« Napoléon III le provincial »

Livre Prix Napoléon III 2013
(lire au bas de ce fichier)

Alain Carteret

 

 

Hors Série n°2 du Magazine Napoléon III

Publié par Soteca le 13 juillet 2012

98 pages quadri - 210 illustrations

 

 

Napoléon III est le premier chef d’État à avoir sillonné la France, à la rencontre directe du peuple. Son intérêt réel pour les territoires, tous les territoires, même dans les coins les plus reculés du pays, s’est traduit par une modernisation sans pareil des villes et des campagnes.

 

L’histoire s’est souvent bornée à reconnaître l’embellissement de Paris, transformée en plus belle capitale du monde. Et encore le mérite en était-il attribué au baron Haussmann qui n’a été que son fidèle exécutant ! La métamorphose du « Paris de Napoléon III », couronnée par l’exposition universelle de 1867, mérite que les cendres de l’Empereur viennent un jour y reposer, précisément aux Invalides. Mais Paris a occulté tout ce qu’il a réalisé en province, dans la France profonde.

 

Il est temps de combler cette lacune. En effet, l’Empereur « de tous les Français » a dynamisé l’ensemble de la France (en 1865, la province comptait 36 millions d’habitants et Paris seulement 1,8 million) et laissé un patrimoine considérable. Plus de 200 illustrations en témoignent ici. La prospérité économique créée par le Second Empire a bénéficié à tous et partout.

 

 

Auteur

Alain Carteret, né à Vichy en 1946, licencié en droit et diplômé de Sciences-Po Paris, préside depuis 2004 l’association des Amis de Napoléon III de Vichy qui organise chaque année (fin avril ou début mai) depuis 2008 une Grande Fête Napoléon III de trois jours et célébrera en 2013 le 30e anniversaire de sa création le 16 avril 1983.

Historien de la ville de Vichy et du Second Empire, il a déjà publié trois ouvrages sur Napoléon III : Napoléon III bienfaiteur en 2003, Actes et paroles de Napoléon III (La Table Ronde) en 2008, et Vichy Cité Napoléon III en 2009.

Il nous convie dans cet album à une promenade dans les villes et résidences impériales du Second Empire, montrant que Napoléon III a été à la fois l’Empereur de la France moderne et l’Empereur de la France profonde.

 

 

Présentation

Cet album évoque d’abord les principaux voyages de Napoléon III en province, notamment en 1852 (la moitié sud de la France), 1858 (l’ouest avec la Bretagne) et 1860 (d’Annecy à Nice, et jusqu’à la Corse). On découvre à cette occasion l’immense popularité de l’Empereur et les transformations qui ont modernisé un grand nombre de villes sous le Second Empire.

 

Il offre ensuite un vaste panorama des « sites napoléoniens III » les plus marquants, avec de nombreuses illustrations d’époque et des photos d’aujourd’hui. Outre les grandes villes dites haussmanniennes (Lyon, Marseille et Bordeaux), les résidences impériales (Compiègne, Fontainebleau, Saint-Cloud, etc.) et les sanctuaires familiaux (Rueil, Saint-Leu et Ajaccio), sont développées ici les cités balnéaires (Arcachon, Biarritz et Deauville) et les stations thermales (notamment Plombières et Vichy) dont la création ou l’essor sont l’œuvre du Second Empire.

 

 

Introduction page 4

Les livres sur le Second Empire, infiniment moins nombreux que ceux ayant trait à Napoléon Ier, portent systématiquement sur la vie de Napoléon III, le déroulement chronologique des faits politiques de 1848 à 1870, et la biographie des principales personnalités (Eugénie, le Prince impérial, Morny, Haussmann, Lesseps, Offenbach). Les autres thèmes abordés, eux aussi, varient peu : coup d’État, Paris, guerres de Crimée, d’Italie, du Mexique et de 1870 (selon une tradition des historiens du Premier Empire qui se complaisent dans les batailles et les thèmes militaires). Sur la prospérité économique, principal apport du Second Empire, et sur les réformes sociales, grande innovation pour l’époque : trop peu d’ouvrages.

 

Il est un autre domaine où il n’existe rien de synthétique : les réalisations du Second Empire en province, sur les territoires de la France profonde. Napoléon III a été le premier chef d’État à aller à la rencontre du peuple. Il a sillonné constamment la France pour connaître et surtout satisfaire les besoins des populations : ses décisions étaient rapides et exécutées. Acclamé sans cesse lors de ses voyages, il a connu une popularité inouïe.

