasbourg).

 

PEINTA
(Ex-Peintamelec)

 

(47 salariés en 2014)

Peintamélec (PEINTure Appliquée Mécanique et ÉLECtrique) fabrique des armoires électriques, des tableaux de contrôle, des pupitres synoptiques et des machines automatisées. Issue d’une ancienne société Matheix, elle a été créée le 1er octobre 1969 par Julien Forissier (ex-SAEM) et Alain Pelletier pour répondre aux besoins de Michelin. Elle utilise d’abord les anciens abattoirs de Saint-Gérand-le-Puy.

Installée en octobre 1971 en zone industrielle de Vichy-Rhue, « Peinta » double sa capacité en 1987 (7.000 m²). Elle reprend de multiples entreprises régionales à Abrest (la SAEB, « Société des anciens établissements Barbier » : serrurerie industrielle fondée par André Barbier en 1930, avec création en juin 1992 d’une usine neuve de 1.600 m² couverts dans la zone de La Tour), Clermont (en 1978, à Romagnat, avec Michelin pour principal client), Romagnat, Douai, Grenoble (Echirolles) et Paris. Preuve de ses capacités et de son savoir-faire, elle a fourni 300 armoires électriques pour le tunnel sous la Manche et réalisé des installations pour le métro du Caire.

En 2006, Peintamélec est un groupe qui emploie au total 500 salariés sur dix sites relavant de six filiales dans les domaine de la construction, de l’ingénierie et du bâtiment (dont Thermadôme à Creuzier-le-Neuf et La Miroiterie de Moulins MDM). L’usine-mère de Creuzier (Peintamélec Construction) occupe un peu moins de 200 personnes.

En actionnariat croisé avec SAEM, Peintamélec est présidée depuis 1992 par Gilles Forissier, fils de Julien (décédé début septembre 2013). Gilles Forissier, qui fut un actif président du CJD de Vichy (Centre des Jeunes Dirigeants) est aussi vice-président de la CCI de Moulins-Vichy, chargé des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication), créant un « atelier TIC » en novembre 2003 à la CCI de Vichy, rue Montaret.

Début 2012, la crise contraint Peintamélec à se séparer de la tuyauterie SAEB (alors 45 salariés). Le repreneur Saïd Ennjimi échoue : la société nouvelle est liquidée fin octobre 2012 alors qu’il reste encore 28 salariés.

Placée en redressement judiciaire en février 2014 à la suite de difficultés financières, la Peintamelec de Gilles Forissier est reprise le 1er juin 2014 par le groupe Galilé (400 salariés) basé à Chalon en Saône-et-Loire. Son président, Éric Michoux, abrège le nom en PEINTA tout court.

 

Percall

(60 salariés)

Cette société lyonnaise d’assistance informatique en « Gestion du cycle de vie des produits » (PLM en anglais Products Lifecircle Management) a été créée en 2000 par Daniel Braun et Roland Mor. Elle s’installe en 2006 dans une partie des anciens locaux de Manurhin (rachetés par Applifil) en zone industrielle des Graves à Cusset. En 2012, Percall emploie 35 salariés à Vichy, 10 à Aurillac et 80 au Maroc. Percall prévoit d’augmenter ses effectifs (fin 2015 : 143 en France sur un total de 228) avec le recrutement de 160 employés supplémentaires en trois ans 2016-2017-2018.

 

Nce sur un total de 228)

La société de BTP, créée par Joseph Planche en 1937, été développée, à partir de 1971 par ses 2 fils Jean et Pierre. Elle sera une des plus grosses entreprises de BTP de Vichy et fera l’objet en 1988 d’une reprise par le personnel (RES) avec Christian Bernard (PDG) et son fils Armand à sa tête. Celui-ci, actif au sein de la Fédération du bâtiment et président du Cobaty de Vichy, a déclaré le 7 janvier 2010 au quotidien La Montagne : « Le bâtiment, ça ne partira jamais en Chine ! ».

 

Potters Ballotini

(27 salariés)

Cette usine italienne de fabrication de micro-billes de verre, pour la réflectorisation des marquages routiers, est implantée en 1981 en ZI du Pont Panay à Saint-Pourçain.

 

Ravoux
Automatismes

(15 salariés)

Bernard Ravoux a créé, en 1979 à Espinasse-Vozelle, une SARL concevant des machines spéciales. A partir de 1993, il s’oriente vers des machines automatisées pour les conditionnements pharmaceutiques et cosmétiques. Installé en 1996 en ZI de Vichy-Rhue sur 1.200 m², Ravoux Automatismes travaille pour de grands donneurs d’ordres, aussi bien privés (LIDV, etc.) que publics (Éducation nationale).

 

Réolon SAER

(55 salariés)

L’entreprise de maçonnerie et gros œuvre Réolon a été fondée en 1936 par Joseph Réolon. Elle a longtemps été dirigée par son fils René Réolon (ancien président 1979-1989 du RCV rugby et conseiller municipal 1982-1989). Le PDG est aujourd’hui Olivier Réolon (fils de René) ancien brillant ¾ centre du RCV rugby.

La société Réolon (SAER, société anonyme depuis 1972) maintient sa bonne position, en obtenant la plupart des marchés locaux, comme la clinique La Vigie, le Pôle Lardy, les rénovation de la maison Lejeune des Missionnaires, du lycée de Presles et du château du Bost à Bellerive. Le siège social a été déplacé 25 boulevard du Bicentenaire à Cusset. En 2010, Réolon réalise la construction du Grand Marché de vichy, puis en 2010 celle du nouveau marché couvert de Moulins, en liaison avec Chaumette-Dupleix.

