Alain CARTERET

 

Livre publié le 4 novembre 2010
104 pages et 364 illustrations
Quadri : papier couché 170 g
Format 21 x 27 cm
Imprimerie Vidal (Vichy)

 

 

Commande
à adresser directement à l’auteur - éditeur :

Alain Carteret
36 rue de la Viala
03300 Creuzier-le-Vieux

Tél. 04 70 31 80 67
Mail : a.carteret@wanadoo.fr

Prix
Envoi à réception d’un chèque de 26 euros
(Prix public : 22 € + Frais d’envoi 4 €)

 

 

Table des matières

 

Couves

2.  Les années noires 1940-1944 (dates essentielles)

3.  Les heures glorieuses de Vichy (par années)

Page 3

Présentation : le régime de « l’État français »

Page 4

Plan de Vichy 1941

5 à 12

La débâcle (mai-juin 1940)

13 à 22

Pourquoi à Vichy en juillet 1940 ? Les multiples atouts de la ville…

23 à 30

Pleins pouvoirs à Philippe Pétain (le vote du 10 juillet 1940)

31 à 42

L’État Français s’installe (11 juillet 1940 - 14 décembre 1942)

43 à 54

Le culte du Maréchal (nombreuses reproductions d’affiches)

55 à 66

Pétain : Bouclier ou traître ? (1940 à novembre 1942)

67 à 78

Fin du régime : enlèvement (1944) et procès Pétain (1945)

79 à 84

Que de livres sur Pétain et « Vichy » (références : couvertures)

85 à 92

§         Un amalgame historiquement inexact

§         Comment faire cesser cet amalgame ?

93 à 104

Le « vrai » Vichy (aujourd’hui) :

1/  Cité Napoléon III : la plus typique du Second Empire

2/  Capitale des Sports

3/  Terre de Loisirs

 

Un amalgame historiquement inexact

 

L’expression « Régime de Vichy » est un langage courant « inacceptable »

 

  1. Vichy investie de force : la ville n’a rien demandé (victime des événements, de la guerre, de la débâcle)
  2. Vichy victime de ses succès : choisie pour sa capacité hôtelière, son central téléphonique + multiples autres atouts
  3. Vichy maintenue par l’Allemagne : Hitler a refusé le transfert (demandé par Pétain) à Paris et Versailles

 

  1. Vichy totalement occupée (avec Gestapo) à partir du 11 novembre 1942 (invasion de la zone libre)
  2. Vichy non décisionnaire : vrais centres ailleurs, à Berlin (France vaincue sous botte nazie) et Paris (Abetz)
  3. Ville irréprochable : la mairie (maire PV Léger) a n’a pas collaboré
  4. Vichy résistante : a été le centre de résistance (renseignements, administration) le plus efficace de France
  5. Vichy sinistrée : encore victime à la Libération, avec un parc hôtelier saccagé, un patrimoine endommagé !

 

 

 

Quatrième (dos) de couverture

 

1940-2010 : voilà 70 ans que cela dure !

 

Les médias, les hommes politiques et même les historiens ne peuvent s’empêcher de dire Le régime de Vichy - et pire que tout : « Vichy » tout court - pour désigner le gouvernement du maréchal Pétain qui, entre le 10 juillet 1940 et le 20 août 1944, était à la tête de l’État français (son intitulé officiel) ! Cette facilité de langage est inacceptable.

 

Le nom de la ville de Vichy est ainsi sans cesse traîné dans la boue, toujours employé de manière inexacte et dans sa connotation la plus négative : la ville est quasiment assimilée au fascisme. C’est une véritable injure à l’encontre de ses habitants qui ont été, et sont encore, les premières victimes de l’installation, de force, du gouvernement dans leur ville, en raison de ses atouts logistiques.

 

À l’heure où les stigmatisations sont partout condamnées, il est temps de rappeler la réalité historique pour mettre fin à cet amalgame déshonorant entre une ville et un régime.

 

Vichy, une des plus belles villes de France, a droit à un minimum d’objectivité et de respect.