 

Certes, il existe quelques ouvrages d’historiens locaux, amateurs le plus souvent, qui retracent la vie de leur commune « au temps du Second Empire » ou « au temps de Napoléon III ». Mais aucun n’a tenté jusque-là de regrouper les principales modernisations (toujours présentes) opérées dans les différentes villes de France entre 1851 et 1870.

 

Bien sûr et malheureusement, il est impossible ici d’être exhaustif, tant les réalisations ont été nombreuses, partout. Le visage de l’ensemble de la France est durablement changé à cette époque. C’est pourquoi, les illustrations ont été privilégiées dans ce livre. Elles permettent de voir l’importance du patrimoine légué par Napoléon III, le premier à conduire une véritable « politique de désenclavement et d’aménagement du territoire ».

 

Et encore, est-il difficile d’appréhender par l’image le bien-être supérieur apporté aux populations par les mesures volontaristes et modernistes de Napoléon III. Dans le domaine des transports (réseau de chemin de fer, routes et voies urbaines), de la transmission des informations (postes et télégraphe) et de l’hygiène améliorant la vie de tous les jours (canalisations d’eau potable et égouts d’eaux usées).

 

Le Second Empire a été une véritable révolution. Révolution matérielle, mais aussi révolution démocratique : les institutions en place en 1870 sont très proches de la monarchie républicaine actuelle, la transmission héréditaire du pouvoir en moins.

 

 

Les quatre Napoléon
un jour réunis dans le même édifice ?

 

Conclusion page 97

Napoléon III promoteur de Napoléon Ier

Que répondre à ceux qui verraient d’un mauvais œil une « concurrence Napoléon III » faite à Napoléon Ier en le faisant entrer à son tour aux Invalides ? Ceci : sans Napoléon III, le mythe de Napoléon Ier se serait depuis longtemps essoufflé. Certes, sans Napoléon Ier, Napoléon III n’aurait pas existé. Mais c’est Napoléon III qui a prolongé et amplifié l’aura de Napoléon Ier, qui a relancé et pérennisé le souvenir du Premier Empire. Sans le dernier empereur, le Premier serait sans doute resté dans l’opinion au rang d’un génie militaire finalement vaincu à Waterloo.

 

Avant même son élection à la présidence en 1848, Napoléon III avait déjà commencé par ses livres (Des idées napoléoniennes, écrit à Londres en 1839) son œuvre obstinée de réhabilitation de son oncle. Une fois empereur, il n’omettait jamais dans ses discours de faire l’éloge de son oncle. En 1854, il crée une commission chargée de publier la correspondance de Napoléon Ier. Dès 1856, il renoue avec le 15 août (jour de naissance de l’Empereur) : fête nationale de la Saint Napoléon. Le 12 août 1857, il crée pour les soldats de l’Empire la médaille de Sainte-Hélène, sculptée par Désiré Albert Barre avec le profil de Napoléon Ier à l'avers.

 

Napoléon III a tout fait pour la famille Bonaparte

Napoléon III a tout fait pour la famille Bonaparte, même illégitime : comte Léon pensionné, Alexandre Walewski ministre, fils Patterson Bo accueilli. Sa fameuse réplique « Si, j’ai sa famille » à la remarque Vous n’avez rien de l’Empereur illustre sa fidélité à la mémoire du fondateur. Sans relâche, il a couvert d’honneurs et de faveurs son oncle le roi Jérôme (maréchal, gouverneur des Invalides, président du Sénat), son cousin Plon-Plon (pourtant républicain et anticlérical), les Murat, les Baciocchi, etc.

 

Napoléon III a vivifié l’image de la dynastie

Il a successivement racheté la maison Bonaparte d’Ajaccio en 1852, Longwood à Sainte-Hélène en 1858, le château de Malmaison en 1861. Il a fait restaurer l’église de Rueil et bâtir celle de Saint-Leu. Il a fait construire la chapelle impériale d’Ajaccio. Enfin, il a fait aménager par Visconti la crypte des Invalides pour Napoléon. Il l’a inaugurée lui-même le 2 avril 1861, en présence du Prince impérial.

 

Napoléon III aux Invalides ?