 

RENOVA

Les locaux de Candia (voir plus haut dans les entreprises disparues) sont repris en avril 2015 par le groupe portugais RENOVA dirigé par Paulo Pereira da Silva. La production de papiers toilette (de couleur !) a débuté en juin 2016 avec une trentaine de salariés sous la direction d’Antonio Ludvino. Une seconde ligne de fabrication (investissement de six millions d’euros) sera mise en route en septembre 2017.

 

RLD

 

(80 salariés)

Le groupe RLD (Régie Linge Développement) est spécialisé dans le nettoyage des vêtements et de linges provenant des hôtels, hôpitaux, collectivités et industries. Ses deux installations vichyssoises ont été doublement endommagées en 2003 : incendie de la laverie-blanchisserie de la rue du Pré-Fleuri (au bord du Sichon, à côté d’Intermarché) en juin et inondation par l’Allier de la récente unité d’Abrest (en zone artisanale de la Tour) en décembre. Le bâtiment d’Abrest a été agrandi et surélevé de 2,5 mètres, avant sa réouverture en juin 2004. Entre-temps, RLD s’était rapatriée chez son collègue Anett à Saint-Germain-des-Fossés ! RLD est dirigée à Abrest par Philippe Larpin.

 

SAEM

 

(90 salariés)

Alain Pelletier, cadre dans l’entreprise Matheix (fondée en 1908 par Antoine Matheix), reprend en 1962, avec Julien Forissier, cette société d’installations électriques. Sous sa direction avisée, la SAEM (Société des Anciens Établissements Matheix), transférée à Cusset (boulevard Jean-Lafaure) dès 1964, ne fera que de croître sur le difficile marché du bâtiment. Alain Pelletier, lié à la famille Lagarde, arrive à mener de front la direction de SAEM, de Lagarde (directeur général) et de plusieurs autres sociétés dont Lescure (bobinage de moteurs, rue Ampère) et Labadie à Thiers !

Alain Pelletier, président de la JAV de 1978 à 1989, a été aussi, jusqu’en 2003, président de la LNB (Ligue Nationale de Basket, gérant les clubs professionnels). Toujours à la tête de la SAEM en 2011, il est épaulé par Éric Masson, directeur général.

 

SAMAR

(46 salariés)

Cette visserie de Saint-Pourçain, fondée en 1928, a compté jusqu’à 140 salariés en 1978. En faillite en 1985, elle est reprise par le parisien Patrick Radjef qui la rétrocède début 1998 à Nicole Duval et Guy Michel. L’effectif de « Vis Samar » a été réduit de moitié en dix ans.

 

SARIA

 

(104 salariés)

L’usine Secanim d’équarrissage de Bayet (ex-Cachin, ex-Soprorga et ex-SCPO), à côté de Saint-Pourçain-sur-Sioule, appartient depuis 1995 au groupe allemand Rethmann. L’activité consiste à transformer les déchets d’abattoir et les animaux morts en farines animales (également utilisées par la cimenterie Vicat de Créchy) : l’usine traite 800.000 cadavres d’animaux par an.

Sous le nom de Saria en France, Saria rachète aussi en juin 1999 l’usine d’équarrissage Blanchamd (50 salariés) du Donjon, un des derniers producteurs indépendants.

 

SATEL

 

(420 salariés)

Spécialisée en télémarketing, Satel est fondée en 1993 à Cusset par deux amis rugbymen au RCV : Olivier Safin et Bertrand Aucagne. Elle débute en assurant les permanences téléphoniques du corps médical : Satel signifie « Secrétariat Accueil TÉLéphone ». Puis la société se développe pour la prospection de grands donneurs d’ordre (Peugeot, Renault, etc.). Les locaux sont déplacés en 2002 de Cusset au parc d’activités de la Croix Saint-Martin à Vichy. En 2011, Satel prend possession de 1.000 m² à l’Atrium, sur l’ancien site d’embouteillage de la Compagnie fermière.

En pleine expansion, la jeune société emploie actuellement plus de 400 salariés dont 220 à Vichy (centre multi-clients et siège social), 80 au Puy (site ouvert en 2005 pour Télé 2) et 80 à Moulins (centre créé l’été 2006 pour France Télécom), après avoir rétrocédé son ancien site de Montluçon de 100 télévendeurs à son client Transcom.

 

SCBV

 

(170 salariés)

Issue de regroupements en 1896 de sources à Saint-Yorre par M. Guérin, la Société Commerciale du Bassin de Vichy (SCBV) a grandi par rachat de presque toutes les autres sources de Saint-Yorre dont celle de Nicolas Larbaud, père de l’écrivain Valery. La société est reprise en 1967 par Perrier, puis en 1993 par le groupe Castel.

L’usine de conditionnement des eaux « Vichy-Saint Yorre » (en verre à l’origine, puis en PVC en 1974) a compté jusqu’à 600 salariés, du temps de M. Ferry avant 1945, et même 800 salariés à la fin des années 1950 sous la direction de Marcel Soulier. André Nouzille, directeur de 1976 à fin 1986, a fait grimper la production annuelle à près de 180 millions de cols de Saint-Yorre. Les bouteilles en PVC de 1,25 litre représentent aujourd’hui les ¾ de la production du site.