 

 

Présentation (page 3)

 

Le régime de l’État français

 

« Ainsi s’acheva la IIIe République », telle est la dernière ligne de la plaque apposée en 1988 à Vichy, à l’entrée du théâtre-Opéra du Casino, pour rappeler le refus de 80 parlementaires de voter les pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain le mercredi 10 juillet 1940.

 

La IIIe République était née d’une émeute profitant de la bataille perdue par Napoléon III à Sedan le 1er septembre 1870. Après avoir tenu 70 ans - un record - en dépit d’une instabilité ministérielle chronique et d’une multitude de scandales, elle se saborde ainsi à l’issue du désastre militaire de mai-juin 1940.

 

Capitale provisoire de l’État français, la ville de Vichy va demeurer le siège du régime jusqu’au 20 août 1944. Pourtant, dès l’invasion de la zone dite libre le 11 novembre 1942, le régime n’a même plus un semblant d’indépendance. Il est entièrement sous la botte et sous la menace de l’occupant qui le dirige de fait depuis Berlin et Paris. L’État français n’est plus alors qu’un État fantoche, un État satellite de l’Allemagne nazie.

 

Malgré cela, depuis cette époque, les livres d’histoire, les hommes politiques, les journalistes se complaisent à n’utiliser que les termes « Vichy » ou « Régime de Vichy » pour désigner cet État Français de la dramatique période 1940-1944. Si le raccourci est peut-être commode, c’est du jamais vu en France qu’une ville soit prise pour nom d’un régime. Une véritable prise en otage, en contradiction avec le plus élémentaire droit et respect des villes comme il y a des droits de l’homme. Surtout quand ce nom n’est évoqué qu’en synonyme négatif de fascisme, de collaboration, de régime autoritaire et antisémite !

 

Il est temps de faire prendre conscience à tous du caractère injuste et scandaleux de cette assimilation. Il est grand temps, 70 ans après les faits, de faire cesser cet amalgame.

 

Ce sous-entendu « Vichy = Fascisme » est devenu de plus en plus intolérable à tous ceux qui vivent dans cette charmante cité, longtemps parée du titre de « Reine des villes d’eaux », et, qui plus est, ville de France la plus connue dans le monde après Paris.

 

C’est dans cet esprit qu’un Vichyssois passionné par le patrimoine splendide légué par Napoléon III et la Belle Époque et par l’intense vie culturelle et sportive de la cité, se sent le devoir d’élever un cri d’alarme, sans pour autant ignorer ce sombre passé, rappelé ici par de multiples images, mais sans complexe et, surtout, sans aucun sentiment de culpabilité.

 

 

Page 90

 

« AGIR » : faire condamner en justice l’emploi de l’expression

 

L’utilisation abusive du nom de ville Vichy en synonyme négatif de « fascisme » mérite une action systématique en justice. (…)

 

Face à la persistance de cette amalgame désastreux, ne serait-il pas temps de réagir devant les prétoires ? Saisie par la municipalité de Vichy, la Justice ne pourrait aujourd’hui faire autrement que de reconnaître le bon droit de la ville. Elle serait bien obligée d’admettre que traiter ouvertement une ville innocente de « fascisme » est un délit, un acte répréhensible demandant réparation. Même si l’auteur le fait sans intention apparente de nuire. (…)

 

Maintenant, on est, fort justement, condamné en France si l’on emploie des termes péjoratifs pour caractériser une personne différente par sa race (bicot, nègre)  ou sa religion (Youpin, etc.). Même sans mauvaise intention, le préjudice est jugé suffisamment établi.

 

Le préfet Paul Girot de Langlade n’a-t-il pas été condamné à 1.500 euros d’amende et à sa mise à la retraite pour injure raciste, s’étant seulement écrié le 29 juillet 2009 « On se croirait en Afrique ici ! », devant une pagaille monstre aux guichets d’Orly ? De même, il est pris grand soin de modifier les intitulés des professions manuelles pour ne pas rabaisser ou vexer certaines catégories sociales.

 

Et l’on pourrait continuer à traîner impunément dans la boue une collectivité territoriale, de surcroît une des plus belles villes de l’hexagone et une des plus réputées de France à l’étranger?

 

 

 

L’Hôtel du Parc en 2010 (résidence privée)