Après tout cela, comment oserait-t-on dénier à Napoléon III le droit de rejoindre son oncle sous le dôme de l’église Saint-Louis des Invalides ? Le retour des cendres aux Invalides offrirait une occasion unique de mieux faire connaître la vérité historique sur Napoléon III et le Second Empire. Les descendants de ce peuple de province, qui a ovationné Napoléon III et lui a apporté ses suffrages pendant 22 ans, doivent pouvoir aller lui rendre un légitime hommage dans la capitale qu’il a façonnée…

 

 

Église Saint-Louis des Invalides

 

 

Napoléon III le provincial

reçoit le « Prix Napoléon III 2013 »

le 30 novembre 2013 à Rueil-Malmaison

 

Le samedi 30 novembre 2013, la ville de Rueil-Malmaison a organisé, à la Médiathèque Jacques-Baumel, un colloque consacré aux deux « Empereurs bâtisseurs » et a décerné le Prix Napoléon III créé en 1981 à Biarritz par le maire Bernard Marie. Ce prix n’est pas octroyé chaque année, puisque en 2013 était la 19e en 33 ans. Le jury 2013, présidé par Jean des Cars, comprenait 9 autres spécialistes de l’histoire napoléonienne : le baron Gilbert Ameil (président des Amis de Napoléon III de Paris), Florence Austin-Montenay, Jacques-Olivier Boudon, David Chanteranne, Bernard Chevallier, Abel Douay, Dominique de Font-Réaulx, Adrien Goetz et Georges Poisson (déjà membre du premier jury en 1981 !).

 

David Chanteranne, Carole Berté, Jean des Cars, Alain Carteret, JO Boudon
Patrick Ollier (maire), Stève Sainlaude et le baron Gilbert Ameil
(masqués : Bernard Chevallier et Georges Poisson)

 

Patrick Ollier, maire de Rueil-Malmaison, a remis le Prix Napoléon III aux deux lauréats jugés « ex-aequo » : Alain Carteret et Stève Sainlaude. L’honneur est immense quand on relit la liste (ci-dessous) des prestigieux devanciers : les Académiciens Alain Decaux et Jean-Marie Rouart, Philippe Séguin dont le Louis-Napoléon le grand de 1990 a redoré l’image de Napoléon III auprès du grand public, les grands auteurs que furent Jean Autun et Louis Girard (le prédécesseur de Jean Tulard), les membres du jury Jean des Cars (président du jury) et Jacques-Olivier Boudon (président de l’Institut Napoléon). La plupart des lauréats sont venus en conférenciers à Vichy, comme récemment Jean Sagnes (le 26 janvier 2008), Pierre Pelissier (le 27 février 2010, avec son nouveau livre sur Mérimée) et le co-lauréat Stève Sainlaude (le 8 décembre 2012).

 

PRIX NAPOLÉON III

de 1981 à 2013

 

Année

Auteur

Titre

1981

Robert AGERON

De l'Algérie Algérienne de Napoléon III à de Gaulle

1982

Alain DECAUX

Pour l'ensemble de son œuvre sur le Second Empire

1983

Claude DUFRESNE

Morny, l’homme du Second Empire (Perrin)

1984

Jean AUTIN

Les frères Pereire - Le bonheur d'entreprendre (Perrin)

1985

Colonel WILLING

L'armée de Napoléon III

1986

Pierre PELISSIER

Émile de Girardin, Prince de la presse

1987

Louis GIRARD

Napoléon III (Fayard 1986)

1988

Inès MURAT

La IIe République III (Fayard 1987)

1989

Jean des CARS

La Princesse Mathilde (Perrin 1988)

1990

Stéph. AUDOIN ROUZEAU

1870 : la France dans la guerre

1991

Philippe SÉGUIN

Louis-Napoléon le Grand (Grasset 1990)

1992

Frédéric BARBIER

La dynastie des Fould (A. Colin 1991)

1993

Françoise WAGENER

La Reine Hortense (JC Lattès 1992)

1996

Jean-Marie ROUART

Morny, un voluptueux au pouvoir (Gallimard 1995)

2001

Jean-Jacques LEFRERE

1er Prix « Arthur Rimbaud

 

Robert LAMOUCHE

2e Prix « 1840-1846, le prisonnier du fort de Ham

2003

Jacques-Olivier BOUDON

Paris capitale religieuse sous le Second Empire (Cerf 2001)

2005

Jean Claude YON

Le Second Empire : Politique - Société - Culture (A. Colin)

2007

Jean SAGNES

Les racines du socialisme de Louis Napoléon Bonaparte

2013
(Rueil)

Alain CARTERET
Stève SAINLAUDE

Napoléon III le Provincial (album La France du Second Empire)
La Guerre de Sécession (en 2 volumes)

 

 

Où se procurer le livre (retiré en janvier 2013) ?

Il peut être aussi commandé (14,90 €) à l’éditeur SOTECA :
Soteca - « Service abonnements »
BP 220 - 92212 Saint-Cloud Cedex.

Vente aussi sur internet : www.hommell-magazines.com