Depuis 1985, l’usine de Saint-Yorre de la SCBV assure aussi l’embouteillage de la source la plus prestigieuse de Vichy : la « Vichy-Célestins » (40 millions de cols/an).
Les eaux Vichy-Célestins et Saint-Yorre du groupe Castel se trouvent en concurrence, en France et sur le marché mondial, avec les sources du groupe Nestlé (Vittel, Contrexéville, Hépar, et… Perrier depuis 1993) et de Danone (ex-BSN qui, outre Évian et Badoit, possède en Auvergne les sources Arvie, Mont-Dore et Volvic).

 

SDEB

 

(30 salariés)

Cette société de transformation des métaux (découpage et emboutissage), créée par Robert Durif à Ferrières en Montagne bourbonnaise, a été reprise par le dynamique Yves Chassagne. Il l’a déplacée en 1993 dans les anciens locaux de l’usine Bouillet Bourdelle, exploitant en 1969 l’ancien emplacement de la « Manufacture des Grivats » qui avait fabriqué la toile de Vichy à carreaux pendant 45 ans de 1822 à 1867 (détruite par l’incendie du 13 juin 1867 et non reconstruite).

La SDEB a été reprise en 2007 par Jean-François Laurent et Edmond Picarles, deux collaborateurs d’Yves Chassagne après son départ à la retraite.

 

Seguin Dutériez

(90 salariés)

Basée en zone de Lhérat à Randan (dans le Puy-de-Dôme, mais à un quart d’heure en voiture de Vichy), cette importante société de fabrication de cheminées a été reprise par Antoine de Galembert, président de la Compagnie fermière de Vichy de février 1986 à septembre 1993, et initiateur du Centre des Célestins, de l’hôtel Ibis et du golf de Montpensier à Serbannes.

 

Sermeto

VALMONT

(280 salariés)

L’ingénieur Maxime Rougier, associé à Labrosse (société de chaudronnerie Labrosse-Rougier), a fondé Sermeto (Société d’Études et de Réalisation de Matériel En Tôle Ouvrée) en 1962 à Cusset. Au début, la société travaille surtout en sous-traitance pour la Manurhin. Puis elle décide de réaliser une gamme de produits-maison. Elle se spécialise, à partir de 1972, dans la construction de candélabres et de mâts d’éclairage public, baptisés noblement sous le terme de « mobilier urbain ». .

Claude Rougier, un des trois fils (avec Pierre et François) de Maxime Rougier, décédé en 1965), prend la direction de l’affaire (soixante-dix salariés à l’époque). Cet ingénieur tonique la développe, construisant en 1978 l’usine ultramoderne de CHARMEIL sur un terrain de 12.000 m² aux Martoulets. En 1985, il rachète l’usine Péchiney d’aluminium Tubalco de Rive-de-Gier (Loire : encore 40 salariés en 2012), abandonnant de ce fait un projet de reprise de l’activité « machines de charcuterie » de Manurhin Cusset.

En septembre 1989, le groupe américain VALMONT rachète Sermeto qui était cotée à la Bourse de Lyon depuis le 15 mai 1988. Claude Rougier reste président jusqu’en 1995. Il est décédé accidentellement le 17 décembre 2002 (à 60 ans) à Durmignat (Puy-de-Dôme), dans l’écrasement de l’avion TB 20 qu’il pilotait lui-même. Sermeto, dénommé officiellement « Valmont France » est dirigé à Charmeil par Stéphane Devulder.

En janvier 1998, l’ancien atelier de tôlerie de l’avenue Gilbert-Roux de Cusset (chaînes pour plates-formes off-shore, bâtis et pièces de machines-outils) est remplacé par une usine neuve de 5.500 m² couverts employant 120 personnes à Creuzier-le-Neuf, aux Rébrillons à côté de la zone des Ancizes. En concurrence avec Petitjean de Troyes au plan mondial, Sermeto, « porteur de lumière », détient un tiers du marché français de candélabres et rayonne à l’international où il réalise plus du tiers de son chiffre d’affaires.

 

Simobi

(19 salariés)

Cette fabrique de meubles pour hôtels et collectivités, sur la ZI du Coquet de Saint-Germain-des-Fossés, appartient aux Chantiers Baudet de Saint-Nazaire (groupe STX). Début 2010, une vingtaine d’empois sur les 42 du site sont menacés en raison de la réduction des commandes du principal client : le groupe hôtelier Accor.

Le 30 janvier 2012, Simobi est repris par le groupe suisse WIDER (fondé en 1948) qui va élargir vers le haut de gamme le mobilier destiné aux hôtels.

 

Société des courses

 

(22 salariés
à temps plein)

C’est la société la plus florissante de Vichy. Depuis 1875, elle organise, de mai à septembre, les courses de trot et de galop à l’hippodrome de Bellerive (350 boxes à chevaux), route de Charmeil. Elle emploie, depuis ses bureaux de la rue Alquié, une quarantaine de salariés à temps plein. Une vingtaine de salariés supplémentaires sont recrutés pendant la saison qui dure quatre mois de mi-mai à mi-septembre, auxquels s’ajoutent près de 300 occasionnels les jours de réunion.

Une quarantaine de réunions (donnant un total de 300 courses dont 36 labellisées PMU) sont organisées chaque saison. Les nocturnes remontent à 1965. Une « Grande semaine du galop » de sept jours consécutifs (54 courses dont le Grand Prix de Vichy créé en 1900) se déroule la seconde quinzaine de juillet. Les meetings drainent 130.000 visiteurs chaque saison, avec une multitude d’animations (jeux pour enfants, feux d’artifice, traditionnelle Soirée de la femme) et deux restaurants : la brasserie Le Bellino sous les tribunes et le gastronomique L’Alezan de 300 places à vue panoramique.

Le président Hubert de Catheu a beaucoup œuvré jusqu’en 1998 au succès actuel des courses. Son successeur, le président Jacques Bouchara (1997-2002), a été remplacé par Bernard Ferrand en 2002, puis le 18 avril 2008 par Roger Winkel, enfin par son fils Philippe Bouchara le 8 mai 2010. Le directeur est Henry Roussignhol un ancien de l’institution du Sacré-Cœur de Moulins. Le speaker Jean-Charles Schill a la particularité d’être principal du collège (à Gannat, puis à Montluçon).

L’hippodrome de Bellerive, qui s’étend sur 53 hectares entre le golf et le Centre Omnisports, est devenu le troisième de province par son importance (enjeux dépassant chaque année les 200 millions d’euros) derrière Cagnes et Deauville. En 2011, quatre réunions ont dépassé les 3.000 entrées : Patrouille de France le 21 mai et Soirée de la chasse le 3 septembre (5.000 entrées), Garde républicaine le 10 septembre (4.000) et Grand Prix de Vichy le 20 juillet (3.000 entrées).

Siège de la Société des courses : 11 rue Alquié 03204 Vichy - Tél. 04 70 30 15 50
Site internet : http://www.courses-de-vichy.fr

 

Le Concours hippique, situé rue Jean-Jaurès (Stade du Sichon) dans le quartier Jeanne d’Arc à Vichy est organisateur de « Journées équestres » (dressage et courses d’obstacles) et d’un « Jumping international « chaque été. Depuis sa création en 1887, le Concours hippique dépend de la « Société Hippique Française » (SHF) déclarée d’utilité publique par un décret de Napoléon III signé à Biarritz le 16 octobre 1966.

 

Sofama

(200 salariés)

Cette maroquinerie d’Espinasse-Vozelle (en pleine campagne, à dix kilomètres de Vichy), avait été créée en 1989 par Georges Corre. L’usine est totalement reconstruite en 2001 après un incendie. Elle fabrique des produits de maroquinerie de luxe en sous-traitance de Vuitton (usines LVMH à Saint-Pourçain) et de Chanel.

Sofama est reprise le 1er juillet 2010 par Vincent Rabérin, originaire d’Yssingeaux. C’est ce qui explique la décision courageuse du nouveau PDG de reprendre le 1er février 2012 les 93 salariés des ateliers Lejaby d’Yssingeaux (Haute-Loire), après intervention active de Laurent Wauquiez (maire du Puy-en-Velay) et soutien du président Sarkozy en pleine campagne des présidentielles 2012.

 

Sopromeco

(39 salariés)

La SOciété de PROmotion des MÉthodes de COnstruction (Sopromeco) est créée en 1976 à Abrest, route d’Hauterive, par Gérard Chervet. Spécialisée dans l’isolation industrielle, notamment pour l’agroalimentaire (salles isothermes) et le biomédical (salles blanches), elle travaille sur toute la France, avec agences à Brive, Lyon et Paris. La société Cosinus de Gérard Chervet, placée dans le même bâtiment, se consacre aux constructions industrielles.

 

Soviab
(
19 salariés)

La Soviab (Société vichyssoise d’abattage) assure l’abattage d’animaux de boucherie et de porcs aux abattoirs de Vichy-Rhue, sous la direction de ses deux co-gérants Aimé Hassenforder et Jean-Luc Livrozet.

 

Suchet

(74 salariés)

Cette entreprise de couverture et d’étanchéité de Cusset est créée en 1961 par Jean Suchet, fondateur du SCAC rugby en 1969. Ses deux fils Jacques et Marc Suchet ont pris la suite en 1998 et s’installent 51 rue de l’Industrie dans l’ancienne caserne des pompiers en 1995. La SARL de Cusset ne cesse de prendre des parts de marché, tant à Vichy (l’Oréal, centre commercial des Quatre-Chemins, pavillon de la source Lardy, etc.) qu’à l’extérieur.

 

Thévenet

(60 salariés)

Ce transporteur, implanté en 1986 sur la ZI de Vichy-Rhue (et à Saint-Loup début 2000), est devenu, avec Reviron à Magnet (86 salariés) et TVE à Lapalisse (90 salariés), une des plus importantes sociétés de logistique de l’agglomération de Vichy.

 

Thivat

(115 salariés)

Louis Thivat est à l’origine de cette minoterie de St-Germain-de-Salles, qui a prospéré jusqu’à employer 170 salariés en 1989.

Depuis 1991, Thivat couvre deux sociétés : Thivat Nutrition animale, la plus importante (filiale d’Ariane, de Bourges), et Thivat Minoterie (filiale d’Épis Centre, également de Bourges).

 

TPN (Keolis)

 

(160 salariés)

Cet important groupe de transport de personnes (scolaires et voyageurs), avec une flotte de 230 cars, a été créé en 1933 par Jacques Baylaucq qui décède en 1974. Ses deux fils, Jean-Claude et Bernard (né en 1946), prennent la suite.

En 1968, ils quittent l’avenue de Vingré à Vichy pour installer leur siège et les garages (200 véhicules) à Cusset 14 boulevard Alsace-Laorraine, derrière la Manurhin. TPN (Transport-Paris-Nice) multiplie les créations ou les acquisitions de sociétés : Bus-Inter, Corre, Maybus à Moulins, Lenègre, Sivet, Verneiges… et agence de voyages Sélectour, dirigée par Michel Debost, place Victor-Hugo, au cœur de Vichy.

Après la retraite de l’aîné Jean-Claude et le décès de Bernard Baylaucq le 13 juin 2006, la famille revend en juillet 2007 TPN et ses filiales au groupe KEOLIS, le premier opérateur français de transports publics de voyageurs et au rayonnement international (44 % de son CA de 3,2 milliards d’euros, avec implantations en Australie, au Canada et en Algérie). En 2015, Keolis Sud Allier compte 105 conducteurs et 110 cars.

 

Union vignerons
(Saint-Pourçain)

 

(14 salariés)

Saint-Pourçain est un des plus anciens vignobles de France. Le vin était produit du temps des Romains, au moins en l’an 50 avant J.C., d’après les fouilles. Le nom même de Saint-Pourçain vient de l’abbé Porcianus, fondateur de la ville, qui a défendu en 525 le territoire viticole menacé. La Cour de France (Philippe VI à son sacre en 1346 et Henri IV notamment) et les papes d’Avignon étaient friands de ce vin bourbonnais. Le phylloxéra endommage le vignoble en 1896. La restructuration des plantations conduit au classement VDQS en 1951.

À partir de 1952, sous l’impulsion de Marcel Édier, la cave coopérative associe 120 vignerons sur 19 communes. Elle produit plus de deux millions de bouteilles de rouge, rosé et blanc. L’Union des Vignerons dispose en centre-ville (rue Ronde) d’une cave moderne, agrandie et rénovée en 1995.

Chaque premier samedi de décembre depuis 1987, elle produit « La Ficelle », un gamay dont l’étiquette humoristique est illustrée par un dessinateur célèbre (la première de 1987 est du Vichyssois Joël Roche). Cette initiative commerciale à succès est due au tandem Jean Berthon (président) et Michel Proton (directeur).

En septembre 2001 Jacques Vigier succède à Éric de Montgolfier, en place depuis février 1997, à la direction de l’Union. Début 2002, Jean-Marc Josselin remplace Alain Bertrand à la présidence. En décembre 2002, pour la sortie des 250.000 bouteilles de la 16e Ficelle, est publié un livre de dessins des étiquettes. Le 28 mai 2009, les vins de Saint-Pourçain obtiennent (enfin : la première demande remontait à 1982 !) leur sésame : la reconnaissance AOC (Appellation d’origine contrôlée) qui facilitera les exportations. Deux millions de bouteilles de Saint-Pourçain ont été vendus en 2015.

Ce succès de l’Union des vignerons ne doit pas faire oublier que le tiers de la production de Saint-Pourçain provient de viticulteurs de qualité indépendants. En 2016, l’Union des Vignerons est présidée par Jean-Marc Josselin et dirigée par Christian Bigot (depuis 2010). Un magasin de vente dans Vichy, baptisé La Cave du Carlton, est inauguré début 2016 au 28 rue Wilson.

 

Vernay

(20 salariés)

Cette sérigraphie, longtemps près de la Gare de Vichy et réputée pour ses calendriers en soie, est fondée par Jean Vernay en 1945. Les fils de Jean Vernay (décédé en 1994), Gilbert et Jean-Paul, ont pris la suite dans les anciens locaux Alzay à Abrest, acquis en 1990.

 

Verdôme (BSN)

 

(400 salariés)

Les Verreries de Puy-Guillaume (bouteilles en verre) appartenaient au groupe Perrier (avec la Cie Fermière de Vichy) jusqu’en 1993 où BSN-Danone s’en est rendu propriétaire (court intermède Nestlé en 1992).
L’usine a eu dans le passé un effectif supérieur à 600 personnes.

Verdôme a pris officiellement le nom de « BSN Glass Pack » en 2000.

 

Vicat

Créchy

(80 salariés)

La cimenterie Vicat (du nom de Louis Vicat 1786-1861, inventeur en 1817 du ciment Portland) est implantée depuis 1968 à Créchy, entre Billy et Varennes (le long de la Nationale 209). C’est une des cinq cimenteries du groupe Vicat en France, la première ayant été installée en 1853 à Vif près de Grenoble par Joseph Vicat, fils de Louis. L’usine de Créchy, entre Billy et Varennes, a employé, jusqu’à 200 salariés, avant que ses progrès dans l’automatisation dans les années 1980 ne viennent considérablement réduire ses effectifs.

Vicat utilise depuis 1995 les déchets industriels (huiles, pneus, effluents, farines animales… et charbon de Montceau-les-Mines) des grandes entreprises de la région pour chauffer ses fours (un quart de l’énergie utilisée). Le directeur de l’usine de Créchy qui produit 500.000 tonnes de ciment par an, est Christophe Heulin en 2015.

 

Vichy Bureau
(20 salariés)

Fondée en 1963 par Pierre Berthet, cette importante société de distribution de fournitures et matériels de bureau (avec formation informatique) est implantée 19 boulevard de la Mutualité, à proximité du Grand Marché. Elle dirigée par Philippe Berthet, fils du fondateur, depuis 1991.

 

Vichy (VVA) Développement

Il ne s’agit pas d’une entreprise, mais d’une structure créée dès septembre 1989 par la nouvelle municipalité Malhuret élue en mars. Sa mission est de favoriser l’implantation et le maintien d’entreprises sur Vichy et ses environs. L’agence est dirigée depuis l’origine par Bruno Pinard-Legry qui en était presque « le père », par l’énorme activité qu’il avait déployée pour l’association Vichy-Entreprendre.

Sa première grande action sera la réalisation, en trois tranches, du Parc d’activités de la Croix Saint-Martin, à la limite d’Abrest. La première tranche, sur les anciens entrepôts Michelin, permet d’accueillir en mars 1990 Houdaille et l’OCP. La seconde, voit la construction d’un bâtiment neuf qui remplace les dépôts Labaye-Teisseire. La troisième tranche est un second bâtiment neuf (entre les deux autres, sur des jardins ouvriers) où s’installent en façade en avril 1992 Hécate (Jean-Louis Breuil), le Centre contrôle automobile (Pierre Darcis), ACT cartouches (Danielle Paran) et « Forces informatiques », société de  formation bureautique gérée par Alain Carteret.

Quittant le garage de l’avenue Victoria en 1996, cette cellule de dynamisation de l’activité économique locale a rejoint, le Bioparc d’Hauterive dont elle a été l’initiateur, avec le concept de « Santé-beauté-forme ». Pour son 10e anniversaire, fêté le 18 octobre 2006, le Bioparc emploie 160 personnes dans une vingtaine d’entreprises.

L’accueil personnalisé et la mise en place (et à jour) d’outils de communication (encarts publicitaires dans les revues économiques et « Annuaire des entreprises » sous forme papier depuis 1990, CD-ROM et site Internet) font de Vichy-Développement (qui dépend maintenant de VVA) un organisme indispensable à la promotion économique de l’agglomération.

Le 12 avril 2002, François Feldman, P-DG de Deltron Euroindustrie, remplace Patrick Radjef à la présidence de Vichy-Développement qui est désormais un service de la communauté d’agglomération Vichy Val d’Allier. Le nouveau service « VVA Développement » rejoint en 2006 le nouvel Hôtel d’agglomération, 9 place Charles-de-Gaulle. Le budget de l’Agence de Développement de VVA est de 300.000 euros en 2012.

Son Annuaire économique de 180 pages, tiré chaque année en septembre à 8.000 exemplaires et distribué gratuitement, rencontre un véritable succès. Il renseigne sur tous les acteurs économiques : les entreprises bien sûr, mais aussi les associations et les collectivités de l’agglomération de Vichy.

Site internet (très documenté) : http://www.vichy-economie.com

 

Vidal
imprimerie

 

Cette imprimerie de Vichy, dans la zone d’activités de la Croix Saint-Martin, est spécialisée en brochures, petits journaux et livres. Vidal a notamment imprimé quatre livres d’histoire locale écrits par Alain Carteret : Vichy Cité Napoléon III fin 2009 et JAV la belle histoire en avril 2010, Régime de Vichy ça suffit en novembre 2010 et Le tennis à Vichy en juin 2011. Elle est dirigée par Sandrine Miallet (au commercial) et Patrick Fougeras (production technique) avec Yves Guédon à l’infographie.

 

Vigilec Pauly

(345 salariés)

Cette entreprise générale d’électricité a été fondée en 1970 par Armand Pauly qui la cède en 1982 à Jacques Guyader, ce dernier la revendant en 1995 à un groupe allemand. Le PDG de la holding (pour Vigilec-Hatier et Vigilec-Pauly) est actuellement Pierre Giannina. Le groupe comprend plus de 500 personnes avec sa filiale de Creuse.

 

Visa
30 salariés

Entreprise « adaptée » (2/3 de travailleurs handicapés) basée à Creuzier-le-Neuf.

VMP

(25 salariés)

Vichy Medical Product (VPM) a été la première entreprise à s’implanter fin 1995 au Bioparc d’Hauterive, initié par Vichy-Développement.

La société de Jean-Philippe Grissolange, originaire de Thiers (Plasti-Dore), fabrique des produits plastiques (sondes et trocarts) pour les milieux hospitaliers.

 

VUITTON

 

(650 salariés)

Louis Vuitton produit des bagages de luxe, dans ses deux usines de Saint-Pourçain, implantées sur le même site de quatre hectares, dans la zone des Jalfrettes : la première ouverte en janvier 1992 et la seconde en octobre 1995.

La venue du groupe LVMH (Louis Vuitton- Moët Hennessy) est à mettre au crédit de Max Gartner (ancien DG de Bally-Moulins et premier directeur de l’usine) et du kinésithérapeute Bernard Coulon, actuel maire de Saint-Pourçain. Une partie du personnel provenait de l’usine Bally de Saint-Pourçain fermée en 1988 (cinquante ouvrières) et de l’usine Barthelot de Lapalisse fermée fin 1991. Vuitton, maroquinier de luxe, exporte 90 % de la production de Saint-Pourçain. Il a ouvert en août 2001, sur le site, un Centre national de formation aux métiers de la maroquinerie.

En 2004, la marque a fêté son 150e anniversaire, puisque le fondateur Louis Vuitton (1821-1892) a créé sa société à 33 ans en 1854 au début du Second Empire. Un livre de Stéphanie Bonvicini, publié en mars 2004 chez Fayard, retrace la saga Vuitton, en rappelant que Vuitton avait un magasin de vente à Vichy, sous l’hôtel du Parc, entre 1926 et 1957.

 

Wallon

(60 salariés)

Cette imprimerie réputée a été fondée en 1864 par Armand Wallon, ami personnel d’Arthur Callou, alors directeur de la Compagnie fermière de Vichy. En 1992 « Wallon Imprimeur » est reprise par Xavier de la Motte Bouloumié, originaire d’Evian et ancien directeur marketing de Vittel.

En 1998, elle a quitté le site des Bourins pour une usine toute neuve au rond-point de la sortie de Saint-Yorre, 7 rue du Bois des Jarraux. Son nouveau créneau est l’impression à fort tirage des produits publi-promotionnels, documents techniquement complexes (forme, pelliculage, grattage, etc.).

En juillet 2011, Xavier de la Motte Bouloumié a revendu Wallon à Alain Boyer tandis que Marc Bérard est directeur administratif et financier.

Il n’y a que deux imprimeries traditionnelles sur la commune de Vichy : Brun (rue de l’Yser) et Vidalla Croix Saint-Martin : Patrick Fougeras et Sandrine Miallet) qui confectionne les livres de l’historien local Alain Carteret.

Les autres imprimeries de labeur la région de Vichy sont situées à Bayet (CSP de Christophe Bouret, qui avait racheté Pottier à Moulins et Cartecor à Creuzier-le-Vieux en 2008, y a déménagé début 2012 avec ses 13 salariés), Cusset (L’UTILE), Lapalisse (GUÉRIAUD, en ZI de Bellevue) et Varennes (QUILLIER, dirigé par Christian Despales).

 

WAVIN

à Varennes

(330 salariés)

Wavin (WAter VINyl) est le leader européen des canalisations en plastique (tuyaux et des raccords en PVC, polychlorure de vinyle) pour le bâtiment et l’assainissement. Wavin, né en 1955 et présent en France depuis 1971 (à Montargis), est intégré au groupe hollandais Shell-WMO. Wavin emploie 6.300 personnes réparties dans 29 pays dont un peu plus de 500 en France.

L’usine de Varennes (20.000 m² couverts, sur vingt hectares) a été implantée en novembre 1979, en zone industrielle de La Feuillouse, par Jean-Pierre Deroche et Marcel Arnissolle (premier directeur commercial). L’usine a été managée par Christian Caleca, de 1989 à 1994, puis par Pascal Thevenet. Pascal Guillemin dirige aujourd’hui l’usine de Varennes, également siège social en France (Président : Daniel Prouteau). Les trois autres grands sites du groupe Wavin sont situés à Sorgues dans le Vaucluse (100 salariés), à Sully-sur-Loire (65 salariés) dans le Loiret, à Saint-Nazaire (44) et à Motz (73).

Depuis la fermeture de Manurhin à Cusset, Wavin est le deuxième employeur privé de la région de Vichy, derrière CAP du groupe L’Oréal à Creuzier-le-Vieux.

 

Wichard

 

(120 salariés)

Wichard est une entreprise de Thiers (siège et usine principale en zone du Fellet) qui a été créée le 1er mai 1919 par Henri Wichard, originaire de l’est de la France. Elle a été reprise en 1989 par Jean-Loup Becquevort qui préférait résider sur Vichy (et qui revient y habiter à la retraite), tant il aimait, comme tous les Thiernois, le charme et les loisirs de Vichy. Depuis la retraite de JL Becquevort en février 2002, le PDG est aujourd’hui Jean-Claude Ibos, après un intermède du polytechnicien Olivier Naudin.

Wichard mérite largement de figurer dans cette présentation vichyssoise, car ses produits d’accastillage marin (manilles et mousquetons) sont connus dans le monde entier. L’origine remonte aux années 1970 et aux liens d’amitié entre Éric Tabarly et Michel Boissonnet alors DG. En fait, le département de « Pièces forgées sur plan » (comme les prothèses chirurgicales en titane et les composants de sécurité) est encore l’activité dominante de la société. Wichard est une des rares sociétés à avoir une filiale aux USA.

L’esprit de corps des Thiernois, où se concentre un nombre impressionnant de PME, fait que les relations d’affaires avec Vichy ne sont pas ce qu’elles pourraient être avec un si proche voisin (à 45 km seulement, alors que Montluçon est à 90 km), même si la capitale française de la coutellerie fait partie officiellement du département du Puy-de-Dôme.

 

ZP France

 

(68 salariés)

ZP (Zeller Plastik) fabrique des capsules et des bouchons à charnière plastique monobloc, aussi bien pour les société de santé-beauté (L’Oréal, Yves Rocher, etc.) que pour les grands lessiviers (Procter & Gamble, Unilever, etc.)

ZP France est issue des sociétés Tho-Radia, Seric et Duroc. Tout commence en 1946 quand le laboratoire cosmétique Tho-Radia (46 rue de Venise) crée la filiale Seric pour la fabrication d’emballages. En 1968, Seric devient Duroc qui s’installe en 1870 dans l’usine Sanimétal, au bout de la zone industrielle de Vichy-Rhue. Sa grande spécialité est le « bouchon à charnière » pour les flacons en plastique.

En 1980, le groupe allemand Zeller Plastik (siège à Zell) s’associe, à 50-50, avec Duroc, puis l’absorbe en 1984. Des bâtiments et ateliers supplémentaires sont construits en 1989 et 1991. L’effectif de l’usine, dirigée alors par René Bonvin, monte à 76 personnes. Le groupe ZP est racheté, le 1er septembre 1993, par Carnaud Metalbox qui est lui-même repris en 1996 par l’américain « Crown Cork & Seal ». En 2005, ZP est intégré au groupe GCS (Global Closure Systems) issu d’une cession au français PAI Partners. Un nouvel atelier de 700 m² est opérationnel début 2007. L’usine, dirigée par Guy Deschamps pendant vingt ans, est managée depuis 2010 par Franck Cordier.

 

 

 

Organismes économiques Vichy

 

Annuaire de Vichy « VVA Développement »

 

Collectivités

 

CCI de Moulins - Délégation de Vichy : 5-15, rue Montaret à Vichy - Tél. 04 70 30 41 00

CCI de Montluçon - Antenne de Bellerive : 1 rue Branly - Tél. 04.70.59.17.55

Comité d’expansion (CEEA) dirigé par Jean-Pierre Baste depuis février 2014 - Tél. 04 70 46 84 10

Mairie de Vichy : Gabriel Maquin, maire adjoint, chargé des affaires économiques - Tél. 04 70 30 17 17

Vichy Val d’Allier Développement : Bruno Pinard-Legry, directeur - Place de Gaulle - Tél. 04 70 96.57.80

 

 

Associations-Clubs

 

DCF (Dirigeants commerciaux de France, créés en 1968) : Jean-Michel Marron (directeur Renault Bellerive) président 2015

CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) : François Duranthon, président (04 70 31 49 12)

JCE (Jeune Chambre Économique) qui élit « l’Auvergnat de l’année »

Femmes Chefs d’Entreprises, fondée à Vichy par Geneviève Rabineau.

 

 

Informations sur l’emploi et la création d’entreprise

 

ANPE : place Charles de Gaulle : place Charles de Gaulle à Vichy - Tél. 04 70 30 19 90

BIJ (Bureau Information Jeunesse) : 9, place de l’Hôtel-de-Ville à Vichy - Tél. 04 70 31 05 25

CIO-CDI (Centre de Documentation et d’Information) : 17, rue Callou à Vichy - Tél. 04 70 98 45 86

CCI de Moulins - Délégation de Vichy : 5-15, rue Montaret à Vichy -
Tél. 04 70 30 41 00 - Président : Jean-Michel Chavarochette

CCI de Montluçon-Gannat : 15 boulevard Carnot à Montluçon - Tél. 04.70.02.50.50 - Président : JP Lhospitalier

Chambre des Métiers (antenne de Vichy) : 13, rue Salignat à Vichy - Tél. 04 70 98 42 69

Comité d’Expansion économique (CEEA) : 12 cours A. France à Moulins - Tél. 04.70.46.84.10

VVA-Développement : installé, depuis le 17 mai 2016, dans les locaux de la CCI, 5-15rue Montaret
BP 52337 – 03203 Vichy Cedex – Tél. 04.70.30.41.70
(auparavant : locaux dans l’Hôtel d’agglomération de VVA - 9 place Charles-de-Gaulle)
Site internet de l’Agence www.vichy-economie.com
Courriel : vvadeveloppement@vichy-economie.com
Directeur depuis sa création en 1989 au 1er mars 2017 : Bruno Pinard-Legry
Directeur depuis le 1er mars 2017 :
Romain Chaber
Président : Alain Da Conceiçao, depuis mars 2014, à la suite de François Feldman

 

 

Presse : économie locale

 

La Montagne : quotidien - Agence de Vichy (rue Louis-Blanc) Tél. 04 70 30 11 11

La Semaine de l’Allier : tous les jeudis (siège à Moulins) - Jean-Baptiste Deberry pour Vichy (04 70 98 48 40)

Moulins-Vichy économique : mensuel de la Chambre de commerce de Moulins-Vichy

Reflets d’Allier : revue mensuelle du Conseil « général » de l’Allier (devenu « départemental » en 2015 !)

Massif central magazine : mensuel couvrant toute l’Auvergne et départements limitrophes

Modergnat (Clermont) : ce mensuel de Thomas Martin, a arrêté (hélas) ses publications l’été 2010

 

 

CCI de Moulins-Vichy

 

Petit historique

 

1898 (5 mai)

Création de la CCI à Moulins : Joseph Sorrel, premier président

1969

Antenne à Vichy ouverte à Vichy, 31 rue du Parc, sous la présidence de Jean Cluzel

1978 (26 juin)

Rachat par la CCI de l’ancien hôtel des Bains à Vichy, par le Président Jean Duranthon

1983

Installation complète de la Délégation de Vichy dans les locaux actuels de la rue Montaret

2017

La CCI de Moulins-Vichy est unifiée avec celle de Montluçon en CCI Allier

 

 

Les 12 Présidents de la CCI (depuis l’origine)

 

2017

Gilles DUBOISSET est élu président de la CCI Allier (Moulins-Vichy + Montluçon)
3 vice-présidents : Th. Miard (Montluçon), H. Gomot (Moulins) et Hervé Dubosq (Vichy)

2010-2017

Jean-Michel Chavarochette (Vichy) succède à Henri Legrand à la présidence de la CCI

Janvier 2001

Henri Legrand (de Moulins) succède à Jean Maslard, suite aux élections du 20/11/2000

1986-2000

Jean MASLARD, directeur de la Fonderie Peugeot de Sept-Fons, à Dompierre-sur-Besbre

1974-1986

Jean Duranthon, directeur des Teintureries Duranthon (seul vichyssois élu Président)

1968-1974

Jean Cluzel (qui sera ensuite président du Conseil général, sénateur et académicien)

 

 

1955-1968

Jacques Pligot (maire de Moulins de 1959 à 1971)

1949-1955

Louis Dumont, pâtissier-confiseur à Moulins

1945-1955

Henry Pestel, dépositaire en carburants à Moulins

1941-1945

Eugène Topenot, transporteur à Moulins

 

 

1930-1941

Léon-Jacques Fournier, marchand de bois à Moulins

1920-1930

Jean-Alexandre Darfour (maire de Moulins de 1912 à 1919)

1899-1920

Joseph Sorrel, maître-tanneur (maire de Moulins de 1892 à 1908)